Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Emploi et développement
Dans la revue "l’Information en détail"
2 juin 2003

Le dernier numéro de la revue ’l’Information en détail’ fait le point sur l’Économie Sociale et Solidaire dans notre pays. Le Directeur du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Alix Séry, est le correspondant régional de l’Économie Sociale et Solidaire à La Réunion. Dans ’l’avant propos’ de cette étude, il expose les enjeux de ce secteur important de notre économie. Quelles seront les conséquences de la politique gouvernementale en matière de restrictions budgétaires sur l’Économie Sociale et Solidaire dans notre île ? Voilà un sujet qui devrait faire préoccuper toutes les personnes soucieuses du développement durable de La Réunion. On lira ci-après le texte d’Alix Séry.
Faire en sorte de construire une place pour tous dans notre société c’est là un enjeu capital, qui rassemble tous ceux qui croient en l’Économie Sociale et Solidaire et qui pensent que l’être humain doit être au centre de nos préoccupations.
L’Économie Sociale et Solidaire occupe en effet une place non négligeable à La Réunion : elle compte près de 3.400 structures, dont 3.000 associations, et un salarié sur huit y travaille. Il s’agit d’un secteur essentiel en termes d’emploi et de lien social.
En 2001, l’adoption du Plan Pluriannuel de Développement de l’Économie Sociale et Solidaire a fixé des objectifs pour La Réunion. Ce plan comporte entre autres un volet "capitalisation/recherche", dont l’objectif est à la fois d’encourager la réflexion des acteurs et des décideurs mais aussi de mieux faire connaître ce secteur. C’est dans ce cadre que s’inscrit la présente étude, fruit d’un partenariat entre les services Insertion et SEPES (Études, Prospective, Évaluation et Statistiques) de la DTEFP et l’INSEE.
D’autre part, la Chambre Régionale de l’Économie Sociale (CRES) va mettre en place dès 2003 un Observatoire Permanent de l’Économie Sociale et Solidaire chargé de rassembler toutes les études traitant directement ou indirectement de l’Économie Sociale et Solidaire. Ce numéro de "l’Information en détail" s’inscrit dans ce cadre en apportant de précieuses informations sur ce secteur, dont les contours restent vastes et parfois même "insaisissables".
Dès lors, si la connaissance est le début d’une action réussie, la DTEFP continuera à soutenir de telles actions avec le concours de tous ceux qui souhaitent développer l’Économie Sociale et Solidaire à La Réunion.
| Le contenu de l’étude |
|---|
| Sur les 370 millions d’habitants de l’Union Européenne, plus de 30% sont membres d’une organisation ou d’une entreprise de l’économie sociale, sachant qu’une même personne peut se retrouver dans plusieurs d’entre elles. Selon une étude publiée en 1997 par la Commission européenne, l’ensemble de ses composantes représentait en 1990, de 6% à 6,5% des entreprises et 5,3% de l’emploi privé.
L’adhésion à une association, une mutuelle ou une coopérative tend à se banaliser. Toutes ces organisations relèvent d’un secteur plus souvent désigné sous le terme d’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Selon l’un des spécialistes du domaine, J.-L. Laville, sociologue français, chargé de recherche au CNRS, l’ESS regroupe « l’ensemble des initiatives reposant sur l’implication des usagers et combinant ressources marchandes, non marchandes (dons et subventions) et non monétaires (bénévolat) ». La pluralité, la diversité des courants de pensée qui ont traversé les mouvements et les entreprises de l’économie sociale n’ont pas pour autant affaibli les fondements et l’adhésion à des principes communs (libre adhésion, égalité des membres, gestion démocratique, etc.) L’évaluation de ce secteur dans l’économie réunionnaise s’est faite à partir des données disponibles dans des fichiers administratifs, sans qu’ il y ait eu d’enquête particulière. On s’est concentré sur deux aspects facilement identifiables : l’unité juridique et les emplois salariés. Cette étude reste néanmoins très partielle. En effet, au-delà de ses salariés, l’ESS mobilise un large bénévolat difficile à évaluer en l’absence d’enquête spécifique. Cependant, ces premiers éléments de cadrage permettent d’apprécier les grandes lignes de ce secteur dans notre environnement local. La première partie s’efforce de mesurer la place occupée par l’ESS à La Réunion. La nomenclature utilisée est issue des travaux de l’Association pour le Développement et la Documentation sur l’Économie Sociale (ADDES). Son application au répertoire inter-administratif des entreprises et des établissements (Sirene) permet de mesurer la place occupée par l’ESS à La Réunion. Au-delà du simple dénombrement des établissements du département relevant de ce secteur, le répertoire Sirene permet aussi de connaître le domaine d’intervention (éducation, santé, social, sport, etc.) et l’implantation géographique de ces structures. |
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture