Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Développement durable
Un concept qui rémunère mieux le producteur
8 octobre 2003

L’association Réunion équitable est née en mai 2001 à l’issue de la première Quinzaine nationale du commerce équitable. Dès sa création, elle s’est fixée des axes d’interventions, avec comme idée première celle d’organiser la première Journée du commerce équitable dans l’océan Indien. Pour une meilleure implantation de ce concept dans notre zone, elle a entamé une série d’opérations de promotion et de sensibilisation depuis deux ans : dégustation de café équitable à l’Université, dans les cafés, lors des forums... La première Journée du commerce équitable dans l’océan Indien s’est déroulée en novembre 2001 avec l’appui de la Région, du Département, de la plate-forme du commerce équitable et du CROUS. Les actes de ces journées ont ensuite été publiés le 5 septembre 2002.
Une boutique du commerce équitable
Le plan d’action pour 2003, présenté à la presse en février, se déclinait en quatre parties : la création d’une boutique du consomm’acteur, la commercialisation de produits équitables labellisés dans la grande distribution, l’inscription des collectivités dans la démarche et l’élargissement du réseau associatif.
Après de nombreuses études et en partenariat avec les institutions, la première boutique équitable de La Réunion ouvrira ce mois-ci, au 56 rue Labourdonnais à Saint-Denis. L’association Equi-com.OI en est la gestionnaire et Réunion équitable se propose de créer la Commission de contrôle du commerce équitable dans l’océan Indien.
Réunion équitable s’est mise en relation avec tous les fournisseurs métropolitains de produits répondant à cette appellation et a proposé aux centrales d’achats des différentes enseignes de grandes et moyennes surfaces de l’île de commercialiser de telles marchandises.
Cora-Jumbo Score a été la première, en juillet 2002, a distribué les premiers produits équitables labellisés "Max Havelaar". Ces trois cafés et deux thés, sur propositions de Réunion équitable sont : le café de France arabica de Brocéliande, le Kalinda arabica haïtien de Lobodis, le Langani (moka éthiopien de Lobodis), Earl Grey de Darjeeling et Thé Vert de Darjeeling (Alter Eco). Suite au succès de l’opération, le chocolat et les jus de fruits devraient venir compléter cette première liste.
Réunion équitable, c’est aussi un site internet : www.reunion-equitable.asso.re. L’association espère que « la version 2003-2004 du site saura satisfaire encore mieux les internautes les plus avides d’information ». Le fonds documentaire en ligne a notamment été étoffé, de même que pour les livres et les rapports. Un système de prêt de documents écrits et vidéos pourra être mis en place.
Perspectives 2003 - 2004
La création de la Commission de contrôle du commerce équitable dans l’océan Indien fait partie des perspectives 2003-2004. Le principe est accepté par la Direction départementale du Travail, le Conseil régional et le Conseil général. Suite à la participation de l’association aux réunions de l’Agenda 21, il est envisagé de créer un organe de certification. Le bureau d’études spécialisés dans le commerce équitable sera chargé d’instruire les dossiers de demande d’attribution du label auprès des producteurs. La question de l’origine des finances nécessaires au lancement de cette structure est encore en suspens.
La structuration de la promotion du commerce équitable à La Réunion est aussi une ligne directrice des perspectives 2003-2004. Dans chacune de ses actions, l’association aborde la question de l’éducation à la consommation. Une collaboration peut s’installer entre Réunion équitable et l’Association réunionnaise d’éducation populaire.
Ce travail de sensibilisation nécessite de mettre en place un poste d’animateur pour répondre aux demandes formulées par les différents publics. Les activités de ce poste se déclineront en plusieurs champs d’actions : promotion sur les points de vente, sensibilisation scolaire, promotion auprès des collectivités, institutions et entreprises, développement du site internet et des moyens multimédias, relations avec les médias.
Pour plus de solidarité
Le développement de filières équitables dans l’océan Indien constitue une des préoccupations principales de l’association pour l’avenir. La création d’une filière de production pour le café robusta malgache, répondant à ce concept, a été proposée par deux torréfacteurs, de même pour la filière vanille aux Comores et la filière des épices et huiles essentielles. La pêche est une autre production envisagée. Le concept de tourisme équitable prend son essor, l’idée d’inclure parmi leurs destinations des villages ayant pris en charge l’accueil des visiteurs a retenu l’attention de Bourbon Voyages.
