Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
L’avenir de la filière canne-sucre
L’intervention de Paul Vergès au colloque de Stella (5 octobre 2002)
25 septembre 2003

Pour ’le Quotidien’, en organisant dimanche une conférence de presse sur l’avenir de la canne-sucre, le président de la Région se « réveillait » après être resté longtemps silencieux sur ce problème. Selon le journal de Jean-Louis Rabou, Paul Vergès aurait eu en tête d’autres préoccupations bassement électoralistes. Dans notre édition d’hier nous écrivions que ce genre de commentaires ne pouvaient qu’émaner d’un journaliste ignare et de mauvaise foi.
Nous rappelons notamment, qu’il y a un an, la Région co-organisait un colloque sur l’avenir de la canne. Dans son intervention de clôture, prononcée le 5 octobre, Paul Vergès remettait les choses en perspective en exposant tous les défis que La Réunion et sa filière canne-sucre allaient devoir relever dans les 4 ans à venir. Le président du Conseil régional passait en revue les éléments à prendre en compte (évolution sur le plan mondial de la production et de la consommation de sucre, initiative ’tous sauf les armes’, réforme de l’organisation communautaire du sucre...). Une mise en garde suivie par un appel à l’union de tous les partenaires de la filière qui élargit considérablement la perception du problème. Nous reproduisons, ci-dessous l’intégralité de l’intervention du président de la Région qui reste d’actualité.
Il est illusoire de penser clôturer aujourd’hui ces débats, alors que s’ouvre un long débat de fond sur l’avenir de la filière. Après les interventions remarquables que nous venons d’entendre, les politiques sont évidemment dans le questionnement et il n’est pas possible de livrer une bataille dont l’urgence et la gravité ont été soulignés, sans d’abord comprendre. et c’est sans doute ce qui explique la présence élevée des politiques dans notre auditoire aujourd’hui.
Je crois qu’il nous faut partir d’un état d’esprit à La Réunion. Les champs de bataille d’aujourd’hui, ne tournent plus autour du problème entre canniers et betteraviers qu’on a connu au moment des contingentements des années 30. Le problème aujourd’hui se pose à l’échelle du monde et sur ce plan je crois qu’il faut voir la complexité de la situation, la gravité du problème et ne pas croire que tout se réglera à coup de slogan, à coup de mot d’ordre ou d’explications simples « y’a qu’à faire ceci, y’a qu’à faire cela », laissons ça aux courriers des lecteurs.
Et c’est pourquoi dans ce domaine, - je reprendrais la phrase d’un homme célèbre, qui se dirigeant vers le Moyen Orient, disait qu’il allait vers cette région complexe avec des idées simples - et nous essayons de simplifier les données pour les politiques qui devront jouer leur rôle dans la bataille qui s’engage. Il est évident que dans ce domaine nous devons partir de notre réalité. Et notre réalité c’est que nous ne sauverons pas la filière canne sucre à La Réunion si nous ne nous concentrons pas sur le problème humain. Ce problème se pose en terme de conditions de survie, se pose également en terme de compétitivité des surfaces, il est évident qu’avec le régime foncier actuel, on peut sauter comme un cabri et dire : « Il faut défendre les planteurs, il faut défendre les planteurs » si nous n’avons pas la surface nécessaire pour développer, augmenter la productivité, c’est un discours qui ne sert à rien. Il y a des problèmes liés à la formation, il y a le problème de l’utilisation et de l’application des avancées obtenues en matière de recherche. Je pense qu’il est intolérable d’entendre un planteur dire : « c’est un colloque inutile puisqu’il va réunir des chercheurs ». Donc sur ce plan, il faut élever le niveau de compréhension de différents acteurs et surtout élever celui de la compréhension des politiques. Il y a une filière à sauver à La Réunion et tenir compte de la place de l’agriculture dans l’économie réunionnaise.
