Saint-Pierre

« On pense à lui, on ne le laissera pas tomber »

Mobilisation à la sous-préfecture en faveur de Saïd Larifou

11 octobre 2003

Plusieurs dizaines de personnes ont accompagné hier André Thien Ah Koon, député-maire du Tampon à la sous-préfecture de Saint-Pierre pour plaider la cause de Me Saïd Larifou, avocat saint-pierrois, actuellement emprisonné aux Comores. Une démarche qui, assure-ton dans les rangs des personnes présentes, vise avant tout à « demander à la France d’assurer sa sécurité et celle de tous les Français sui sont détenus aux Comores ».
Pour sa part, à sa sortie de la sous-préfecture, André Thien Ah Koon déclarait : « Nous voulons que Me Larifou, citoyen français, avocat bien connu dans le Sud pour sa pondération, pour son sérieux dans sa profession attire l’attention des pouvoirs politiques français sur la nécessité de maintenir le libre exercice des libertés aux Comores ». André Thien Ah Koon assure que plusieurs membres du gouvernement français sont mobilisés sur le cas de Me Larifou. Qu’il s’agisse du ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, concerné au premier chef, du ministre de la Francophonie ou encore la ministre de l’Outre-mer, sans oublier le Premier ministre et même le président de la République sont, assure TAK, « avisés, informés du cas de Me Larifou. Nous voulons attirer l’attention de la France sur la nécessité que Me Larifou ne soit pas abandonné… »
Concernant les conditions de détention de l’avocat du barreau saint-pierrois, André Thien Ah Koon affirme disposer de peu d’éléments. « On m’a assuré la semaine dernière qu’il était visité par des sœurs, des religieuses catholiques et qu’il était en bonne santé ». Et le député-maire du Tampon d’ajouter que « des approches étaient engagées entre les diplomates français et les autorités comoriennes. À l’heure actuelle, le président Azali est en voyage, peut-être aura-t-il l’occasion de rencontrer des ministres du gouvernement français et qu’un dialogue positif se dégage de ces rencontres ».
Sur le sens de sa démarche, André Thien Ah Koon affirme qu’il « ne veut pas laisser tomber quelqu’un de bien, qui est apprécié dans sa profession ». Une visite à la sous-préfecture qui, assure le député-maire du Tampon n’a d’autre signification que de faire passer le message suivant en direction de Me Larifou : « On pense à lui et on ne le laissera pas tomber ».


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