« Route de la soie polaire » : La Réunion face au déplacement des routes maritimes mondiales
19 août, parConséquence de la fonte de la banquise et de la guerre au Moyen-Orient
À 20 heures 10 sur TPS Ciné Culte Parabole Réunion
11 janvier 2007

Film américain de Michael Moore. Scénario : Michael Moore. Interprètes : Rick Nielsen, Phil Knight...
Dans “The Big one”, Michael Moore s’attaque une nouvelle fois au système capitaliste en tirant à boulets rouges sur les patrons des firmes multinationales.
L’idée de départ de Michael Moore est alléchante : aller à la rencontre de PDG de grandes sociétés qui ont la particularité de réaliser d’énormes bénéfices et de licencier massivement leurs salariés. Le réalisateur s’interroge, faussement naïf, sur ce phénomène de plus en plus courant qui a transformé le rêve américain en un cauchemar. Seulement, pour mener à bien son entreprise, Michael Moore utilise la tournée de promotion de son livre "Downsize this" (Dégraissez-moi ça !) à travers les Etats-Unis en 1996. Son livre a été publié par une maison d’édition (Random House) dont le propriétaire n’est autre que Rupert Murdoch, un de ces fameux patrons auquel il s’attaque. Cette contradiction initiale jette une certaine ambiguïté. Michael Moore, lui, se veut nuisible en étalant au grand jour les méfaits du système. Il a l’audace de profiter des moyens financiers que lui donne ce même système pour le critiquer encore plus.
Un pamphlet sans concession
Pour cette soirée, on peut, sans trop se fatiguer, trouver de quoi se distraire à bon compte. Ce soir, c’est cinéma à tous les étages ! Que vous cherchiez sur le hertzien ou sur les bouquets satellitaires, vous pourrez manger facilement de la pellicule. Alors, amis cinéphiles, c’est votre soirée ou jamais ! Bien entendu, à vous de rechercher d’abord la qualité, ensuite le thème qui vous inspire le mieux. En ce qui me concerne, mon cœur va balancer entre Télé Réunion qui va diffuser "La bûche" de Daniel Thompson et Tempo où l’on pourra voir ou revoir l’excellente œuvre de Jean-Paul Rappeneau "Le hussard sur le toit". Mais puisqu’on en est à parler cinéma, on ne peut pas ignorer un genre cinématographique qui prend de plus en plus de place, c’est le documentaire ! C’est aussi du cinéma ! Alors, pour les chanceux qui sont abonnés au bouquet satellitaire Parabole Réunion, sur TPS cinéculte, ce soir, il y a une petite merveille qu’il ne faudra pas rater ! Il s’agit de "The big one".
Fidèle à son audace d’investigation, Michael Moore poursuit sa lutte contre les hommes haut placés aux États-Unis, qu’ils soient politiciens ou patrons d’entreprises. Son dernier documentaire, "The big one" (nom que Moore souhaiterait substituer au nom pompeux de "United States of America") démontre une fois de plus les rouages du système politico-économique aux États-Unis. Dans ce documentaire réalisé, comme à son habitude, caméra à l’épaule, le pourfendeur de la société bien pensante américaine marie une nouvelle fois dynamisme et humour, pour un pamphlet sans concession.
Bref, c’est du grand Michael Moore. Il déroule ici son humour sarcastique, dévastateur et qui finit par s’assombrir lorsque l’on comprend où il veut nous amener. Il fustige à longueur de pellicule l’immobilisme inhumain des "riches de ce monde". Ce cloisonnement de l’esprit devant la misère d’autrui est frappant chez ces responsables d’entreprises. Le film démolit l’autosatisfaction, le profit et le monopole de la réussite attribué à une seule personne, mais retrace paradoxalement le trajet de Moore à travers les États-Unis qui fait la promotion de son livre à succès.
Cette contradiction est une des grandes qualités de ce documentaire dans lequel Moore montre plusieurs fois qu’il se fait applaudir avec vigueur dans les salles de conférence. Il se montre à l’écoute des autres, humain, drôle, inventif, courageux. Or, c’est précisément de l’égocentrisme, du narcissisme, de la mégalomanie et de la toute puissance d’un homme face au peuple dont traite clairement Moore.
"The big one" est un film plus complexe et ambigu qu’il en a l’air, et le trublion américain jouit de la farce qu’il fait subir à ceux-là mêmes qui, avec leur argent, lui ont donné les moyens de les dénoncer. Il nous manque décidément, chez nous, en France, un Michael Moore et pourtant, que de travail en perspective !
Conséquence de la fonte de la banquise et de la guerre au Moyen-Orient
Mézami l’ONU la désside lo 21 février sé lo zour internassyonal pou la lang matèrnèl.Sa i vé dir l’assanblé-la la désside la lang matèrnèl lé (…)
In kozman pou la route
Une ligne régulière maritime entre la Chine et l’Occident par l’Arctique
Paris doit assumer financièrement ses responsabilités à La Réunion
Département et Région présentent leurs principales mesures
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Combattre les causes du chômage de masse
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens