Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
La Fédération CGTR Santé et Action Sociale expose ses revendications
14 juin 2003

Après son deuxième congrès tenu samedi 31 mai à Sainte-Suzanne, la Fédération CGTR Santé et Action Sociale organisait hier matin une conférence de presse pour dénoncer les difficultés rencontrées au quotidien par les personnels de ce secteur et les conséquences des prochaines applications gouvernementales sur leurs services. À l’ordre du jour, quatre points essentiels : la réforme des retraites, la décentralisation, le rattrapage des effectifs pour le public et le privé et la qualité des soins.
Pour le secrétaire général de la Fédération CGTR Santé, Jean-Michel Saingainy, « le gouvernement Balladur a fait baisser les retraites du régime général de 10% en 10 ans. Le gouvernement actuel prévoit 85% en 2008 du SMIC net en moins avec 150 trimestres. Mais demain, ce seront 160 trimestres, voire 168 trimestres de cotisations… ».
C’est pourquoi la CGTR revendique l’intégration de la prime spécifique de 10% pour le calcul de la pension, concernant les aides soignants, les infirmiers diplômés d’Etat, les auxiliaires puéricultures et les aides-médicaux psychologiques. Le droit de partir à un taux plein à 55 ans en raison de la pénibilité des tâches est également un point soulevé pour ces catégories du personnel soignant, qu’il s’agisse du privé ou du public.
« 53% des salariés partent aujourd’hui avec une pension inférieure ou égale au minimum de la fonction publique, soit 950 euros », rappelle le secrétaire général de la CGTR Santé.
Concernant le dossier de la décentralisation, l’organisation syndicale insiste sur la réduction des obstacles financiers pour l’accès aux soins, soit faire face aux inégalités devant la maladie et la mort. « Le transfert de compétences ne sera pas accompagné de moyens et de ressources équivalentes », rappelle Jean-Michel Saingainy.
Quant au volet du déficit des effectifs dans les établissements publics et privés, la situation est plus qu’alarmante : « nous aurions besoin de 500 postes immédiats d’infirmiers. Ces derniers n’en peuvent plus, ils sont à bout. Pour soigner mieux, il faut que nous soyons nous-mêmes bien soignés ! Selon la Constitution, la Nation garantit à tous la protection de la santé », martèle Jean-Michel Saingainy avant de poursuivre : « si l’on prend en compte le CHI de Saint-Benoît, 100 contractuels sont embauchés sur 200 salariés. Aujourd’hui la loi stipule qu’il ne faut pas dépasser 10% de contractuels. Nous sommes au-dessus de la légalité avec 15%. Alors que nous manquons d’infirmières, pourquoi ne pas pérenniser ces contractuels ? », s’indigne le leader syndical. Au total, plus de 1.000 postes sont nécessaires dans toute l’île pour assurer une bonne qualité des soins.
Justement, en matière de soins, un déficit de 65.000 euros à l’encontre des personnes âgées est constaté. Notre population vieillissante étant totalement différente de la situation française. Une délégation des différents services de santé publics et privés compte rencontrer jeudi prochain à l’occasion de la prochaine grande mobilisation nationale l’Agence Régionale d’Hospitalisation (RH), pour discuter en urgence de tous ces points de revendication.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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