Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Devant la mairie de Saint-Denis
25 avril 2003

Les derniers jeunes n’étaient pas encore arrivés à Saint-Denis - ou cherchaient une place pour se garer - que déjà les forces de police et le GIPN étaient là. Un comité d’accueil qui donnait le ton de la rencontre.
Vers 12 heures 15, Dominique Fournel, deuxième adjoint, vient expliquer que le député-maire n’est pas à l’hôtel de ville et qu’il recevra « une petite délégation, de 4 ou 5 personnes » vendredi vers 17 heures. Car « le plan de charge du député-maire » ne permet pas de "faire mieux". Et de préciser que le Collectif « aurait du téléphoner avant », pour prendre rendez-vous. Une déclaration accueillie par un tonnerre de sifflets et de huées... Le Collectif rappelle sereinement l’envoi de la demande de rendez-vous et n’accepte pas ce rendez-vous vendredi.
12 heures 30 : Jean-Hugues Ratenon s’adresse à la foule : « Nous avons une décision à prendre, nous allons la prendre ensemble ». Elle lui répond qu’il n’est pas question d’attendre vendredi. Et c’est à ce moment-là qu’on assiste à un mouvement des forces de police. Dominique Fournel s’engage à rappeler le Collectif « entre 13 heures et 13 heures 15 » pour voir « s’il est possible » d’avancer le rendez-vous.
13 heures 25 : les jeunes font quelques mètres vers la porte de la mairie. Celle-ci s’ouvre... pour laisser passer des forces de police dûment armées. Le Collectif ne répond pas à la provocation.
14 heures : Jean-Hugues Ratenon prend la parole pour expliquer que la bataille menée par les emplois-jeunes, par les emplois précaires, par les sans-emploi sera longue. « Aujourd’hui, elle continue à prendre de l’ampleur. Elle en prendra de plus en plus, au fil des jours et des semaines ». Au moins jusqu’au moment où la loi-programme sera étudiée au Sénat puis à l’Assemblée nationale. Le coordinateur du Collectif rappelle la proposition faite : que RFO retransmette les débats à la télévision, pour que chacune et chacun, à La Réunion, puisse connaître celles et ceux qui « défendent les intérêts des Réunionnaises et des Réunionnais ». Et donc ceux qui ne le feront pas. Et de conclure : « Nous sommes des citoyens responsables, nous ne répondrons pas à ces provocations. Nous allons continuer notre mobilisation, dans les villes, les quartiers, dans les prochaines heures, les prochains jours. Et nous allons organiser un rassemblement, de manière intelligente et responsable, comme nous l’avons toujours fait. Nous irons jusqu’à la victoire ».
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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