« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
• Poursuite de la grève à la Poste de La Rivière
3 janvier 2004

Une nouvelle fois, la rencontre d’hier entre la Direction du groupement courrier de La Poste et l’intersyndicale des postiers a tourné court dans le conflit qui les oppose sur le projet de transfert du service postal de La Rivière à Saint-Louis.
Selon un communiqué de la Poste, une proposition avait été faite à l’intersyndicale pour proposer « la suspension de la mise en œuvre du projet jusqu’à décembre 2004 ». Toujours selon le communiqué de la Poste, les représentants de l’intersyndicale, après une interruption de séance, ont refusé cette proposition. Et la Poste de s’interroger dans ce communiqué « sur la réelle volonté de sortir du conflit de l’intersyndicale. En effet, chaque fois qu’un accord est trouvé et que sa rédaction est finalisée, il est immédiatement refusé par les représentants du personnel sans raison apparente ».
Ce point de vue de la Direction de la Poste, on s’en doute, n’est absolument pas partagé par l’intersyndicale. Pour Jean-René Maillot, de l’intersyndicale CGTR-PTT-FO, il convient de bien s’entendre sur les mots. « Lorsqu’on nous dit que le projet est suspendu jusqu’à décembre 2004, cela veut dire qu’on en rediscutera en 2005. Or, lorsque nous avons demandé des précisions sur ce point après avoir consulté la base, la Direction nous répond que le projet est suspendu jusqu’en décembre 2004, mais que d’ici là, tout le processus se mettra en œuvre. À partir de là, nous disons non. Ou le projet est suspendu, ou il ne l’est pas ! »
Pour le porte-parole de l’intersyndicale, cette proposition de suspension émane des rangs des grévistes, qui souhaitaient trouver une porte de sortie à ce conflit, afin de ne pas pénaliser les usagers. Mais pas question de jouer sur les mots. « Par exemple, si on dit à un conducteur que son permis est suspendu, cela veut dire qu’on lui retire son permis et qu’il n’a plus le droit de conduire durant toute la durée de la suspension. Or là, on nous dit que le projet est suspendu, mais tout le processus pour sa mise en place continuera durant l’année 2004… »
Pour autant, le dialogue n’est pas rompu. Les deux parties sont d’accord pour continuer les discussions. Mais là encore, on n’est pas sur la même longueur d’ondes. Ainsi, Jean-René Maillot souligne qu’il a informé la Direction de la Poste de reprendre les négociations dès ce matin.
Dans un communiqué, la Poste fait savoir qu’elle propose, elle, une rencontre lundi matin… « Et encore, on nous a fait comprendre que lors de la prochaine réunion, on reviendrait même sur ce qui était déjà acquis, notamment sur les conditions de reprise du travail… », affirment les grévistes.
Le porte-parole de l’intersyndicale rappelle également que dans ce conflit, les grévistes ont demandé au préfet de désigner un médiateur. À quoi il leur a été répondu que « toutes les possibilités de négociation n’ont pas encore été épuisées » et qu’en conséquences, désigner un médiateur serait « prématuré ».
Jean-René Maillot rappelle que la grève dure maintenant depuis quatre semaines et que, selon les chiffres même de la Poste, ce sont 82.000 plis qui sont en souffrance ainsi que 1.000 courriers en recommandé et 500 colis. « Pourtant tous ces courriers, tous ces colis, les usagers les ont payés à la Poste pour leur acheminement.
Aujourd’hui, la Poste voudrait nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas », estime M. Maillot.
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