Culture

Nos images disent des mots Nos mots disent des images

Christian Jalma -dit Pink Floyd- Poète Jako

11 octobre 2003

La présentation de "Cafre Amnési, Cafrine Symboli", le livre de Christian Jalma et de Karl Kugel a été saluée par la présence d’un public averti et attentif jeudi soir à Jeumon. Les spectateurs avaient répondu à l’invitation des éditions des Deux Mondes et de Lerka pour une première lecture en chair et en os, haute en couleur.
Au milieu des photographies du livres, dont les pages géantes se déroulaient au fur et à mesure, Christian Jalma, accompagné de ces complices, nous entraîne dans une lecture ou plutôt dans une discussion, avec lui, sur son texte, face à nous-même.
Ce que Jalma dit, son frère de scène ne le comprend pas, le public le conteste. Les chants qui accompagne la déchéance de son récit, en langue Elakawèz, la langue de l’insomnie viennent faire peser une atmosphère lourde sur son corps, en fin de texte, allongé par terre. Jalma a l’imperméable peinturluré an Jako. Jalma s’assoit devant l’image. Les tableaux de la République l’oblige à se taire. Jalma parle en image. Les images qui l’entourent nous parlent.
Christian s’explique avec la langue, combat l’idée qu’on se fait du créole, du kaf. Christian questionne sa perte d’identité. Pink Floyd pok la musique. Le public écoute et reste assis, s’il vous plaît.
À la fin de la présentation, un kabar poème réunissait d’autres auteurs : Patrice Treuthard, Christophe de Vert-Jaune-Roots, Nathalie Natiembè, Dominique Carrère, Tapok, Julien Blaine, Barbara Robèr, d’autres encore... La parole était sans fin jeudi soir au Palaxa.


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