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Les repères de l’Histoire : La Commune de Paris

14 mai 2004

Le peuple de Paris a dressé des barricades...

... et a abattu un monument à la gloire de la guerre, la colonne Vendôme.

Diffusé le 8 mai dernier sur France 5, ce film d’environ une heure passe malheureusement à une heure tardive. Alors si vous ne pouvez pas veiller et si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à programmer votre magnétoscope, cela en vaut la peine.
La Commune de Paris reste une page méconnue de l’Histoire. Illustré par des images d’archives, ce film revient sur les dates clés et les principaux acteurs de ce gouvernement insurrectionnel ouvrier du printemps 1871.
Alain Dalotel, historien et spécialiste de la Commune, raconte cet épisode décisif des luttes des travailleurs. Avec lui, défilent les moments marquants de ce gouvernement révolutionnaire.
À l’origine de ce dernier : l’échec cuisant de l’armée de Napoléon III dans la guerre contre les Prussiens et la déchéance de son empire en septembre 1870. Les républicains de Paris se saisissent alors du pouvoir et proclament la IIIe République.
Mais la guerre se poursuit et les Prussiens atteignent Paris le 19 septembre. Le siège dure 138 jours. L’armistice est signé à Versailles le 28 janvier 1871. Les députés, en majorité royalistes, approuvent les conditions de paix imposées par la Prusse. Les radicaux et socialistes refusent, quant à eux, les termes de la capitulation qu’ils jugent humiliants.
Dans ce contexte de colère, la population de Paris se soulève les 17 et 18 mars, c’est le début de la Commune. Le gouvernement fuit à Versailles. Les révolutionnaires établissent alors un pouvoir prolétaire : le comité central de la garde nationale. Le 26 mars, se tiennent les élections du Conseil municipal.
Parallèlement, les clubs révolutionnaires se multiplient. Les femmes participent activement aux réunions. Le gouvernement de la Commune proclamé le 28 mars dure 79 jours. Il instaure de nombreuses mesures favorables aux ouvriers, mais aussi la remise des loyers, la séparation de l’Église et de l’État...
En avril, l’armée versaillaise aux ordres des dominants de l’époque encercle et bombarde la capitale pour l’envahir en mai. La Semaine sanglante, du 21 au 28 mai, entraîne la défaite des insurgés. Les rescapés des exécutions sommaires incendient les bâtiments publics et assassinent leurs otages royalistes.
Des dessins attestent cette violence exceptionnelle qui faisait rage dans les rues barricadées de Paris. Au-delà des 25.000 à 30.000 massacrés (dont femmes et enfants), 36.000 prisonniers, des milliers de personnes sont déportées en Nouvelle-Calédonie. Mais cet épisode de l’Histoire a influencé les luttes futures, comme le rappelait Victor Hugo : "Le cadavre est à terre, mais l’idée est debout".


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Thalassa

Ce soir, Thalassa croise des routes maritimes et des destins exemplaires. Parmi ces dernier, celui de Bernard Moitessier. En 1968, à bord de “Joshua”, il participe à la première course autour du monde, en solitaire et sans escale. Mais, alors qu’il est en tête, il renonce à couper la ligne d’arrivée, abandonne la course, et entame, toujours sans escale, un nouveau tour du monde. Une décision insensée. Pourtant, il ne cherchait ni à battre un record ni à devenir un héros. Simplement la mer l’avait changé. Après dix mois de navigation son périple s’arrêtera en Polynésie, où il choisira de vivre... Cette longue navigation autour du monde, donnera l’un des plus beaux livres de mer jamais écrit : “La Longue Route”.


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