Ceci étant dit, je crois que la préoccupation d’un politique c’est de voir comment agir dans le cadre du rapport de force à La Réunion, dans le cadre du rapport de force politique en France, dans l’Union européenne et ailleurs. Je crois qu’à La Réunion, le problème c’est de sortir de nos problèmes de microcosme de, comme dit le kréol de « ladi lafé », cela veut dire que les uns et les autres colportent toute sorte de rumeurs, opposent des personnes, et je crois qu’il faut en tirer des leçons, en tout cas moi j’en tire. Il y a un certain nombre de décennies, il y a eu un problème grave ici concernant un secteur de l’industrie et les planteurs de La Réunion. On a fait la démonstration que ce que les gens disaient être impossible : deux personnes de qui on disait qu’ils ne se croiseront jamais, se sont entendus pour sauver une usine, ses ouvriers et ses planteurs. C’est le modèle que nous devons trouver pour La Réunion aujourd’hui. C’est que sans rien abdiquer sur les oppositions entre planteurs, sucriers et les autres, il ne s’agit pas de les éteindre, et de les éliminer, il s’agit de leur donner leur juste place. Ce sont des contradictions interprofessionnelles entre nous, mais ça n’a rien à voir avec la contradiction fondamentale qui existe aujourd’hui entre les partisans de l’ultralibéralisme qui éliminent tous ceux qui à leurs yeux ne sont pas rentables. C’est cette contradiction là qui devient la contradiction fondamentale qui n’élimine pas l’autre, mais qui la relativise. C’est la première chose à régler entre nous, Réunionnais, si nous voulons sauver la filière ; et ça n’est pas facile quand on connaît notre pays, mais enfin, il le faut.
La deuxième chose, c’est d’essayer de voir comment, avec nos 200.000 tonnes, nous allons survivre face à la production européenne et à la production mondiale. Quelles sont les perspectives ?
À l’échelle du monde, du fait de la démographie et de l’élévation du niveau de vie, nous allons vers un développement de la production sucrière. Au sein de l’Europe, à laquelle nous sommes intégrés, le problème ne se pose pas en terme de développement de la production pour aller au-delà de la production actuelle, il s’agit au contraire de revoir les quotas, de stabiliser, de freiner. Il s’agit de savoir comment allons-nous nous orienter face à cette contradiction à l’échelle du monde. C’est le problème principal pour sauver les avantages et les acquis, et on a soulevé ici et là, un problème qui peut apparaître comme un problème tactique, un problème logique mais qui a une importance stratégique. Il est évident que si nous devons passer de 130 millions de tonnes à l’échelle mondiale, à près de 200 millions dans 30 ans et avec les règles qui sont celles de l’OMC sur lesquelles le Brésil, l’Australie, et les autres s’appuient, et sur lesquelles le groupe de Cairns s’appuie, on ne peut qu’essayer dans ce domaine, j’allais employer l’expression un peu vulgaire de « limiter les dégâts » avec les mécanismes en place au sein de l’Union Européenne ; mais non pas compter sur notre développement. Alors à partir de là, il est évident, ce que j’ai cru comprendre, c’est que les groupes puissants de betteraviers en Europe, qu’ils soient planteurs ou qu’ils soient industriels, qu’ils soient en coopératives ou en organisation de société, alors qu’ils sont le premier ou deuxième exportateur mondial aujourd’hui, leur problème c’est leur développement et leur survie dans un marché qui devient mondial. Alors la logique, et bien c’est d’aller au Brésil. Et à partir de là se pose pour nous le problème de notre survie.
Nous pensons que la période historique de la crise des années 30 qui a opposé betteraviers et sucriers et qui a produit à La Réunion des événements dramatiques, a vraisemblablement été surmontée. On peut penser que cette période est dépassée et que nous allons vers une solidarité objective dans la défense d’un certain nombre de revendications des betteraviers français et européens et de La Réunion. Ce souhait a besoin de devenir une certitude puisque nous savons que dans notre appareil industriel à La Réunion, ces groupes de betteraviers qui opèrent en France et en Europe, et qui vont au Brésil, ont une présence décisive dans nos deux groupes industriels. Je crois que si nous n’avons pas une réponse à cela, comment pouvons-nous déterminer une tactique ? Le groupe, celui qui va absorber, je suppose, Beghin Say, et bien c’est le n°2 mondial. C’est celui qui est le plus implanté au Brésil et qui vise des perspectives de développement. Et en même temps, il est le n°2 mondial, il a aura une position dominante chez les betteraviers et il a désormais une place dominante chez nous dans une unité industrielle, et demain quand l’accord sera fait avec Beghin Say, il aura position dominante dans le deuxième groupe européen. Peu importe le problème, c’est sa présence dans notre système de production qui nécessite que les problèmes soient éclaircis.
