Dimanche à 20 heures 05 sur Télé Réunion

’Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran’

20 mai 2006

De François Dupeyron. D’après une nouvelle de Eric-Emmanuel Schmitt. Avec Omar Sharif, Pierre Boulanger, Gilbert Melki, Isabelle Renauld, Isabelle Adjani, Lola Naymark...

À Paris, dans les années 60, Momo, un garçon de 13 ans, se retrouve livré à lui-même. Il a un seul ami, Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe et philosophe de la rue Bleue. Celui-ci va lui faire découvrir la vie, les femmes, l’amour et quelques grands principes. Mais les apparences sont trompeuses : la rue Bleue n’est pas bleue. L’Arabe n’est pas Arabe. Et la vie n’est pas forcément triste.

C’est un pur hasard si cette chronique est consacrée à François Dupeyron. En effet, lorsque j’ai voulu vous parler d’un second sujet, après vous avoir recommandé de regarder ce samedi "La chambre des officiers", je me suis précipité sur ce film attachant, parfois drôle, mais hautement initiatique qu’est "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran". Aussi, comme ces 2 œuvres sont du même cinéaste, le week-end sera donc consacré à ce dernier. Cette sélection de 2 films du même auteur, fruit de la destinée, m’a fait regarder d’un œil neuf les 2 films. En effet, si ces 2 histoires semblent éloignées par les sujets, il n’en demeure pas moins qu’elles sont liées par l’esprit. De plus, la façon qu’a Dupeyron de filmer ses personnages se retrouve dans l’un et l’autre film, avec une nette insistance sur les visages, qu’ils soient blessés ou illuminés par le bonheur de donner.
Le conte que je vous invite à découvrir ce dimanche soir aurait pu être tourné ici ou n’importe où. Il relate l’éternelle histoire du maître et de l’élève, du guide et du disciple ou tout simplement celle d’un homme et d’un enfant.
Lorsque je vous dis que les 2 sujets de ce week-end sont liés, c’est qu’il n’y a rien de plus rassurant que de savoir que si d’un côté il y a des atrocités, de l’autre il y a des espoirs, que si d’un côté il y a de la bêtise, de l’autre il y a de l’humanité. Les 2 chaînes qui diffusent ces 2 films ignoraient sans doute qu’elles programmaient 2 œuvres de François Dupeyron, mais le hasard, toujours lui, fait ainsi que les choses se passent et qui sait, si dans 50 ans d’ici, lors d’une rétrospective de ce cinéaste, de grandes sommités du 7ème Art ne batailleront pas sur la corrélation entre ces 2 œuvres !
En attendant, c’est un excellent week-end télévisuel qui s’annonce et je vous recommande, si l’idée vous venait de ne pas être devant votre petit écran, de ne pas oublier de mettre en marche cette merveille de la technique que l’on nomme magnétoscope.
Ce serait dommage de passer à côté de tant d’émotion.

Philippe Tesseron

http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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