Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Co-développement
Clôture du séminaire sur les ruminants
14 juin 2003

Hier se tenait dans la salle Pierre Lagourgue la clôture du premier symposium régional interdisciplinaire sur le thème "les ruminants, élevage et valorisation". Organisée par la Région, le CIRAD et le Groupement régional de défense sanitaire du bétail de La Réunion, cette rencontre réunissait des professionnels en provenance de 18 pays. Ces derniers ne venaient pas uniquement de notre région. Étaient également représentés les pays de la Caraïbe, du Pacifique et de l’Afrique du Nord, ainsi que l’Union africaine et la Communauté du développement d’Afrique australe (SADC).
Depuis mardi, chercheurs, techniciens et agriculteurs ont travaillé en ateliers et sont partis à la découverte de la filière élevage réunionnaise. Une filière originale sur de nombreux points, le lait en est un exemple. Mais pour beaucoup d’éleveurs, le problème du foncier insuffisant se pose.
Un des objectifs était de mieux se connaître, de partager ses expériences. Ce symposium est l’opportunité pour développer une coopération dans l’élevage, a estimé le représentant de la SADC, Jean-Claude Legoupil. Invité à présider la clôture des travaux, le président de la Région a replacé les débats dans une perspective de co-développement.
Les 18 pays participant au symposium sont de superficie et de population très diverses. Pourtant, ils ont en commun le fait d’avoir à affronter de « redoutables rendez-vous », a noté Paul Vergès. Tout d’abord la transition démographique, dont l’une des principales conséquences et de faire en quelques décennies ce que les pays industrialisés ont réalisé en plusieurs siècles. Autre point commun : l’impact du changement climatique, car tous ces pays sont situés dans la zone intertropicale ; d’où le risque accru de cyclones et, pour les pays insulaires, la montée des eaux.
Enfin, le passé colonial « a fait dans nos économies des agricultures basées sur quelques produits », rappelle le président de la Région, qui prend pour exemple les champs de canne qui recouvrent La Réunion. Cette héritage conduit à une certaine fragilité, dans ces conditions, que faire face à la mondialisation des échanges ? s’est-il interrogé.
« Les conséquences de ces trois phénomènes se combinent », a-t-il poursuivi, « comment surmonter ces obstacles et aller vers le développement durable ». Pour répondre à ces défis, l’agriculture et l’élevage en particulier ont une grande importance, car il s’agit de faire face à la demande alimentaire d’une population qui est et qui sera en constante augmentation, a souligné Paul Vergès. Et dans ce défi, les participants du symposium sont « au premier rang de cette bataille ».
Le président du Conseil régional tire un premier enseignement de ce symposium : « se rencontrer, élaborer des projets. L’opinion, les médias doivent apprécier l’importance de ces rencontres capitales pour notre devenir », indique le président de la collectivité avant de préciser : « c’est pourquoi la Région a apporté son soutien à cette manifestation. Nous sommes prêts à soutenir d’autres rencontres de ce genre ».
Et de conclure en donnant une définition du co-développement : il s’agit d’aller au-delà de la coopération, « nous sommes trop liés, nous sommes condamnés à nous entendre si nous voulons gagner ».
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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