Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Action sociale et formation professionnelle
Journée d’échanges avec Live Formation et GROOVE
20 septembre 2003

Live Formation (organisme de formation aux arts et techniques de l’animation, de la communication et du spectacle) et GROOVE (Groupement de recherche opérationnelle pour l’organisation du vivre ensemble) organisaient mercredi dernier dans leurs locaux du Chaudron une journée d’échanges sur la thématique "Parents - ado : alon kozé".
Associations d’éducation populaire, Live formation a fait ses preuves en matière de formation professionnelle, individuelle, continue, collective et qualifiante depuis 1993. C’est un outil performant et unique en son genre, selon le directeur et fondateur des deux associations, Patrick Marboutin : "aucune structure sur le plan national n’allie ainsi formation professionnelle et impact de la proximité".
Les activités sont multiples et permettent à un large public de se former auprès de 40 professionnels sur les métiers du journalisme, sur les techniques de JRI (journalisme reporter d’images), sur le spectacle, le théâtre, les arts plastiques, les animations en sons et lumières, la dynamisation du public sensible ou encore la numérisation du patrimoine etc.
Actions et stages d’insertion sont financés par la Région, l’Europe, l’Etat, l’ANPE ou encore les ASSEDIC. Les infrastructures d’accueil mettent à disposition des personnes des salles de spectacle, des laboratoires de photos et de son, des régies montages vidéo, des studios de répétition… "Pour ne pas aboutir à une marchandisation de l’éducation et de la formation, l’accès au savoir est ciblé pour tous grâce à l’éducation populaire", insiste Patrick Marboutin.
À la différence de Live Formation, GROOVE a pour enseigne de porter tous les jours des projets collectifs ou individuels. Des appuis techniques et administratifs, des conseils ou du soutien logistique sont proposés afin d’aboutir à la création d’évènements culturels et sociaux, au montage d’associations, à la productions de films, à l’enregistrement de CD, au maquettage ou à des reportages associatifs. Le but est de "régénérer du lien social, de lutter contre les effets de la mondialisation et d’éviter l’isolement des individus", soulève le fondateur des associations. C’est dans ce cadre qu’une plate-forme de réflexion a permis la programmation de quatre rencontres populaires.
"Parents - ado : alon kozé" est la première dans son genre. Parmi tous les thèmes de la journée, "Comment les jeunes peuvent-ils apprendre à se passer de leurs parents ?", a ouvert le débat. Dans la salle, beaucoup d’adolescentes, souvent mères-filles, illustrant le travail apporté par les différentes associations comme l’AMARE (accueil de la mère à La Réunion), la Mission locale Nord ou l’AMAFAR, étaient accompagnées du psychosociologue Arnold Jaccoud. Deux projections vidéo ont été présentées, dont l’une réalisée par les jeunes de l’atelier graphique de la Mission locale Nord.
"Histoire d’en parler" et "On ne parle pas à table" (édition Sirius) sont des films de sensibilisation à la famille, où les enfants deviennent adultes et les adultes adolescents. C’est la construction de la parentalité qui se forge trop tôt, le fait d’être lycéenne et mère, le temps à la communication et aux dialogues où les professionnels remplacent bien souvent les référents adultes-parents qui ont été au centre des discussions.
"Les mauvaises expériences dans notre enfance apportent d’autres moyens d’éducation… L’amour de notre enfant on ne le rattrapera jamais si on le perd", relate un père de famille avec lucidité. Autant de questionnements débouchant sur une après-midi aussi fructueuse avec des sujets sur les droits et devoirs des enfants-parents, les désirs contraires, les peurs ou la confiance. Les prochaines journées porteront sur la question de l’identité, le caractère violent de notre société ou les effets de la marchandisation du monde sur la vie quotidienne des citoyens.
| Qu’est-ce que AMARE ? |
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| L’objectif global de l’association AMARE ("aimer" en latin) est de venir en aide aux jeunes filles et jeunes femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher, rencontrant de graves difficultés d’ordre familial, psychologique, matériel et professionnel, que l’acte de grossesse a déclenchées ou aggravées. La mission d’AMARE consiste non seulement à préparer les futures mères à la fonction parentale et à les accompagner dans la relation mère/enfant dans un souci de prévention des risques d’abandon ou de maltraitance, mais aussi à faciliter leur réinsertion familiale, sociale, scolaire ou professionnelle. La prise en charge global des mères-filles est possible jusqu’à la fin du séjour dans des lieux garantissant la protection des mineures. Le directeur de AMARE, Thierry Caillé, rappelle qu’il y aurait près de 600 grossesses précoces par an, soit 1.200 jeunes parents ado.
Siège social - administration - accueil 6, allée Boucan Launay 97400 Saint-Denis tél : 0262 30 59 63 fax : 0262 30 12 37 |
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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