Pêche

Un moyen complémentaire du système de surveillance par satellite des zones de pêche

Étape importante du processus de renforcement de la lutte contre la pêche illicite dans les TAAF

30 octobre 2003

Arraisonné le 13 janvier 2003 par la frégate de surveillance Nivose de la Marine nationale, puis saisi par le directeur régional des Affaires maritimes de La Réunion le 23 janvier, le palangrier congélateur Lince a fait l’objet, en juillet 2003, d’une remise par le ministère de l’Économie et des finances à l’Administration des affaires maritimes, service déconcentré de l’État en charge de la mise en œuvre de la police des pêches maritimes, sous l’autorité du préfet.
Osiris, dieu égyptien, assassiné, dépouillé puis réincarné sous une forme supérieure à son état initial, a donné son nom au patrouilleur austral qui aujourd’hui, bâtiment de l’État français, est affrété coque nue au GIE "protection légine Réunion", puis re-affrété à temps à l’État pour exercer des missions de surveillance des pêches dans les TAAF (terres australes et antactiques françaises). La charte partie coque nue est le document par lequel l’administration maritime confie l’exploitation du patrouilleur de l’État pour l’exécution des misions.
L’exploitation de ce patrouilleur est financée par le territoire des TAAF qui reçoit en contrepartie, un financement des armateurs et le produit de la vente des cargaisons saisies par la Direction des affaires maritimes. Le Conseil régional de La Réunion a assuré le financement de la transformation de ce navire qui, outre sa mission de police des pêches, assure une mission d’assistance et éventuellement de ravitaillement aux navires des entreprises réunionnaises sur les zones de pêche. Pour cela le patrouilleur dispose d’espaces pour le transport de cargaisons et d’une infirmerie.
L’équipage est composé d’une dizaine de marins professionnels de la pêche et de deux gendarmes. Son capitaine est un ancien officier de la Marine nationale qui a suivi une formation spécifique et qui dispose désormais d’un brevet de commandant de la marine marchande.
Le patrouilleur est équipé de moyens de détection et de transmission modernes ; le COSRU exerce le contrôle opérationnel du patrouilleur Osiris, sous l’autorité de la Direction des affaires maritimes. Aux côtés et en étroite collaboration avec les moyens de la Marine nationale, le patrouilleur exercera 150 jours de mer par an dans les zones de pêche à la légine.


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Témoignages - 82e année


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