L’expansion de puissants groupes européens vers les pays producteurs, qui assureront demain cette augmentation de la production de 25 à 30 millions de tonnes à l’échelle mondiale, relève de la pure logique. Cette position logique qu’ils ont nous concerne directement, mais quand on voit l’autre problème, hélas, c’est un problème à la fois tactique et d’importance stratégique que nous posons à nos organisations de planteurs, mais nous voyons deux réactions extrêmement différentes apparemment. Dés le moment où il y a la directive européenne "tout sauf les armes" et que nous voyons ce que cela représente pour le Mozambique, l’Angola, le Burkina Faso… nous voyons nos amis Mauriciens, et encore une fois c’est une position très logique, aller aussitôt au Mozambique parce que quand s’ouvre une telle porte, ils ont une telle avance technique dans le domaine de la culture, dans le domaine industriel et qu’ils ont la possibilité de s’implanter, ça serait fou pour eux de ne pas y aller.
C’est une stratégie parallèle en ce qui concerne les ACP et PMA par rapport à la stratégie des betteraviers qui vont au Brésil, puisque les marchés s’ouvrent pour des grands pays comme le Brésil, l’Australie en fonction des accords de l’OMC. Quand le marché s’ouvre en fonction de la directive européenne "tout sauf les armes" pour les PMA et bien soit on reste dans son coin et on boude, soit on y va. Mais dès le moment où on y va, comment gérer la contradiction existant entre les objectifs brésiliens et australiens de prendre la plus grande part du marché et au besoin de pénétrer les marchés européens et leurs positions de betteraviers défendant leur sucre. Je pense que c’est une contradiction qui saute aux yeux. Lorsque tout à l’heure nous évoquions le devenir du protocole sucrier : est-ce qu’il va être maintenu ou est-ce qu’il est appelé après 2009 à se fondre dans l’élargissement de l’application de la directive "tout sauf les armes" ?
Je pense qu’il y a là, non seulement une logique tactique mais il y a un fonctionnement des lois économiques, notamment celles du marché. Vous savez que je ne suis pas un partisan fanatique du tout marché, enfin je constate de quelle manière il fonctionne et je me dis que ceux qui y vont, ils se placent dans la logique de conquête des parts de marché.
J’entendais tout à l’heure l’intervention d’un responsable du programme canne de la SADC basé au Botswana : lorsque La Réunion reçoit une demande officielle des pays de la SADC, transitant par les voies diplomatiques, demandant à la Région Réunion de participer à l’organisation et à l’expansion de l’économie sucrière dans les pays de la SADC, et bien nous sommes échaudés par une première expérience. Lorsque nous avons été au Vietnam, nous avons eu une unanimité à La Réunion : pourquoi la Région va-t-elle gaspiller des millions au Vietnam, alors qu’on pourrait les donner aux producteurs de La Réunion. C’est une vision un peu réductrice de l’ampleur du problème. Quand nous essayons effectivement de placer La Réunion et de la rendre indispensable du fait de son avance technologique en matière de culture, d’irrigation et de transformation ; je ne sais pas si vous vous rendez compte ce que cela veut dire 15 pays de la SADC, 185 millions aujourd’hui, 300 millions d’individus dans vingt ans, qui demandent à La Réunion de venir les aider, et La Réunion leur répond « ah non, on ne peut pas y aller parce que l’on va toucher à nos avantages, alors adressez-vous à Maurice pour y aller ».
