L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
“Secrets d’actualité” à 21 heures 15 sur Antenne Réunion
31 janvier 2005

(Page 14)
Le 30 avril 2004, Michael Jackson est mis en examen par la justice américaine pour une dizaine de chefs d’inculpation. Ce soir, en regardant "Secrets d’actualité", il faudra garder à l’esprit que tout mis en examen est présumé innocent.
Il sera intéressant aussi de revenir sur cette affaire qui défraye la chronique à l’échelon de la planète. On verra comment dans "Secrets d’actualité" Laurent Delahousse va décrypter cette affaire nauséabonde. La coïncidence fait que cette émission est programmée chez nous alors que vient de débuter le procès de la star. Voilà donc une occasion de se faire une idée des supposées mœurs de Bambi.
Si cette affaire jette l’opprobre sur une partie du monde du show-business américain, le fait marquant de ce procès sera sans aucun doute la reconstitution des débats au jour le jour. Les caméras étant interdites, une chaîne de télévision américaine, en association avec une chaîne britannique, proposera aux téléspectateurs des reconstitutions du procès cinq jours par semaine. Des acteurs rejoueront les scènes en s’appuyant sur les retranscriptions des audiences.
Ce programme sera diffusé dans une cinquantaine de pays dont l’Italie, la France, l’Allemagne ou encore l’Australie... On savait que les États-Unis ne pouvaient rendre justice sans une pointe de spectacle, mais de là à mettre en scène un procès essentiel pour la lutte contre la pédophilie, nul n’aurait pu l’imaginer. Les sommets de l’insupportable sont en passe d’être atteints. Les mœurs nord-américaines ont parfois le don de nous amener à avoir le cœur aux bords des lèvres.
Ph. T .
À 20 heures 45 sur Canalsat, Ciné Émotion
"Bloody Sunday"
Drame historique anglo-irlandais (2002) de Paul Greengrass, avec James Nesbitt, Allan Gildea. Bloody Sunday a reçu l’Ours d’Or à Berlin en 2002, ex-æquo avec le Voyage de Chihiro
Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, Ivan Cooper est l’organisateur d’une marche pacifique pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants, farouchement déterminés à éviter toute violence entre les différents protagonistes. La manifestation se transforme en émeute, treize personnes sont tuées par l’armée.
Cette journée, désormais inscrite dans l’histoire sous le nom de “Bloody Sunday” (dimanche sanglant), marque le début de la guerre civile. Ce film nous replonge dans les affres du conflit anglo-irlandais, qui semble ne pas avoir de fin.
A l’aube de notre 21ème siècle, il est aisé de penser que bien des protagonistes du conflit, en ont oublié les causes réelles. Pour mieux nous imprégner du film, il est bon de faire un petit retour sur l’histoire. L’invasion de l’Irlande par les Anglo-normands en 1170 a conduit à des siècles de luttes.
Au début du 17ème siècle, débute un large mouvement de colonisation du nord, venant d’Écosse et d’Angleterre. Après ses défaites, l’Irlande est soumise, au règne et au contrôle anglais. L’union législative de la Grande-Bretagne et de l’Irlande est complétée le 1er janvier 1801 par l’Acte d’Union sous le nom de "Royaume-Uni". Une république d’Irlande s’autoproclame à Dublin en 1916, elle est approuvée en 1919 par le parlement, lui aussi auto-déclaré. Le traité anglo-irlandais de 1921, négocié entre les représentants de Grande-Bretagne, établit l’État Libre Irlandais qui devient une République après la seconde Guerre mondiale. Cependant, six comtés du Nord, majoritairement protestants, choisissent de rester dans le Royaume-Uni.
Dans ce film, il n’est pas rare de voir le réalisateur Paul Greengrass, flirter quelque peu avec le style documentaire, doit on s’en plaindre ? Le réalisateur de "Bloody Sunday" tente ici, une reconstitution aussi fidèle que possible de cet événement tragique qui endeuille la communauté catholique d’Irlande du Nord et fait basculer le conflit qui les oppose aux protestants en une véritable guerre civile.
Le réalisateur a voulu que le film soit une coproduction anglo-irlandaise pensant ainsi garantir une vision impartiale de l’histoire. A la fin du film, on a le sentiment que le travail de mémoire a été effectué, mais la réalité reste marquée à jamais. Le dimanche sanglant a fait treize innocentes victimes, dont les bourreaux n’ont jamais été inquiétés par la justice. Les responsables du massacre ont même été décorés par la Reine Elizabeth quelques années plus tard.
N’oublions pas qu’en France aussi il y a eu "Bloody Sunday" : le 5 octobre 1961, le préfet de police de Paris, Maurice Papon, instaure un couvre-feu obligeant les Algériens à rester cloîtrés chez eux dès 20 heures 30. Les bistrots tenus par des FMA (Français Musulmans d’Algérie) doivent baisser rideau à 19 heures. Cette mesure discriminatoire ouvre une chasse au faciès.
La fédération de France du FLN décide alors d’organiser une manifestation de protestation le 17 octobre. Des dizaines de milliers d’Algériens sortent de leurs bidonvilles pour investir les grands boulevards parisiens et manifester pacifiquement. Maurice Papon lui-même laisse entendre que la police avait carte blanche. Elle ne s’en privera pas ! Des dizaines, voire des centaines de morts (faute de véritable enquête, on ne le saura jamais) sont dénombrées, des corps sont repêchés dans la Seine en aval de Paris.
Quand la France fera-t-elle son travail de mémoire sur ce crime ?
Ph. T .
À vos magnétoscopes
À 20 heures 05 sur Tempo
"Le signe de Zorro"
Film de Rouben Mamoulian (1940, noir et blanc, VF). Avec : Tyrone Power, Linda Darnell.
L’une des meilleures versions des aventures de Zorro, d’après le roman de Johnston McCulley, qui donna naissance au mythe du justicier masqué.
Après un séjour en Espagne où il s’est fait connaître comme la meilleure épée de Madrid, le jeune aristocrate Don Diego de la Véga revient dans sa ville natale de Los Angeles. Son père vient de se faire déposséder de son titre de gouverneur par Don Luis Quintero, un tyran qui terrorise la région avec l’aide du capitaine Esteban. Pour protéger sa famille, Don Diego feint de ne rien entendre aux armes et entretient de bonnes relations avec le gouverneur. Mais la nuit venue, il devient Zorro, justicier masqué qui défend les opprimés...
Le film de Rouben Mamoulian est certainement la meilleure version des aventures de Zorro.
Au delà de la performance des acteurs, on est pris dans un tourbillon d’aventures qui nous ramène à l’histoire d’une Amérique pas tout à fait unifiée, où les rois d’Espagne ont encore droit aux chapitres dans cette partie du monde et où les représentants de cette monarchie agissent en véritables petits despotes. Ce film est culte grâce à l’interprétation de Tyrone Power et au respect de l’œuvre de Johnston McCulley.
Qui n’a pas rêvé d’être un quidam le jour et un héros la nuit ? Qui n’a pas rêvé de pourfendre l’exploiteur et de défendre la veuve et l’orphelin ?
Ce film est en noir et blanc et pour les amateurs du genre qui savent que le jeu d’acteurs est beaucoup plus consistant que lors d’un tournage en couleurs, j’ai envie de dire à vos cassettes. En effet, comment faire ressentir les ardeurs du soleil ou les couleurs des costumes si ce n’est par la puissance de l’interprétation ? Cinq sur cinq pour ce film.
Philippe Tesseron
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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