Réforme de l’OCM-sucre

Six mois pour gagner

Les acteurs de la filière veulent se battre

24 septembre 2003

Dans son édition d’hier et à la veille de la présentation aux ministres de l’Agriculture des Quinze du rapport de la Commission sur la réforme de l’OCM-sucre, "le Quotidien" a recueilli les opinions de plusieurs acteurs de la filière canne-sucre. Tour à Tour, Xavier Thiéblin, président du syndicat des industriels du sucre de La Réunion, Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER, Jean-Bernard Hoarau de la FDSEA et Nicolas Allaguirissamy ont donné leur opinion.
Si, comme le note "le Quotidien", ils « ne sont pas aussi alarmistes que Paul Vergès » tous estiment nécessaires de rester vigilants et, surtout, soudés. « Nous devons au niveau local présenter une position commune et apparaître unis », plaide Xavier Thiéblin qui rappelle que « l’interprofession s’est déjà mobilisée ». Jean-Bernard Hoarau qui appelle à ne pas céder au catastrophisme se félicite du soutien de la Région. Tout en regrettant que les élus ont une part dans la situation d’aujourd’hui, Nicolas Allaguirissamy estime que « le combat de demain devra gommer les étiquettes syndicales et soutenir les efforts de l’interprofession et des politiques ». De son côté, Jean-Yves Minatchy résume bien la position générale en déclarant au "Quotidien" : « nous devons rester vigilants et soudés ».

L’urgence de s’unir

Sans doute "le Quotidien" est-il agacé par la place prise par la Région dans cette bataille (voir notre article sur son « pétard mouillé »), les acteurs de la filière lui donnent une véritable leçon. Ils reconnaissent la nécessité et l’urgence de s’unir pour affronter ensemble la nouvelle étape qui s’annonce. C’est le message essentiel lancé par le président de la Région non pas depuis hier, mais il y a déjà plus d’un an lorsqu’il co-organisait le colloque de Stella sur la canne et qu’il lançait le mot d’ordre du rassemblement de toutes les parties concernées.
Mais l’heure n’est sans doute pas à savoir qui a sonné l’alarme en premier. L’heure n’est plus à imaginer ce que prépare Bruxelles et à quelle sauce la filière sera ou pas mangée. Depuis que le document de la Commission a été rendu public - et on devrait en savoir un plus après sa présentation hier aux ministres européens de l’Agriculture - nous avons des éléments précis devant nous. Soit : les hypothèses de travail de l’instance bruxelloise et le calendrier de la réforme. Nous ne raisonnons plus sur des hypothèses mais sur du concret.

Le plus dur est encore à venir

Le temps n’est plus aux procès d’intention et à savoir qui est parti le premier sur la ligne de départ, mais bien de connaître ce que les uns et les autres comptent faire. Or, le message essentiel que lancent les acteurs de la filière sans s’être concertés entre eux est qu’il faut rester unis. C’est l’essentiel.
Mais, le plus dur est encore à venir. Quelles solutions pouvons faire avancer ensemble tout en nous appuyant sur le statut de RUP ? Qu’avons-nous à proposer à Bruxelles ? Le statu-quo et le statu-quo uniquement et essentiellement pour La Réunion ? Ou bien des solutions innovantes qui nous permettent de sortir de manière définitive de l’impasse ? Ce débat, il faudra bien le mener. Or, le temps presse puisque les dispositions législatives qui seront issues de la réforme devront être votées au plus tard en avril 2004, c’est-à-dire deux mois avant qu’on ne procède à l’élargissement et au renouvellement du Parlement européen.
Dans son édition d’hier et à la veille de la présentation aux ministres de l’Agriculture des Quinze du rapport de la Commission sur la réforme de l’OCM-sucre, "le Quotidien" a recueilli les opinions de plusieurs acteurs de la filière canne-sucre. Tour à Tour, Xavier Thiéblin, président du syndicat des industriels du sucre de La Réunion, Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER, Jean-Bernard Hoarau de la FDSEA et Nicolas Allaguirissamy ont donné leur opinion.
Si, comme le note "le Quotidien", ils « ne sont pas aussi alarmistes que Paul Vergès » tous estiment nécessaires de rester vigilants et, surtout, soudés. « Nous devons au niveau local présenter une position commune et apparaître unis », plaide Xavier Thiéblin qui rappelle que « l’interprofession s’est déjà mobilisée ». Jean-Bernard Hoarau qui appelle à ne pas céder au catastrophisme se félicite du soutien de la Région. Tout en regrettant que les élus ont une part dans la situation d’aujourd’hui, Nicolas Allaguirissamy estime que « le combat de demain devra gommer les étiquettes syndicales et soutenir les efforts de l’interprofession et des politiques ». De son côté, Jean-Yves Minatchy résume bien la position générale en déclarant au "Quotidien" : « nous devons rester vigilants et soudés ».

L’urgence de s’unir

Sans doute "le Quotidien" est-il agacé par la place prise par la Région dans cette bataille (voir notre article sur son « pétard mouillé »), les acteurs de la filière lui donnent une véritable leçon. Ils reconnaissent la nécessité et l’urgence de s’unir pour affronter ensemble la nouvelle étape qui s’annonce. C’est le message essentiel lancé par le président de la Région non pas depuis hier, mais il y a déjà plus d’un an lorsqu’il co-organisait le colloque de Stella sur la canne et qu’il lançait le mot d’ordre du rassemblement de toutes les parties concernées.
Mais l’heure n’est sans doute pas à savoir qui a sonné l’alarme en premier. L’heure n’est plus à imaginer ce que prépare Bruxelles et à quelle sauce la filière sera ou pas mangée. Depuis que le document de la Commission a été rendu public - et on devrait en savoir un plus après sa présentation hier aux ministres européens de l’Agriculture - nous avons des éléments précis devant nous. Soit : les hypothèses de travail de l’instance bruxelloise et le calendrier de la réforme. Nous ne raisonnons plus sur des hypothèses mais sur du concret.

Le plus dur est encore à venir

Le temps n’est plus aux procès d’intention et à savoir qui est parti le premier sur la ligne de départ, mais bien de connaître ce que les uns et les autres comptent faire. Or, le message essentiel que lancent les acteurs de la filière sans s’être concertés entre eux est qu’il faut rester unis. C’est l’essentiel.
Mais, le plus dur est encore à venir. Quelles solutions pouvons faire avancer ensemble tout en nous appuyant sur le statut de RUP ? Qu’avons-nous à proposer à Bruxelles ? Le statu-quo et le statu-quo uniquement et essentiellement pour La Réunion ? Ou bien des solutions innovantes qui nous permettent de sortir de manière définitive de l’impasse ? Ce débat, il faudra bien le mener. Or, le temps presse puisque les dispositions législatives qui seront issues de la réforme devront être votées au plus tard en avril 2004, c’est-à-dire deux mois avant qu’on ne procède à l’élargissement et au renouvellement du Parlement européen.


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