L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Droits humains
Appel du Collectif de soutien à manifester samedi
5 janvier 2004

Réuni hier après-midi, le collectif de soutien à Me Saïd Larifou, actuellement en résidence surveillée à Moroni prépare un rassemblement devant la préfecture samedi prochain. Les amis et les proches de Me Saïd Larifou craignent pour son état de santé et ont exprimé une nouvelle fois hier leur indignation devant « l’attitude de la représentation française aux Comores », un point de vue défendu également par la Fédération internationale des droits de l’Homme qui a écrit à ce sujet au ministre des Affaires étrangères. Cet appel à manifester un soutien citoyen exigeant « la libération » de l’avocat et « son évacuation des Comores pour raison de santé » fait suite à la lettre-motion rendue publique dans la semaine et demandant à la classe politique réunionnaise d’intervenir en faveur de l’avocat retenu aux Comores.
Hier après-midi s’est réuni au Port le collectif de soutien à Me Saïd Larifou, actuellement en résidence surveillée à Moroni, après de longs démêlés avec les autorités comoriennes qui l’ont conduit jusqu’en prison.
Vingt à trente personnes d’horizons divers, comprenant des artistes plasticiens et musiciens, ont été invités à préparer la tenue d’un rassemblement « devant la préfecture », samedi 10 janvier. Cet appel à manifester un soutien citoyen exigeant « la libération » de l’avocat et « son évacuation des Comores pour raison de santé » fait suite à la lettre-motion rendue publique dans la semaine et demandant à la classe politique réunionnaise d’intervenir en faveur de l’avocat retenu aux Comores (voir "Témoignages" de samedi dernier). « Même la Ligue des droits de l’homme dénonce ce qu’il se passe au niveau de cette affaire aux Comores », a rappelé en introduction Monique Couderc, du comité de soutien à l’avocat saint-pierrois.
Les amis et les proches de Me Saïd Larifou craignent pour son état de santé et ont exprimé une nouvelle fois hier leur indignation devant « l’attitude de la représentation française aux Comores », comme le relève également un courrier du 30 décembre de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) au ministre français des Affaires étrangère, Dominique de Villepin (voir encadré).
Parmi les Réunionnais d’origine comorienne présents dans l’assistance, Mohamed Maoihibou est intervenu pour défendre l’action entreprise par Saïd Larifou « en ce qui concerne les droits de l’homme, la liberté individuelle et collective et la démocratie » aux Comores.
Un co-fondateur du parti RIDJA (que dirige Me Saïd Larifou aux Comores), Ali Mlamali, a émis quant à lui l’opinion que « le silence de la France n’est pas un vrai silence : une action est menée, sur le plan diplomatique » a-t-il dit en invitant les personnes présentes - et les citoyens qui veulent agir - à ne pas oublier que la Région Réunion, dans le cadre des contacts qu’elle a instaurés et maintenus avec les autorités comoriennes, a pu intervenir à plusieurs reprises et en toute discrétion dans le cadre de cette affaire.
À l’égard de propos tenus par certains "soutiens réunionnais", il a estimé qu’« il eut été préférable d’écarter certaines formulations ». Évoquant des prises à partie publique, depuis La Réunion, du président de la Fédération des Comores, il a ajouté :« Ne louons pas des qualités qu’il n’a pas mais évitons de le traiter de dictateur et essayons d’attirer l’attention sur les incohérences de sa justice ».
Raymond Lauret, premier adjoint au maire du Port, a apporté son soutien personnel à une action visant à la libération de l’avocat franco-comorien. « Lorsqu’un homme est en prison, surtout s’il n’est pas blond aux yeux bleus, on a davantage de souci », a-t-il dit en reprenant une interrogation formulée de diverses façons par les participants comoriens, dont certains commencent à demander : « Saïd Larifou est-il français ? »
D’après les informations rapportées par l’élu portois, qui a été hier en relation avec un des avocats de Saïd Larifou, une confrontation entre l’avocat franco-comorien et ses accusateurs serait imminente, aux Comores, et laisserait présager un dénouement rapide.
Son intervention avait surtout pour objet d’attirer l’attention sur « un risque de manipulation » et d’apporter son soutien à la mobilisation citoyenne.
| « Un ressortissant français se voit interdire l’accès à son ambassade » |
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| Dans un lettre ouverte du 30 décembre, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a interpellé Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, en l’alertant sur la situation de Me Larifou, qui avait été remis en liberté et astreint à résidence aux Comores. « À notre connaissance, les faits qui lui sont reprochés relèvent d’une démarche plus politique que judiciaire », disent Sidiki Kaba, président de la FIDH, et Michel Tubiana, président de la LDH, co-signataires du courrier. Rappelant les circonstances de son arrestation, les deux signataires s’indignent de ce que Me Saïd Larifou « se serait vu refuser l’accès à l’ambassade de France auprès de laquelle il aurait tenté de se faire entendre ». « Cette situation nous préoccupe à double titre. D’une part en raison de l’état de santé de l’intéressé. D’autre part, en raison de l’attitude de la représentation française aux Comores », poursuivent-ils en s’étonnant « qu’un ressortissant français [se voie] interdire l’accès à son ambassade et ne puisse réclamer l’aide des autorités françaises ».
« Nous tenons à vous exprimer notre vive inquiétude face à une situation qui n’a que trop duré et dans laquelle nous ne ressentons pas une volonté des représentants français aux Comores, d’apporter l’aide et l’assistance nécessaire à un de leurs ressortissants [en butte] à un arbitraire que nul ne saurait cautionner » (…). |
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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