Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Politique
Convention fédérale du Parti socialiste à Saint-Benoît
27 octobre 2003

Un slogan : "Pour un demain plus humain" et des propositions "socialistes pour La Réunion". Plus de 200 délégués se sont retrouvés hier à Saint-Benoît pour discuter d’un certain nombre de propositions de la fédération réunionnaise du PS. Au sommaire de ces propositions qui furent explicitées : l’humain et le social, avec tout ce qui tourne autour de l’enfant et de la famille, l’illettrisme, la politique culturelle, le sport, la mobilité… À quoi il faut ajouter l’économie et l’emploi, l’environnement et l’aménagement du territoire… Des propositions qui se veulent une réponse à ce que la Fédération du PS considère comme « une entreprise générale de casse du gouvernement Chirac-Raffarin ». Un tandem qui, poursuit le PS, « détient tous les pouvoirs et qui fonctionne de façon cynique au détriment des plus faibles ». Toutes ces propositions visent un seul objectif : « expliquer d’une autre voie est possible ».
Tous les intervenants qui se sont succédés à la tribune se sont évertués à expliquer en quoi consiste l’entreprise « générale de casse du gouvernement Chirac-Raffarin ». Ainsi, face aux 7.500 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi alors que l’économie marchande ne peut absorber que 3.500 personnes, le PS mise sur l’économie alternative avec une proposition : « Nous nous engageons à la Région de multiplier par trois les crédits pour l’économie alternative. Certes, tout cela a un coût, mais nous avons fait un choix en faisant de la lutte contre le chômage de longue durée une priorité ».
« Il y a aussi la justice sociale »
Pour le docteur Fotsé, de la section de Saint-Benoît, la fédération réunionnaise du PS « a fait un diagnostic et propose un projet ambitieux » et d’ajouter : « Nous faisons des propositions pour le PS mais aussi et surtout pour La Réunion. Nous faisons une politique différente. Nous sommes de gauche et nous disons : il n’y a pas que l’efficacité économique qui compte. Il y a aussi la justice sociale. Par exemple, nous proposons de ne pas donner de marchés publics aux entreprises qui licencient et qui ne respectent pas le droit du travail ».
Pour sa part, Philippe Leconstant évoque la mobilité qui, reconnaît-il, « est une chance pour beaucoup de Réunionnais ». Mais, précise-t-il, si le PS dit oui à la mobilité, il ne dit pas oui à n’importe quelle forme de mobilité. Oui à la qualité au détriment de la quantité, avec un contrôle et une surveillance avec ce qui pourrait être comme un mot d’ordre : pas de mobilité, pas de départ sans que l’on se soit assuré que le candidat au départ a toutes les chances de son côté, que ce soit pour la formation choisie ou pour le logement.
Philippe Leconstant plaide pour une mobilité « ouverte sur le monde et plus particulièrement sur la zone océan Indien ». Mais surtout, pour ce qui concerne la mobilité, Philippe Leconstant préconise un guichet unique de la mobilité, comme cela s’est fait pour le tourisme, par exemple.
« Dire une direction »
« Mal-être, frustration, injustice, absence d’avenir : nous proposons une réflexion collective pour construire une nouvelle société réunionnaise », explique Gilbert Annette. Et il poursuit : « Toutes les réformes de la droite ont un point commun : gagner plus d’argent au profit des capitaux et des capitalistes. Nous devons combattre cette logique infernale et la combattre, nous devons mettre au centre l’humain, la fraternité, bâtir un jeune Réunionnais bien dans sa peau, ouvert sur le monde et fier de son identité… »
Concluant les travaux de la convention fédérale, Michel Vergoz estimait que ces « propositions socialistes pour La Réunion » doivent en premier lieu « dire une direction ». Et le premier secrétaire de la fédération du PS de s’interroger : « Quel aurait été le résultat de ces propositions si, dès l’origine, dès l’ouverture de nos ateliers il y a un an, nous avions déjà arrêté l’idée de partir en 2004 pour les élections sur une liste de rassemblement toutes directions ? » Réponse : « Aujourd’hui, le résultat de ce travail aurait été dilué puisque consensuel et construit, dès son origine sur la recherche de compromis. Il n’aurait pas abouti aux propositions que nous examinons dans cette convention fédérale ».
« L’union des forces de progrès ne se discute pas »
Et Michel Vergoz de poursuivre : « Ne soyons pas frileux sur le débat idéologique », puisque le gouvernement lui, dans ses réformes, dans son action, ne s’en prive pas, par exemple en supprimant 500 millions d’euros pour l’allocation personnalisée d’autonomie, tout en décidant, dans le même temps, une baisse de 500 millions d’euros pour ceux qui sont assujettis à l’impôt sur la fortune… Autant de raisons qui poussent Michel Vergoz à marteler que « la gauche et la droite, ce n’est pas pareil ».
Pour les socialistes réunionnais, la convention fédérale d’hier marque la fin d’une première étape. Étapes suivantes : le 5 novembre, débat et vote sur la tactique qui devra être soumise ensuite au vote des sections le 12 novembre. Même scénario les 29 novembre et 3 décembre pour la constitution de la liste pour les régionales. « Rappelons », déclarait Michel Vergoz, « à chaque fois que l’union des forces de progrès est notre stratégie, un engagement pris à l’unanimité des socialistes lors du congrès de Saint-Joseph, qui ne se discute plus ».
Quant à savoir quelle forme prendra cette « union des forces de progrès », Michel Vergoz souligne que « tout se décidera le 12 novembre prochain ».
| • Élections de 2004
Bruno Le Roux (PS), délégué national aux élections :
« Pour montrer un chemin d’espoir, il faut l’union ». Interrogé sur la nécessité de s’unir, le délégué national du Parti socialiste aux élections, Bruno Le Roux, estime que pour sanctionner la politique conduite par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, il faut aller aux régionales sous la bannière de l’union. Bruno Le Roux reprend aussi le raisonnement tenu par François Hollande : les élections de 2004 constituent un tout, un "package". • Comment expliquez-vous ces hésitations à s’unir ? - Ne sont sûrs de leur stratégie que ceux qui savent où ils vont. Nous, nous avons tiré les enseignements du 21 avril 2002 : nous voulons -dans les trois ans à venir- un débat sans concession qui permette de préciser un projet mobilisateur. Il faut avoir une position de force qui nous permette d’incarner une espérance. La désunion ne le permet pas. Elle est dangereuse. • Pour des partis bénéficiant d’une influence moindre, s’allier dès le premier tour à un partenaire puissant ne risquerait-il pas d’apparaître comme lui donnant une sorte de blanc-seing ? - L’union souhaitée aux régionales n’est en rien un blanc-seing : nous continuerons à débattre. Mais, d’ores et déjà, nous voulons montrer un chemin d’espoir à notre électorat. Ne laissons pas le champ libre à la politique gouvernementale et à l’extrême droite. Il faut un accord.• Êtes-vous optimiste pour arriver à l’union ? - Je parie sur la responsabilité de la gauche à surmonter ses stratégies de parti. • Le PS a-t-il les moyens de se faire entendre ? - Il est clair que si certains jouaient la désunion, ils l’auraient sur toutes les échéances électorales à venir, cantonales, européennes et sénatoriales. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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