Culture

Trois jongleurs et des objets qui volent

"Les objets volants, impers et passes"

16 octobre 2003

Il était une fois trois jeunes gens qui aiment le cirque. D’ailleurs, ils l’aimaient tellement qu’ils fréquentaient le Centre national des arts du cirque à Chalons. Ils avaient tous trois la passion du jonglage. Ils avaient (et ont toujours) pour nom David Fischer, ci-devant citoyen helvète, Toon Schuemans, sujet du royaume de Belgique et Denis Paumier, citoyen de la République française, originaire de Grenoble. Or donc, après l’école, ils décidèrent qu’ils ne se quitteraient plus et qu’ensemble, ils vivraient de leur passion, de ce qu’ils ont appris à l’école de Chalons et qu’ils en feraient leur métier. Cela a commencé de manière informelle, puis ils ont créé une association, histoire d’avoir une existence légale, une raison sociale, en quelque sorte. Certes, tous trois jonglaient, mais chacun à sa manière. Ainsi, David avait pour spécialité le bâton. Toon, était un as de la balle de rebond tandis que Denis lui, affectionnait particulièrement les massues.
À leur sortie du cirque en 1999, ils esquissent les contours d’un spectacle où leurs spécialités vont se mélanger. Du coup, tout ce qui passe entre leurs mains se met à voltiger et c’est ainsi que naquirent "les objets volants". Pour les spectacles qu’ils donnent dans l’île à l’invitation du Séchoir de Saint-Leu, les objets en apparence inanimés qu’ils auront entre les mains auront à n’en pas douter une âme. « Ce n’est pas à proprement parler une histoire au sens théâtral du terme », explique Denis Paumier. « Ce serait plutôt une suite de situations qui évoluent. Nos personnages sont en quelque sorte nos propres personnalités que nous autocaricaturons. Nous avons mis sur la table trois objets, trois personnalités et nous avons essayé toutes les combinaisons : des solos, des duos, des trios ». Notons que depuis le mois de mars dernier, Toon Schuemans a été remplacé par Julien Mauclert qui évolue dans le même registre et avec la même spécialité : la balle de rebond.
Sur scène, le décor est réduit à sa plus simple expression. Les objets qui sont présents sont presque tous des accessoires qui à un moment ou un autre, trouvent leur utilités, qu’ils volent ou pas. « Nous n’avons pas abandonné le jonglage au profit du théâtre. Les deux se nourrissent l’un de l’autre. S’il y avait une histoire, disons que ce serait trois personnes qui se rencontrent, mais qui ont peur de se gêner, de se parasiter », explique Denis Paumier. « Nous cherchons le même chemin, mais sans nous chamailler », complète David Fischer.


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Témoignages - 82e année


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