Droits humains

Plusieurs organisations appellent à la mobilisation en faveur de Saïd Larifou

Alors que l’état de santé de l’avocat saint-pierrois reste inquiétant

3 janvier 2004

Sous le titre "Saïd Larifou est-il français ?", Amine Alibhaye, président du SYCOR et de l’ACOD, a fait parvenir à la presse copie d’une lettre-motion qui a été envoyée aux différents hommes politique locaux. Cette lettre est signée par plusieurs organisations socio-professionnelles et religieuses [Syndicat des Commerçants de La Réunion (SYCOR) - Association des Commerçants Dionysiens (ACOD) - Association des Femmes Chefs d’Entreprise (AFCE) - Évêché, Mgr Gilbert Aubry, Évêque de La Réunion - Association Réunion Palestine Solidarité (ARP-S) - Fraternité des Musulmans Réunionnais (FMR) - Groupe Hadj Solidarité (GHS) - Association des Commerçants de Saint-Joseph (ACSJ) - Jeunes du Centre-Ville de Saint-Pierre / Run Muslim - Association Culturelle des Musulmans de Saint-André (ACM) - Association Islamique Sunnite du Tampon (AIST) - Fédération Réunionnaise des Associations Musulmanes (FRAM) - Infos-Jeunes / Saint-Pierre.]. Elle demande aux citoyens d’intervenir auprès des élus réunionnais pour qu’ils apportent leur soutien à l’avocat saint-pierrois. [Comme cela est dit dans ce courrier, plusieurs responsables politiques réunionnais sont déjà intervenus en faveur de Saïd Larifou ; certains l’ont fait savoir à la presse ; d’autres l’ont fait dans la discrétion, en lien avec le comité de soutien à l’avocat saint-pierrois.]
On lira ci-après de larges extraits de ce texte :
« Saïd Larifou est-il français ? Si oui, alors il doit bénéficier de tous les droits d’un simple ressortissant français, en particulier de l’assistance et la protection consulaire française.
Maître Saïd Larifou a été hospitalisé, sa santé est en danger, son médecin arrêté. Et chacun, ici, attend. (…) Si la morale s’efface devant des intérêts bassement financiers ou économiques, notre société se montre bien malade. Elle mérite une direction politique plus digne, qui devra un jour rendre compte aux citoyens. Ces mêmes citoyens qui, eux, malgré la faiblesse de leurs moyens, en individuel, en association ou en ligue, n’ont pas manqué de dénoncer la détention arbitraire de l’avocat.
L’action citoyenne a ses vertus, mais aussi ses limites. Il est grand temps que la France, par le biais de son gouvernement, agisse fermement. Il faut que le pays des Droits de l’Homme intervienne de façon enfin décisive.
Nous invitons chaque citoyen à écrire à son élu (député, maire, sénateur, conseiller régional ou général), par courrier, fax, ou mail, lui réclamant de tout faire pour faire rapatrier Maître Larifou à La Réunion, et mettre fin à une atteinte fondamentale aux Droits de l’Homme. Qu’il soit blanc, jaune, ou… noir. Car, insidieusement, nous nous demandons si Maître Larifou était franco-français, serait-il encore détenu arbitrairement dans un État qui dépend autant de l’aide de la France ?
Réunionnaises et Réunionnais, prenez vos plumes, et montrez votre attachement aux Droits de l’Homme. Alors, nos hommes politiques seront
obligés de dupliquer votre détermination ».


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