À 20 heures 10 sur Home Cinéma parabole Réunion : ’Un monde parfait’

Préparez vos mouchoirs...

26 septembre 2005

Film américain de et avec Clint Eastwood, avec aussi Kevin Costner, Laura Dern, T.J. Lowther, Keith Szarabajka, Leo Burmester...

1963. Deux détenus, Butch Haynes, criminel endurci condamné à quarante ans de détention, et Terry Pugh s’évadent d’un pénitencier texan. Alors qu’ils cherchent à voler une voiture, ce dernier profite d’un moment d’inattention de son compère pour violenter une jeune femme, Gladys. Surpris par un voisin, les deux hommes prennent en otage le fils de cette dernière, Phillip, 7 ans, afin d’assurer leur fuite. Butch supprime peu après Terry, devenu incontrôlable, pour protéger l’enfant. Pendant ce temps, le gouverneur de l’État lance à leur poursuite un as des Texas Rangers, Red Garnett, flanqué de Sally Gerber, une jeune criminologue idéaliste, et d’un antipathique agent du FBI, Bobby Lee...

C’est encore un chef-d’œuvre de Clint Eastwood que je vous recommande ce soir, mais cette fois avec Kevin Costner dans le rôle principal. Avec tout le talent qu’on lui connaît, Clint Eastwood réalise un film de toute beauté et je ne saurai trop conseiller aux personnes sensibles de préparer la boîte de mouchoirs. Le film nous entraîne dans une poursuite sans issue, dés le début on ressent que le héros ne pourra pas s’en sortir et pourtant on est pendu à la moindre intervention, le moindre dialogue qui puissent donner une parcelle d’espoir. Plus on s’approche du dénouement, plus on sait qu’il ne reste que deux alternatives au fuyard, la mort ou la mort ! Costner cherche à s’évader de sa prison tout comme son otage, un gosse qui veut fuir sa famille. Clint est à la recherche d’une parcelle d’humanisme au fond de lui-même, il tente de se libérer de sa culpabilité, le personnage est en retrait et bien qu’on le voit peu, sa présence est pesante. Le réalisateur nous plonge dans une histoire qui aborde le thème des difficiles relations père-fils avec un homme rongé par le souvenir de son père, à la fois admiratif et haineux et qui cherche à ne pas reproduire ces mêmes schémas avec son jeune otage. S’ajoutent à cela de magnifiques moments tendres et surtout une fin dont on ne sort pas indemne ! Depuis "Les Raisins de la colère" on n’avait jamais si bien filmé la ruralité américaine, le tout dans une époque charnière pour ce pays, les années Kennedy. La référence au mythique président américain est fortement présente, toutes les années soixante sont dans ce film, les voitures, le rock’n’roll. C’est "Happy Days" (Les jours heureux) pour l’ambiance, les décors et les costumes, avec en moins le bonheur. Les aficionados de la série me comprendront.

PH. T.


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Témoignages - 82e année


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