Dimanche à 21 heures 50 sur Tempo : ’Cécile Rol-Tanguy, une combattante de la liberté’

Rendez-vous à Aurère avec ’Kostim 3 Pies Savat 2 Dwa’.

29 octobre 2005

L’histoire d’un couple de grands résistants...

Un reportage réalisé par Patrick Barbéris.

Cécile Rol-Tanguy, épouse de l’un des principaux acteurs de la libération de Paris, mais aussi et surtout résistante de la première heure, livre dans ce film les souvenirs intimes de son courageux combat.
Les destins de Cécile Le Bihan, dactylo, dont le père, François Le Bihan, est un des membres fondateurs du Parti communiste français, et de Henri Tanguy, ouvrier métallurgiste et militant syndicaliste, se sont croisés un jour de 1936 au Syndicat des métaux.
En février 1937, Henri s’engage dans les Brigades internationales et part combattre en Espagne. Adhérente des "Jeunes Filles de France", Cécile devient sa marraine de guerre. Ils se marient en 1939. Six mois plus tard, la guerre éclate. En 1940, après la mort de leur petite fille Françoise et l’arrestation de son père pour activité communiste, Cécile entre dans la clandestinité : "Je n’avais plus rien à perdre", dit-elle. "Je suis entrée dedans sans aucun état d’âme sinon mon chagrin."
Henri, démobilisé, la rejoint dans un Paris déserté. Il rentre à son tour dans la Résistance et, grâce à elle, renoue avec ses compagnons. Sans jamais hésiter, elle épouse tous ses engagements et ses combats.

Avec l’habitude et les images qui envahissent nos écrans, on laisse passer sans les voir des histoires, de ces petites histoires qui ont fait la grande. Mais ce dimanche, je n’aimerai pas que l’on passe à côté de ce couple, Henri et Cécile Rol-Tanguy qui ont fait ce que nous sommes et qui, sans jamais renier aucun de leurs idéaux, ont défriché les chemins qui mènent à l’humanité. Il n’y a pas si longtemps, à l’occasion de la projection de "L’aveu", un des chefs d’œuvre de Costa-Gavras, je vous ai parlé d’un autre couple de grands résistants, celui de Lise et Arthur London et je pourrai continuer tant la liste est longue. Je ne peux cependant omettre de citer Lucie et Raymond Aubrac parmi tous ces grands résistants qui font qu’aujourd’hui, nous n’avons pas à saluer des drapeaux dont nous n’avons que faire, avec un bras tendu vers l’ignoble !
Alors même si l’annonce de la diffusion de ce reportage est reléguée, en tout petit, au fond de votre magazine télé, moi je souhaite le mettre en avant. Comprenez que ce n’est pas tous les jours que vous entendrez parler des âmes simples remplies d’amour, partageant une idée, certes modeste, mais ô combien porteuse d’espoir ! Cette idée, c’est que l’on peut vivre d’amour et de liberté, car voyez vous l’amour est le support qui a forgé le destin de ces couples. Rien ne peut être aussi beau à regarder que ces couples qui épris d’amour embrassent ensemble le même combat, ils sont arrivés à vivre une passion qui défie les lois et les règles qui se propagent désormais dans le monde, ils nous montrent que le couple est une valeur sûre et forte dans la joie comme dans la peine.
Qui de l’homme ou de la femme entraîne l’autre à se surpasser ? Nul ne le sait, il semblerait que cela soit la résultante d’une alchimie peu complexe de moins en moins usitée et que l’on en ait malheureusement perdu une partie de la recette, je crois que cela s’appelle l’Amour. Le trait commun de ces caractères bien trempés, c’est qu’ils avaient tous, chevillé au cœur, un petit bout de chiffon rouge, de celui dont on fait les révolutions juste pour les justes. J’ai toujours pensé qu’il y aurait une décoration bien plus belle que la légion d’honneur, cette décoration apparaîtrait comme une image subliminale sur le sein gauche de ces hommes et de ces femmes, un bout de chiffon rouge où serait écrit : "celle-ci ou celui-ci est un juste" ! Non, ne cherchez pas, une telle décoration n’existe pas, elle sort tout droit de mon imagination, mais croyez-moi, elle aurait de la gueule, portée par ces couples qui ont lutté pour que l’on puisse encore écrire le mot LIBERTÉ.

Philippe Tesseron
http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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Témoignages - 82e année


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