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20 août, par30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
À 20 heures 05 sur Télé Réunion : ’Harkis’
24 octobre 2006

Téléfilm réalisé par Alain Tasma. Avec : Smaïn, Leïla Bekhti, Baya Belal, Carim Messalti, Pierre Perrier, Abdelkrim Bahloul, Micky El Mazroui...
1972, Le sud de la France, en pleine forêt, une famille aux maigres bagages découvre le nouveau camp où elle va vivre. Malgré le paternalisme affiché du chef de camp, les harkis ont la vie dure et aucune liberté réelle. Une vie de misère et de tutelle que Leila, la fille aînée des Benamar, refuse. Elle a l’âge de la révolte, celui du premier amour aussi. Pour elle, son père, marqué par la guerre et l’exil, habitué à plier, ne doit rien aux Français qui ne les ont pas protégés en Algérie...
On n’a pas fini d’en discuter et je dois vous dire que ce sera l’événement de la semaine télévisuelle. Il s’agit du téléfilm d’Alain Tasama "Harkis".
Tout d’abord j’aimerai parler du terme de harkis. Ce mot est tiré de l’arabe harka qui veut dire "mouvement", il s’applique aux soldats de certaines unités supplétives autochtones d’Algérie engagées avec l’armée francaise contre la rébellion indépendantiste, de 1954 à 1962. Cette appellation s’est étendue abusivement à tout autochtone ayant pris le parti de la France durant la guerre d’Algérie, qu’il soit civil ou armé, ainsi qu’à sa famille.
Cela étant dit, engageons-nous dans l’histoire de ce drame qui une nouvelle fois a entaché la France. Ce téléfilm a été Coécrit par Alain Tasma et Dalila Kerchouche auteur du livre "Mon père ce Harki". Ni héros, ni traîtres, mais abandonnés, rapatriés, parqués, oubliés, méprisés, aujourd’hui ils sont honorés par une journée d’hommage. Lorsque l’on pose la question à Smaïn qui interprète le rôle principal dans ce téléfilm : que pensez-vous des deux films "Harkis" et "Indigènes" qui reviennent sur deux sujets très sensibles de notre histoire ? Smaïn répond : « Hollywood n’hésite pas à critiquer le passé récent de l’Amérique, il était temps que nous fassions de même. Mais cela reste très courageux de la part des maîtres d’oeuvres de ces films d’avoir réussi à les mener à bien et peut être à ouvrir les consciences sur une réalité historique ».
Vous comprendrez que ce téléfilm est assez important, même s’il n’évoque qu’une petite partie de cette histoire. Bien des drames se sont noués autour de la vie des harkis, d’où l’importance de la diffusion de cette fiction sur Télé Réunion ce soir. On ne peut parler de "Harkis" sans revenir sur Dalila Kerchouche, et pour cela je propose aux internautes de se rendre sur un site Internet où cette journaliste raconte son histoire dans une vidéo prenante et émouvante : (http://fleurdencre.over-blog.com/).
PH. T.
30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
Ni antan kékfoi dann zoinal bann zoinalissti parl la rout la soie. Sirman ni domann anou kossa i lé so rout-la. Kossa li lété dann tan lontan é (…)
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