L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Économie
L’INSEE publie son étude
18 octobre 2003

Dans son dernier numéro, l’INSEE consacre un dossier aux revenus. « Les salaires forment les trois quarts de la masse globale des revenus des ménages ». Mais surtout, ils restent très en deçà du niveau national.
Pour arriver à cette conclusion, l’équipe de l’INSEE a travaillé sur ce que l’on appelle le "revenu disponible brut" (RDB) qui est « un concept de la comptabilité nationale qui permet de cerner l’ensemble des revenus des ménages, qu’ils proviennent de l’activité, du patrimoine ou de prestations sociales ». En fonction des données reçues, l’INSEE affirme que « le revenu des ménages s’est accru entre 1993 et 1999 à un rythme moyen de 7,1% par an, supérieur à celui de la croissance économique (6%) ». Cette croissance ne peut néanmoins cacher que « le RDB par habitant reste très en deçà du niveau national (9.304 euros contre 14.373 euros) ». Pourquoi ? À cause de la progression démographique toujours forte.
Les raisons de cette progression sont à trouver dans l’alignement du SMIC réunionnais sur celui de la métropole, dans la création d’emplois salariés.
Par ailleurs, cette croissance est aussi liée à l’augmentation des prestations sociales versées aux ménages. Mais cette hausse est à pondérer car « leur poids dans le revenu des ménages diminue légèrement depuis 1997, au profit des revenus d’activité ». Et dans le même temps, « ces prestations restent très inférieures à celles versées en France (4.549 euros par habitant en 1999), où le poids des retraites est prépondérant ». Les prestations par habitant à La Réunion s’élèvent à seulement 2.668 euros.
Si les retraites à La Réunion représentent 30% des prestations, en France, elles représentent 75%. Normal, au vu de la pyramide des âges, du taux de chômage important, depuis des années, du fait que bon nombre de Réunionnais ne peuvent prétendre à une retraite complète, faute d’avoir travaillé pendant le temps nécessaire.
Les situations entre France et Réunion étant structurellement différentes, cela entraîne des répartitions différentes dans les autres prestations. À cause du taux chômage, les allocations chômage sont ici plus fortes (15,7% contre 8,6%). À cause de la progression démographique, les allocations familiales sont plus importantes ici qu’en France (31,4% contre 12,2%). À cause du sous emploi, les Réunionnais sont nombreux à être "au RMI", d’où la différence entre les prestations versées (11,4% contre 2,3%). Et l’INSEE explique : « si le montant du RMI reste modeste (216 millions d’euros en 1999, soit 3,6% du RDB des ménages), sa progression en revanche est sensiblement plus rapide que celle des autres prestations sociales (+60% depuis 1993 contre 40,5%) ».
Autre composante des revenus : la partie "dépenses", et essentiellement les impôts. « Les impôts sur le revenu et le patrimoine payés par les ménages s’élèvent à 338 millions d’euros en 1999, soit 5,7% de leur RDB (14,7% au niveau national) ».
Dans le montant global des impôts versés par les Réunionnais, arrive en tête l’impôt sur le revenu (54,7%), puis la CSG, la CRDS, la taxe d’habitation, la vignette (supprimée depuis). « L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ne représente à La Réunion que 3,4 millions d’euros, soit par habitant près de sept fois moins qu’en France ».
Et l’INSEE de conclure : « Les cotisations sociales comptent pour 21,5% dans le RDB des ménages (32,1% au niveau national) et constituent la principale source fiscale de redistribution à La Réunion. Cependant, elles évoluent depuis 1993 à un rythme contenu (+3,8% en moyenne par an), très inférieur à celui des prestations sociales versées ».
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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