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8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Peinture
"Quête de lumière" dans la semaine de la lumière
22 octobre 2003

"Quête de lumière" est le résultat « des questionnements sur le sens de la vie » d’un jeune artiste-plasticien de 28 ans, dénommé Paul Schintu. Pour sa première grande exposition à la Maison du Monde, Paul Schintu aura impressionné par sa technicité innovante, qu’est la confection de petits personnages et de tableaux en pâte à bois. En effet, la sciure de bois récoltée lui permet, comme le procédé du papier mâché, d’assembler la pâte par de la colle pour ensuite cuire le tout dans un four -lorsqu’il s’agit de mini-statuettes- après les avoir auparavant "squelettées" par une armature en fer pour les solidifier.
Résultat : par la thématique métaphysique de la spiritualité qui lui aura inspiré durant ces trois dernières années, l’impression de se recueillir devant "peuple sans lumière", "monde parallèle", "compassion" ou "l’espoir est là" est plus que tentante. Ses inspirateurs et non des moindres -Chagall et Basquiat- s’en ressentent dans les couleurs vivifiantes arc-en-ciel et par la luminosité qu’elles dégagent. À cela s’ajoutent, dès l’âge de 15 ans, ses premiers amours pour les graffitis. Rapidement conscient « que cela soit malhonnête de les peindre sur les murs », confie sa mère, Chantal Dubourg, ce dernier, en parfait autodidacte, suit la petite famille en partance pour Madagascar durant quatre années. C’est de "l’Île rouge" que le déclic se fera véritablement grâce à la rencontre d’une peintre belge, Myriam Merck, et du célèbre peintre éthiopien, Michael Beth Gebrselassie. De lui, il s’initiera au papier mâché sur des armatures de fer par des stages fructueux. Insatisfait par ce procédé, de retour dans son île, Paul Schintu décide de travailler plus en amont sur la matière, trouvant « la pâte à papier trop longue à sécher ». Naît ensuite la découverte de la pâte à bois à l’instar de Jean Guernion ("Témoignages" du 10 juin) qui aura aussi inventé la peinture à la cire, partageant en commun l’indétrônable maître à "toiler", Jean-Michel Basquiat.
Les scènes prophétiques des petits personnages bedonnants -à vous donner l’envie de les dévorer par leur relief et leur aspect chocolaté- mettent en exergue l’œil, les yeux, le regard perpétuellement présent. Quelques scènes font résonance aux crèches de Noël sur fond de matière "volcanique". Mais attention, la notion de spiritualité reste entière pour l’artiste et comprend toutes les religions principales qu’elles soient d’inspiration bouddhiste, musulmane, catholique ou hindouiste. Les astres, parfois deux soleils, les papillons, les hommes volants, les ombres reflétées par des pochoirs de sa propre création -aggravant quelque peu la thématique des tableaux- sont une constante de la réflexion du talentueux plasticien. Les flèches par moment giratoires et symboliques convergent toutes vers le message principal qu’est l’amour. Une goutte de fraîcheur et de pause dans un monde très peu idéaliste qu’est devenu le nôtre, où Paul Schintu aura su renverser l’espace d’un moment les tendances.
À voir jusqu’à dimanche à la Maison du Monde à Saint-Denis.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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