Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Social
Hier à Saint-Denis, union et détermination
11 juin 2003

Plus de vingt mille personnes ont manifesté hier dans les rues de Saint-Denis à l’appel de l’Intersyndicale CGTR - FO - FSU - UNSA - SGEN-CFDT, de la Coordination départementale de l’Éducation nationale et du Collectif Emplois en Danger. Elles ont exprimé - dans l’union et dans la diversité de leurs appartenances sociales - leur détermination à lutter contre l’injustice des réformes gouvernementales en matière de décentralisation dans l’Éducation nationale et de retraites.
La puissance et la composition de la foule présente à cette manifestation montrent que la prise de conscience grandit dans la population réunionnaise : les attaques du gouvernement libéral de Jean-Pierre Raffarin contre les services publics et contre le droit à la retraite concernent bel et bien tout le monde, toute la société. C’est donc toute la société qui doit se rassembler dans la solidarité et se mobiliser pour la prise en compte par Paris de ses besoins prioritaires et de ses intérêts essentiels.
Cette prise de conscience et cette volonté de lutter ensemble vont grandir chez les salariés de la fonction publique, du secteur privé et les personnes sans emploi ou en emploi précaire. En effet, tous les Réunionnais vont comprendre qu’ils seront touchés par les réformes citées plus haut mais aussi par la création du RMA à la place du RMI et bientôt par la remise en cause de l’assurance maladie. La lutte n’est donc pas terminée.
En France, travailleurs du publics et du privé ont formé des cortèges impressionnants : entre 440.000 et 1 million 500.000 personnes selon les estimations alors que le gouvernement présentait son texte de réforme des retraites aux députés. Dans l’Éducation nationale, même si des avancées ont été obtenues le conflit n’est pas terminé. Dans plusieurs secteurs, des appels à la grève ont été lancés pour demain.
Mais la priorité des priorités à La Réunion c’est de trouver une solution pour les 600 aides-éducateurs qui vont perdre leur emploi à la fin de ce mois et pour les milliers d’autres emplois-jeunes. Hier, une des deux grévistes de la faim a dû être hospitalisée en urgence, tandis que l’état de santé de sa camarade semblait s’aggraver. Une réunion à la préfecture entre les représentant du Collectif Emplois en danger et le représentant de l’État n’a rien donnée. La lutte courageuse se poursuit, elle bénéficie de nombreux soutiens.
Courrier des lecteurs
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