Je crois que nous touchons là du doigt les absurdités de la situation, et nous devons avoir sur ce plan une grande audace. Nous n’allons pas nous à La Réunion, appeler à Paris en disant que nous sommes des citoyens français à La Réunion alors défendez nos 200.000 tonnes face à la production mondiale. C’est un peu ce qu’on croit ici.
Et à partir de là, il est évident que nous devons voir comment nous transformer, comment nous diversifier, comment élever notre niveau de productivité, notre niveau technologique, pour être encore demain des rouages indispensables dans la production sucrière ; et non pas dire que nous avons des avantages et si nous crions fort, Paris va céder parce que l’année prochaine il y a des élections. C’est ça le raisonnement courant, c’est pour ça qu’à mon sens il faut que dans ce domaine, nous puissions clarifier le présent et l’avenir lorsque vous avez ces grands groupements européens qui sont des numéros 1 ou 2 mondiaux, qui avec logique, et suivant les lois du marché, vont s’installer au Brésil, vont s’installer en Australie. Demain on peut penser que l’augmentation de leur part sur le marché productif, sur l’appareil de production brésilien ou australien va être l’équivalent de ce qu’ils contrôlent en Europe. Alors que vont-ils décider si les intérêts ne sont pas les mêmes et qu’ils risquent même d’être antagonistes ?
Nous nous interrogeons sur ce plan, mais aussi sur la stratégie de notre région, c’est la position logique de l’Ile Maurice d’aller investir 100.000 hectares au Mozambique ; 100.000 hectares c’est quatre fois la surface de canne de La Réunion. Nous devons réfléchir à ça et non pas dire simplement que nous devons livrer la batailler et nous devons la gagner ; et sur ce plan j’ai trouvé qu’il y avait ici beaucoup d’optimistes, ce qui est bien. Avant une bataille, on n’envisage pas une défaite. Mais je pense malgré tout qu’il faut se souvenir de l’adage qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Nous allons persévérer si nous ne sommes pas sûrs de gagner les premières batailles, surtout si les premiers intéressés n’accompagnent pas la bataille qu’on préconise. Ca c’est notre problème, et il est urgent parce que tout va se passer dans les 4 ans qui viennent. On n’a pas le temps de réfléchir, se dire on va voir etc... et le malheur c’est que dans les quatre ans qui viennent, il y a des élections presque tous les ans. Et comment allez-vous unir les politiques de ce pays, ses décideurs et les secteurs de la filière professionnelle si ils passent leur temps à s’insulter dans les pages des journaux, à se mettre en cause parce que leur destin individuel l’emporte largement sur le destin de la filière canne sucre à La Réunion ? Je m’excuse de réunionniser ainsi le débat mais c’est ça la réalité réunionnaise, c’est ça qui est en cause, ce sont les obstacles à surmonter si on veut avancer.
Mais je crois que sur ce plan nous pouvons avancer si nous sommes déterminés, si nous anticipons. Vous savez que Napoléon disait les veilles de batailles, quand il préparait ses plans pour gagner ; il disait qu’il était en train d’étudier comment réaliser les rêves de ses soldats endormis. Et bien il y a des rêves ici dans la filière, il y a ici la volonté, - je ne dis pas que tous sont endormis dans la filière - mais qu’ils doivent consacrer le temps aujourd’hui à rassembler leurs forces pour livrer cette bataille demain. Ce qui exige qu’on se surpasse, ce qui exige que l’on voit ce que représente la nécessité de sacrifier les intérêts individuels si il y a là l’intérêt général de La Réunion, et l’intérêt de sauver une partie essentielle de ce secteur de l’économie, c’est ça le fond de l’histoire. Ce que cela peut apporter comme commentaires, ça n’a aucune importance, c’est dérisoire. Si ce colloque pouvait nous armer sur le plan de la recherche et des voies de recherche, nous ne remercierons jamais suffisamment les chercheurs qui ont éclairé les points vue historique, économique et technique pour nous aider à gagner la bataille parce que cela pèsera dans la recherche d’une plus grande productivité et d’une meilleure efficacité.
