Samedi à 20 heures 05 sur Canal Plus Réunion : ’Travaux’

Travaux : On sait quand ça commence...

24 juin 2006

Un film de Brigitte Rouan avec Carole Bouquet, Jean-Pierre Castaldi et Aldo Maccione.

Chantal Letellier est une "femme admirable". Elle est avocate et elle gagne toujours. Dans son métier, c’est un cador, mais dans la vie privée c’est une chèvre. Divorcée sympathiquement, elle est flanquée de deux ados "très bien mal élevés". Côté cœur, c’est le désert : pas le temps. Comme il faut bien que le corps exulte, elle cède aux avances d’un client.
Sauf que l’homme tombe éperdument amoureux et s’incruste. Pour s’en débarrasser, elle entreprend des travaux afin de rendre sa maison impraticable.
Pour couronner le tout, elle engage un jeune architecte colombien sans papiers, qu’elle vient de faire régulariser. Éperdu de reconnaissance, celui-ci va lui refaire sa maison en entier, à l’aide d’une équipe de "travailleurs au noir polyvalents". Elle n’en demandait pas tant !

Beaucoup de choses ont été dites sur ce film, des bonnes et des moins bonnes, certains ont dénoncé tous les clichés employés dans cette comédie. Et alors ! Les clichés, si cela fait rire, à quoi bon s’en priver ? Au-delà de cette petite remarque, "Travaux" est un vrai concentré de tous les travers des Français et particulièrement de celui qui consiste à dénoncer le travail clandestin alors qu’ils sont les premiers à y avoir recours. Si on fait abstraction des travaux eux-mêmes, dans cette comédie, on peut dire que tout semble plausible, comme quoi il n’est rien de tel que le réel pour nous faire rire aux éclats.

Parler de "Travaux", c’est parler de Carole Bouquet, car qui mieux que cette icône à l’aspect psychorigide aurait pu incarner cette avocate embourbée dans une histoire d’amour dont elle ne veut pas et qui lui mine quelque peu la vie. Alors pourquoi faire dans la dentelle ? Décider de faire des travaux dans son appartement, cela mettra du rythme dans la vie et aura sans doute pour effet d’éloigner l’importune sangsue qu’est ce client un peu trop empressé.

Voilà, le décor est planté, la cascade de gags peut commencer. Le jeu d’Aldo Maccione n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais dans cette comédie, il nous surprend agréablement, il est réellement bon. Pour ne rien vous cacher, il joue à l’Italien, et croyez moi, c’est ce qu’il fait de mieux.

 Ph. T. 


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