L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Société et culture
Une étude de l’ODR sur les mariages et ses motivations
27 décembre 2003

Dans le 47ème numéro de sa collection ’Document’, l’Observatoire du développement de La Réunion (ODR) a fait un sondage sur les mariages réunionnais. Une synthèse de son étude, disponible à l’ODR [1]
et en librairie, a été communiquée à la presse. Nous en publions quelques extraits.
Dans un contexte de chute de la nuptialité, ce sont chaque année plus de 3.000 couples qui se marient à La Réunion. L’ODR s’est intéressé aux motivations de ces couples qui décident de passer devant Monsieur le maire, à travers une enquête auprès de 511 couples de futurs mariés.
Selon l’ODR, la situation économique des couples s’est nettement améliorée entre 1990 et 2003. Les couples sont de mieux en mieux formés : 20% des couples sont composés d’un homme et d’une femme ayant chacun un diplôme supérieur au baccalauréat. Ils sont également l’un et l’autre, plus souvent dans des emplois stables, constat particulièrement vrai pour la femme.
Couple et société : des rapports ambivalents
D’une façon générale, le mariage est célébré devant la loi, devant Dieu et devant les hommes. Bien que non obligatoire, l’ODR constate que le mariage religieux est encore très présent. Plus d’un couple sur deux estime que cette célébration est importante, et plus de 60% de ceux qui ont choisi un mariage religieux pensent que c’est l’engagement devant Dieu qui est le plus important.
La fête après le mariage semble encore l’élément le plus incontournable : 94,1% des couples interrogés organisent une réception après leur union, réception à laquelle seront conviées entre 100 et 200 personnes (30,6% des cas).
Le mariage est un événement important, préparé de longue date (entre 6 mois et 1 an dans 36,7% des cas), dont le budget moyen n’excède pas 10.000 euros (56,7%) et supporté financièrement par les mariés (78% des cas), avec le soutien de leur familles respectives (dans plus d’un cas sur deux).
Malgré cette recherche de reconnaissance publique, l’ODR constate, à l’analyse des réponses formulées, que les conditions de succès du mariage passe avant tout par un recentrage sur le couple intime : dans plus de 9 cas sur 10, les deux valeurs jugées comme fondamentales pour la réussite d’un mariage sont la fidélité et le respect mutuel.
D’ailleurs, le plus souvent, le mariage est conçu comme un engagement de couple (34,2%) et comme la concrétisation d’une union (33%).
Une institution entre tradition et modernité
De plus en plus de couples aujourd’hui s’accordent une période de réflexion avant de s’engager dans le mariage : 57,9% des couples rencontrés dans le cadre de l’enquête de l’ODR vivent ensemble au moment du mariage.
S’installer sous le même toit constitue réellement pour ces couples une phase d’apprentissage, puisque 34,5% d’entre eux déclarent que c’est pour mieux se connaître qu’ils ont décidé de vivre ensemble, et 26,6% d’entre eux le font par amour. Cette cohabitation arrive en moyenne 2,4 ans après la rencontre initiale.
Les couples ont également de plus en plus souvent des enfants ensemble avant le mariage (un couple sur trois), ce qui influence leur décision de se marier dans 57,5% des cas. D’une façon plus générale, les futurs époux estiment que le mariage constitue un cadre familial stable pour les enfants et 44,4% des couples continuent de penser que le mariage est indispensable pour former une famille.
Selon l’ODR, les traditions se maintiennent malgré des adaptations aux contraintes de la vie moderne. Sur la forme, l’entrée dans le processus d’un mariage respecte encore certains usages :
- dans près de 43% des cas, c’est le jeune homme qui propose à la jeune femme le mariage ;
- dans un cas sur deux, il a dû demander la main de sa future femme (par une pure tradition dans 38% des cas),
- et enfin, un couple sur deux s’est fiancé, essentiellement par tradition (35,5% des cas).
L’ODR constate toutefois que ces usages servent souvent à officialiser les choses pour les futurs époux dont la mise en couple est restée discrète, essentiellement ceux qui ne vivent pas ensemble.
