Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Logement social
La situation va être encore plus tendue
3 octobre 2003

La construction de logements sociaux dépend essentiellement de la ligne budgétaire unique (LBU). Aujourd’hui, cette LBU est amputée de 35%. Une catastrophe qui va faire reculer la construction, pour la seule année 2003, de plus de 1.000 logements. Le projet de budget 2004 annonce les mêmes chiffres que pour 2003. Et les 35% vont être définitivement perdus car non compensés en 2004. Malgré les déclarations de Brigitte Girardin, il est d’ores et déjà acquis que l’offre de logements en 2004 ne permettra pas de tenir le cap de construction souhaité, freinant ainsi la décohabitation, la résolution de l’habitat insalubre, la création de logements pour les générations actuelles et à venir.
Délai et défiscalisation
Combien de constructions pour 2004 ? Si tous les feux avaient été au vert, on aurait plus atteindre l’objectif de 5.000 logements. Car, selon une fiche émanant de la DDE, même si « le nombre de logements financés renoue avec un rythme élevé en 2002 », existe néanmoins un paradoxe : « le nombre de mises en chantier et de logements livrés restent bas ». Raison : « la longueur des cycles de production ». 3 à 4 ans entre l’idée et la réalisation. « 95% des logements financés sont mis en chantier dans les 3 ans ; pour les livraisons, le délai est de 4 ans ». Pour cause de « foncier disponible de plus en plus difficile à équiper », ou parce que « la concurrence de la défiscalisation rend la conclusion des appels d’offres difficiles ».
Personne ne peut remettre en cause un chiffre : une augmentation énorme du prix du foncier à La Réunion, variable selon les micro régions.
Dynamique cassée
La note de la DDE (en date du 25 août 2003) rappelle qu’à partir de 1999, « les engagements financiers commencent à fléchir. (...) Depuis lors, on observe un fléchissement continu des mises en chantier et corrélativement des livraisons, avec un décalage entre mise en chantier et livraison qui s’explique par la différence des cycles de production. La tendance commence à s’inverser en 2002, avec un retour à une programmation plus vigoureuse. 2003 confirme cette tendance ».
Tout pourrait donc être assez positif, somme toute : « il est possible de prévoir, si les moyens financiers se maintiennent, un retour à un rythme de mise en chantier correspondant aux engagements à l’horizon 2004, 2003 devant marquer un retour à un chiffre très honorable de 4.150 logements. Pour les livraisons, l’année de retour à la normale devrait être 2005 ».
Seulement voilà : le gouvernement coupe 35% de la LBU. Ce qui fait écrire à la DDE : « Dans ce contexte, et compte tenu de la forte mobilisation obtenue lors de la Semaine du logement, il est très important de maintenir l’ensemble des crédits LBU, de façon à ne pas remettre en cause la dynamique actuelle ».
Ces propos de la DDE sont alarmistes, même si l’idée est annoncée à mots feutrés. Comment la DDE pourrait-elle faire autrement, d’ailleurs ? L’ARMOS (association régionale des maîtres d’ouvrage sociaux), non tenue par le "devoir de réserve", enfonce le clou : « faute de levée de ce gel des crédits de la LBU en 2003, les dossiers prêts à être financés aujourd’hui devront être reportés d’au moins six mois et accentuer encore plus les retards accumulés en matière de construction de logements sociaux à La Réunion ».
En clair, la dynamique réunionnaise est cassée par la rigueur gouvernementale.
| Intercommunalité |
|---|
| Ces constats effectués par la DDE amènent bien des questions : A-t-on fait un bilan de ce qui a été consommé comme terres pour la construction de logements en défiscalisation ? A-t-on analysé l’impact de cette défiscalisation sur le "mode d’habiter" ? Comment gérer la question du foncier ? En fonction des lois de décentralisation, ce seront les communautés de communes qui vont hériter du dossier. Ont-elles les moyens financiers et humains pour le faire ?
Si la question se règle à l’échelle communale, cela implique tout naturellement qu’il y ait une réflexion -et un accord- entre les communes membres. Comment va-t-on pouvoir gérer les différences énormes constatées, en terme de construction de logement sociaux, entre chaque commune, même si toutes ne sont pas "urbaines" ? Comment les communes "en retard d’équipements" vont-elles pouvoir "rattraper" le taux moyen des villes voisines ? L’effort financier sera-t-il partagé ? Comment ? Quant à la question de l’équipement du foncier, de la viabilisation des terrains, elle se posera dans les mêmes termes que la construction. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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