« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Ce soir sur Tempo à 20 heures : Thalassa
16 avril 2004

Thalassa nous emmène sous les tropiques menacés. Gros plan sur les Garifunas du Honduras...
o Des Indiens révoltés
Georges Pernoud, fidèle au thème de la mer, fait quelques détours par les tropiques. Et dans un troisième sujet, c’est sur les problèmes de survie des Indiens Garifunas du Honduras que Thalassa se penche. C’est au XVIIème siècle que les premiers Garifunas posent le pied sur le Honduras. Transportés sur des bateaux négriers en provenance d’Afrique de l’Ouest, les esclaves devaient servir pour travailler dans les plantations et les mines. Venant du Bénin, trois bateaux font naufrage et sont poussés par la tempête jusqu’à l’île de Saint-Vincent. Alors peuplée par des Indiens Caraïbes, l’île les accueille en amis. C’est au XVIIIème siècle que la communauté noire sera envahie par les Anglais. Après d’intenses combats, 5.000 Garifunas sont déportés de l’île. La moitié ne survivra pas au voyage. Aujourd’hui, les Garifunas sont répartis sur les côtés du Belize, du Guatemala et en majorité au Honduras.
Les trois journalistes Claudine Letourneur, Yvon Bodin et François Devaux se sont rendus sur l’île de Roatan. Ils y ont rencontré des familles qui vivent dans une extrême pauvreté, et que l’État cherche à tout prix à exproprier de leurs terres, pour construire des complexes de masse. Les Indiens Garifunas se voient peu à peu encerclés par un tourisme dévastateur et par la construction de routes, financées par les États-Unis, pour transporter les matières premières comme le pétrole. Les routes passent au beau milieu de villages sans aucune concertation ni autorisation. Pour cause "d’adaptation aux réalités", les Garifunas devraient renoncer à leur culture, à leur mode de vie ancestral, à leurs terres. Les journalistes ont rencontré une femme Garifuna, Gregoria Flores, qui se bat pour empêcher ces projets "qui vont contre mon peuple". Organisés autour d’une association politique qui propose des alternatives au tourisme de masse, comme l’éco-tourisme, les Garifunas tentent de se rassembler et de se battre pour ce qui leur revient de droit. Un très beau reportage qui ne laisse pas indifférent.
o Les exilés de Corail
Février 2004, dans la baie des Cayémites, au Sud d’Haïti. Loin des manifestations qui secouent Port-au-Prince, la priorité ici est de trouver de quoi manger. Sur cette côte, le poisson est la seule ressource. Faute de bateau à moteur, les hommes se sont installés sur des îlots de sable, le plus près possible de leur zone de pêche, sans eau ni aucun moyen de communiquer avec la Grande Terre. Hormis le poisson et du charbon de bois, tout arrive de Port-au-Prince...
Un reportage de Sandrine Léonardelli et Georges Pinol.
o Les ouragans du delta
Les “prairies tremblantes”, comme on appelle ici les marais de la zone côtière de la Louisiane, disparaissent, avalées par le golfe du Mexique. Elles sont pourtant l’unique barrière contre les ouragans qui frappent régulièrement cette région, plus que les digues construites pour dompter le Mississippi...
Un reportage de Catherine Monsajon et Patrick Boileau.
Paul Vergès : 2016-2026
In kozman pou la rout
Étude de l’IEDOM
Mieux récupérer l’eau de pluie, entretenir et moderniser forages et canalisations
Exemple inspirant pour La Réunion
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence