Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Culture
Kabar Pok Pok avec Christian Jalma à la médiathèque Benoîte Boulard du Port
6 mai 2003

À l’occasion de la sortie du disque-événement "pok pok" de Christian Jalma, dans un essai constituant sa sixième version, un kabar a rempli vendredi dernier la salle audio-visuelle de la médiathèque Benoîte Boulard du Port, pour la quatrième fois en un an.
« Les gens m’appellent maintenant pour me demander s’ils peuvent occuper la salle », constatait la directrice des lieux, Dominique Enjalbert, ravie de voir la structure s’animer jusqu’à vivre une vie indépendante.
Le kabar était plutôt du genre improvisé, avec toute la ferveur correspondante, et le bouche à oreille avait fonctionné autant entre les artistes que parmi le public.
Autour de Christian Jalma et d’Antoine Duvignaux, de l’association Lerka (ex-Jeumon Arts plastiques) qui accompagne cet auteur depuis 1998, beaucoup de jeunes poètes s’étaient donné le mot. David Boileau, Évelyne Lafable et Christophe Fruteau - ce dernier, chanteur du groupe "Verzonroots" qui se produit vendredi soir dans la salle multimédia de l’ILOI [1], au Port, a livré quelques fulgurances poétiques de la dernière génération reggae. Diop Mao a lu des poèmes de Pouchkine, Léon Gontran Damase et le texte d’un poète africain contemporain.
Les "anciens" étaient là eux aussi, à l’instar de Patrice Treuthardt, maître des kabar, Nono - l’ombre-pilote de Christian Jalma - ou encore Alex Mithra et Dominique Carrère, dont les voix accompagnent celle de l’auteur dans le "collector" présenté vendredi. Nathalie Natiembé aussi était là, en chair et en os et en pok pok…
Christian Jalma, dit Pink Floyd, avait sorti sa guitare - celle dont il a appris à tirer des sons avec Alain Peters, à l’époque où les deux poètes dionysiens partageaient la même "galère" dans des travées parallèles. Alain Peters a habité chez Jalma pendant deux ans, à l’époque où il a écrit les textes de "Manzé pou lo kèr", selon ce qu’a rapporté Pink Floyd. « Alain Peters la pi la. Mé amoin mon po lé dir », devait dire Christian Jalma en souvenir de son dalon d’infortune.
Cette nouvelle version de "pok pok" a été distribuée aux amis présents et quelques exemplaires ont été tirés au sort et offerts au public.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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