Culture et identité

Retrouver la dimension familiale de la Fête de la lumière

Dipâvali au temple de Portail à Piton Saint-Leu

28 octobre 2003

Plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées dans la nuit de vendredi à samedi à la salle polyvalente de l’ancien temple de Portail. La salle polyvalente était pour l’occasion une grande maison, où il était possible de fêter ensemble Dipâvali de manière familiale. Cette initiative était le résultat d’un partenariat entre l’Association culturelle de l’ancien temple tamoul du Portail, l’Association de l’ancien temple du Portail, l’Association Dropary Amen de Piton Saint-Leu, l’Association shivaïste de Stella et l’Association du temple Emmanuel Tionhoué. Une démarche d’ouverture qui se situe dans le prolongement des actions entreprises de longue date par l’Association culturelle de l’ancien temple tamoul du Portail. Cette dernière a déjà organisé des conférences, des expositions et des formations pour qu’entre Réunionnais, nous puissions mieux nous connaître. Dans le quartier, chacun a encore en mémoire les festivités du Jour de l’an tamoul 5104 où il était possible, par exemple, de visiter le chantier d’extension du temple.
À la nuit tombée, deux rangées de lampes étaient allumées pour baliser le chemin jusqu’à l’entrée de la salle polyvalente. Et chacun apportait sa contribution à la préparation des gâteaux qui allaient être servis le lendemain matin. Des heures de travail étaient en effet nécessaire pour confectionner les sucreries qui allaient être disposées autour de la statue de Lakshmi, en compagnie des vêtements neufs, autre symbole important de Dipâvali.
Au cœur de la nuit, une cérémonie commençait au cours de laquelle chaque mère de famille allait apporter auprès de Lakshmi une lampe à huile. Ce geste s’est répété pour chaque famille, comme si chacun s’était trouvé dans sa propre maison.
Alors que le jour se levait, la cérémonie touchait à sa fin. Les gâteaux étaient partagés, tandis que des vêtements étaient distribués. M. Mardaye, de l’Association culturelle de l’ancien temple tamoul du Portail, expliquait qu’il n’était pas possible de donner à tout le monde des habits neufs, alors chacun a pu recevoir un mouchoir qui symbolisait la tradition des vêtements reçus après le bain traditionnel. Dipâvali se terminait alors avec l’explosion des pétards allumés par les garçons. Des gâteaux étaient alors emportés, afin d’être offerts aux habitants du quartier. Une cérémonie religieuse était prévue dans la journée de samedi au temple de Portail.
Pour les organisateurs de cette soirée, l’objectif est que, l’an prochain, le plus grand nombre possible de familles fête Dipâvali à la maison, afin que le quartier du Portail s’illumine avec les lueurs des lampes à huile lors de Dipâvali 5105.


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