Pour ce qui est du du fond, le mariage apparaît encore de nos jours comme un mode de vie idéalement souhaité, parce qu’il est à la fois conçu comme un engagement amoureux et à vie.
Typologie des trajectoires vers le mariage
À travers une analyse des trajectoires, l’ODR a mis en évidence quatre parcours de jeunes couples, de la rencontre jusqu’au mariage :
• L’union de fait (29,1%)
Elle concerne les couples vivant sous le même toit et ayant des enfants. Ils ont une approche pragmatique du couple, le mariage consacrant plus la vie de famille qu’il ne l’initie. Ils arrivent tardivement au mariage, après une histoire de plus de 10 ans, la cohabitation et les naissances retardant certainement cet événement, symbole de la concrétisation de leur union.
• Le mariage après essai (28,8%)
Les couples de ce groupe vivent déjà ensemble mais n’ont pas encore d’enfants. Mieux formés que les autres couples, accédant à des fonctions d’encadrement souvent, ils sont peut-être également les plus "contemporains" dans leur approche du mariage : signature d’un contrat de mariage (19,7% contre 14% en moyenne), pas de mariage religieux (29,3% des cas) qu’ils ne jugent pas important, fête plus intime (moins de 100 personnes dans 27,5% des cas). En revanche, du point de vue conceptuel, le mariage est indispensable pour former une famille car il propose un cadre stable.
• Le grand saut (27,6%)
Pour ces couples, le mariage constitue l’occasion de passer directement de la maison des parents au domicile conjugal. Ces époux sont plus jeunes que la moyenne et trouvent dans le mariage un moyen de rendre officiel leur engagement. Dans le même temps, leur décision est également dictée par des convictions religieuses très prononcées et des traditions bien présentes.
• Une décohabitation partielle (14,5%)
Ce sont des couples dont au moins l’un des deux membres a quitté le domicile de ses parents et connu une décohabitation. Ces couples sont également très bien formés et dans des situations professionnelles stables. Ils se sont rencontrés tardivement, par rapport aux autres groupes, et se décident plus rapidement que les autres pour le mariage qui est, pour eux, une façon de s’engager vis-à-vis de leur partenaire.
Le mariage contemporain est finalement à la croisée des chemins, tiraillé entre un besoin fort de reconnaissance publique et une nécessité quasi-impérative d’un recentrage sur le couple intime, entre d’une part, des traditions d’ordre romantique et d’autre part, par une modernité d’ordre pratique.
La typologie a mis en évidence des trajectoires de couples et de conceptions du mariage très différentes. Les oppositions les plus marquées sont à chercher entre les couples testant le mariage après essai, qui ont l’approche la plus récente du mariage et les couples faisant le grand saut, beaucoup plus traditionnels et surtout plus religieux. Cette opposition fait apparaître nettement le rôle encore très important que joue la religion dans le mariage.
| Pourquoi avoir choisi un mariage religieux ? |
|---|
| L’ODR publie ici quelques chiffres sur les motivations des couples à vouloir se marier devant Dieu. Voici les réponses des 511 futurs mariés interrogés :
- pour faire comme les autres : 0,2% - pour faire plaisir aux parents : 2,9% - parce que c’est beau une cérémonie religieuse : 8,3% - parce que c’est la tradition : 14,1% - parce que vous êtes très croyant : 14,6% - parce que c’est l’engagement devant Dieu qui est le plus important : 62,4% |
| Représentation du mariage |
|---|
| Pour les 511 futurs mariés questionnés, le mariage symbolise :
- une formalité administrative : 3,2% - la reconnaissance du couple par la société : 7,1% - une union devant Dieu : 23,1% - l’engagement de toute une vie : 80,8% Les motivations qui conduisent au mariage confirment cette conception : ces jeunes couples se marient avant tout par amour (35,2% des réponses) et par envie de s’engager (34,1%). |
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
In kozman pou la rout
Malgré l’argent abondant transféré par la France : il manque plus de 50000 logements sociaux
Conseil communautaire du 10 juin 2026
Mobilisation de l’intersyndicale
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture