Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Culture
Orchestre Toussaint : les cuivres de Sainte-Rose
13 août 2003

Le tout premier ’compact disc’ des musiciens de l’Orchestre Toussaint de Sainte-Rose sera dans les bacs des disquaires dans quelques semaines, en octobre plus précisément. L’album comprendra une quinzaine de titres, qui ont fait les beaux jours des ’bal la poussièr’ où les belles jeunes filles et les fiers jeunes gens d’antan venaient danser.
L’orchestre en cuivre Toussaint va prochainement éditer un album aux chauds accents de la musique lontan de La Réunion. Au menu de ce premier CD, on trouvera des romances faisant partie intégrante de la mémoire culturelle collective. On y retrouvera ainsi "Ti fleur fanée", "L’assassin", "Ti Angélo", "Séga Palma" ou encore "Cognac Perrier".
De la musique réunionnaise dans toute sa force et toute son authenticité à mettre au compte des six compères de ce groupe, qui est l’un des derniers orchestres en cuivre à La Réunion. À noter que ce CD, qui doit paraître en octobre prochain avec le soutien du Pôle régional des musiques actuelles (PRMA), bénéficiera du plus grand label patrimonial français, Frémeaux et Associés. Il sera distribué dans 32 pays dans le monde.
Âgés de 47 à 75 ans, Toussaint Miquel, le leader du groupe, et Jean-François Mandrin au saxophone, Michel-Augustin Lauret à la grosse caisse, Jean-Marc Omar à la caisse claire, Jean-Michel Lauret à l’accordéon et Marceau Persée (le Miles Davis du groupe) à la trompette, s’en donnent à cœur joie.
Si ces musiciens se connaissent depuis toujours pour avoir grandi ensemble, ce n’est que depuis quatre ans qu’ils ont eu la bonne idée d’unir leurs talents et leurs instruments pour former leur groupe. Chemise blanche, cravate, pantalon et feutre noirs, les compagnons du cuivre se produisent essentiellement dans les mariages, les anniversaires, les fêtes de quartier ou "dan in ti trou fénoir", comme le dit Michel-Augustin Lauret.
Les six compères n’avaient jamais osé espérer avoir un jour leur propre disque. Il s’agissait d’un rêve trop fou, pensaient-ils. Gilbert Pounia n’était pas du même avis. Pour le leader du groupe Ziskakan, musicien tout à la fois chanteur et poète, « in romans la vi, i pas, i amas, i éfas pa ». C’est lui qui a eu l’idée d’immortaliser sur un CD les morceaux joués par l’Orchestre Toussaint.
L’enregistrement des morceaux a été effectué dans la petite case de Toussaint Miquel, à Sainte-Rose, pour donner un aspect "live" et familial au disque.
Avec la sortie de leur CD, les 6 joyeux lurons s’accordent à dire que désormais, « nou va pous lo rèv pli loin ». Ainsi, ils comptent participer au
festival mondial de la fanfare, qui a lieu chaque année dans le Sud de la
France, et avoir des échanges avec d’autres musiciens de l’océan Indien, particulièrement avec ceux de Rodrigues.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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