Je crois qu’il faut remercier tout ceux qui, dans notre environnement géographique, et on s’est aperçu que même si Maurice dépend du protocole sucrier et que nous dépendons nous du règlement sucrier, et bien contrairement à ce qu’on pourrait penser nos intérêts sont objectivement liés. Nous devons donc mener la bataille pour la défense de nos avantages même s’ils sont issus du règlement sucrier, comme pour défendre les avantages que Maurice tire du protocole sucrier. Parce que l’un comme l’autre nous sommes menacés par l’attaque du groupe de Cairns, ça met en avant garde le Brésil et les autres. Il nous faut clarifier aussi les conditions de notre alliance ici avec les producteurs de sucre en Europe et clarifier cette contradiction entre les intérêts de la défense du sucre européen et du système qui a permis son développement, ainsi que les intérêts brésiliens ou australiens qui seront de plus en plus dominants dans la stratégie du n°1 et du n° 2 européen en matière de sucre.
Enfin, je crois qu’il faut que dans la filière canne sucre les gens s’entendent. Ne demandez pas un soutien des politiques s’ils voient s’illustrer tous les jours la polémique entre les différents acteurs de la filière canne-sucre. Il faut faire un long travail d’information, de discussion, de conviction.
Deuxièmement il faut qu’il y ait l’union à l’intérieur de cette filière parce que l’adversaire principal n’est pas à l’intérieur de la filière, on l’a dit tout à l’heure, l’adversaire est à l’extérieur et il faut faire front pour lui barrer la route. Il faut informer le plus possible les politiques de La Réunion. Ne pas partir du préalable qu’ils savent tout et qu’au contraire partir de la constatation qu’il faut tout leur apprendre et à partir de là nous pourrons faire l’unanimité de La Réunion, comme ça été fait il y a quarante ans. L’unanimité de La Réunion pour défendre un secteur, qui même s’il ne joue pas le rôle qu’il jouait avant guerre, est un secteur indispensable au maintien d’une certaine cohérence industrielle et sociale à la fois. Je ne veux pas imaginer ce qui pourrait être comme conséquence à La Réunion, la perception du déclin de la filière et la fuite de tout le monde ou encore les crises que ça engendrerait avec les autres impasses sociales ou économiques que nous vivons.
Cela veut dire que chacun est vraiment en face de l’intérêt de son pays.
C’est pourquoi, je voudrais remercier tous les chercheurs. Remercier toutes les personnalités à tous les noeuds de ce problème sucrier européen et mondial de nous avoir éclairé et d’avoir fait le voyage jusqu’à La Réunion. Et lorsqu’on distribue ces remerciements, comment ne pas penser à ceux qui ont été à la base, à ce à qui nous avons fait confiance et qui ont obtenu un tel résultat : les responsables de la SEM MUSEO et notre compatriote Michel Hoarau.
À partir de là, il nous faut être de nouveaux citoyens, c’est-à-dire sortir de ce nombrilisme insulaire dont nous faisons preuve et croire quand on prend l’avion le soir, et que l’on voit La Réunion et en se levant le matin on voit Orly, et de dire au monde il n’y a que deux pays : La Réunion et la France. Sur ce plan, il faudrait qu’on se place dans notre environnement, répondre à tous les appels que nous avons d’Afrique du Sud, du Kwazulu Natal, des pays de la SADC, de Madagascar, du Vietnam et d’ailleurs, qui nous appellent à partager avec eux nos connaissances et d’insérer notre sort, dans le sort global de la région. C’est vital pour nous et à partir de là, je crois que si nous avons cette vision des batailles qui s’annoncent, on peut dire que nous serons victorieux et qu’à la sortie nous aurons renforcé notre économie mais nous aurons renforcé la cohésion de notre société réunionnaise. Il y va du sort de cette cohésion, et c’est pourquoi, je voudrais demander à tous ceux qui ont participé et qui ont animé ce colloque de bien vouloir accepter les remerciements de la Région Réunion.
Courrier des lecteurs
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