À La Réunion, la meilleure valorisation commerciale des initiatives d’insertion par l’activité économique comme Soleil Réunion ou le futur projet des Salines de Saint-Leu, constitue un axe de travail pour l’association des plus encourageants. La meilleure visibilité de ces produits au moyen d’une marque ou d’un label local permettrait aux Réunionnais de pouvoir choisir ces produits pour leur plus-value sociale. Le commerce équitable, né d’une initiative Nord-Sud, pourra alors bénéficier aux producteurs réunionnais les plus défavorisés.
| Le commerce équitable, une nouvelle manière d’échanger |
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| Partant d’un constat de déséquilibre de plus en plus marqué entre le Nord et le Sud, des organisations de producteurs et des consommateurs ont imaginé de nouvelles pratiques économiques.
Ces deux dernières décennies, les échanges commerciaux internationaux se sont multipliés aux dépens des pays du Sud, creusant les inégalités menaçant toujours plus des écosystèmes déjà fragiles. Le volume du commerce mondial est aujourd’hui 14 fois supérieur à ce qu’il était en 1980, dans le même temps, la planète a perdu environ 30% de ses richesses naturelles. En 1980, les 1,3 milliard d’habitants des pays pauvres étaient 22 fois moins riches que la population américaine. Aujourd’hui, ils le sont 86 fois moins. Un système d’échanges commerciaux entre le Nord et le Sud, respectueux des Droits de l’Homme et de l’environnement, qui constitue une réponse concrète aux difficultés croissantes des populations les plus pauvres. Les producteurs participant au commerce équitable gagnent en moyenne 40% de plus que dans le circuit commercial classique. L’accès aux soins et à l’éducation est devenu une réalité pour ces familles. Des produits de consommation courante, que l’on achète toutes les semaines au supermarché (café, thé, jus d’orange...) sont en grande majorité importés de ces pays, où le travail n’est pas payé bien cher au regard de conditions de travail et de vie très difficiles... De plus, ces produits sont soumis aux fluctuations incessantes du marché mondial (spéculation et aléas du climat), et les paysans d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie qui les cultivent ont bien du mal à prévoir si d’une année sur l’autre leur récolte leur permettra de survivre... D’autres produits sont aussi concernés par le commerce équitable, surtout dans le domaine de l’artisanat. C’est d’ailleurs le crédo de l’association "Artisans du monde", qui dispose de plus de 90 boutiques d’artisanat du monde en métropole. Aujourd’hui, des labels existent, garantissant aux consommateurs que nous sommes des produits qui assurent aux petits producteurs un revenu décent pour leur travail. Le label Max Havelaar est le plus reconnu en Europe, et est très actif en France, où il organise la Quinzaine du commerce équitable. "Réunion équitable" se veut être un pendant local à l’association Max Havelaar France, grâce à laquelle des actions de sensibilisation ont déjà commencé à être menées à La Réunion. Faire la promotion de cette démarche et aider à la connaissance de ces produits auprès des consommateurs et distributeurs réunionnais est le but de l’association "Réunion équitable". Prenons l’exemple du café, un produit quotidien s’il en est ! Il représente la 2ème marchandise échangée au monde après le pétrole, et la France en est le 3ème consommateur mondial ! D’origine sud-américaine et africaine, ce n’est pas une production qui empêche les petits paysans de souffrir de pauvreté... La Réunion importe son café en grande partie, sous diverses marques, de diverses qualités. Mais, comme ailleurs, sur le prix acheté, bien peu retourne au producteur... Un café labellisé "Commerce équitable" sera vendu un peu plus cher (15% environ, soit 2 francs sur un paquet de 250 grammes), mais ce surcoût sera intégralement reversé au producteur. Le principe est de garantir au producteur un prix d’achat fixe, indépendant des fluctuations des cours mondiaux ! Le transfert de cette somme est garanti par l’instauration du label, qui contrôle à la fois les producteurs au "Sud", et les importateurs et torréfacteurs au "Nord". Le contrôle est effectué pour assurer auprès des producteurs, regroupés en coopératives : - la production d’un café de qualité, - des conditions de travail décentes, sans exploitation des enfants..., - le pré-financement des récoltes, pour une activité agricole durable, - des investissements dans le développement pour tous (santé, éducation...). Les petits paysans des pays défavorisés ont ainsi les moyens réels de leur subsistance, sans aucune forme d’assistance ! Les importateurs et torréfacteurs s’engagent, eux, à redistribuer auprès de ces producteurs l’argent que le consommateur consent à verser en plus du prix habituel : le contrôle se fait aussi à ce niveau là. Dans le système du commerce équitable, les producteurs se regroupent en coopératives, et sont désormais les seuls interlocuteurs directs des importateurs. Ces derniers ont la garantie d’un produit de qualité et d’un approvisionnement régulier. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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