Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Politique
• Comment faire barrage à la politique ultra libérale du gouvernement ?
9 octobre 2003

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée mardi, le PCR s’est interrogé sur la façon de faire barrage à la politique ultra libérale du gouvernement Raffarin. Après avoir analysé méthodiquement toutes les mesures prises par l’équipe en place depuis 15 mois, le PCR proposait une solution : en mars 2004, les Réunionnais donneront un carton rouge au gouvernement, en le sanctionnant. Ce vote donnant, par ailleurs, l’assentiment à un projet pour La Réunion. Lequel devra être élaboré par le plus grand nombre.
Les attaques contre les acquis notamment sociaux sont innombrables (voir "Témoignages" d’hier et les articles ci-après, et dans notre prochaine édition). Une situation catastrophique contre laquelle le PCR estime avoir le devoir de réagir. Comme il a toujours été -avec d’autres, comme les syndicats-, de tous les combats, de toutes les luttes pour exiger le respect des Réunionnais et pour arracher des droits élémentaires. Aujourd’hui, la situation n’est plus exactement la même : les syndicats se sont structurés, multipliés. Les mouvements et organisations de chômeurs, de précaires participent de plus en plus aux luttes sociales. Il leur revient de prendre les initiatives nécessaires. Il n’empêche que le PCR a toujours le devoir d’être dans ce genre de batailles. S’il n’est plus -pour les raisons précédemment évoquées- à l’initiative des manifestations, « le PCR apportera toujours son soutien » à celles organisées par celles et ceux qui luttent pour la sauvegarde des avantages acquis. « Sans chercher à récupérer, nous serons toujours présents », affirmait Claude Hoarau.
Une présence qui se sentira bien sûr lors des scrutins de mars prochain. Élections régionale et cantonales. Et ce sera sur le double terrain de l’opposition à une politique de régression sociale et, dans le même temps, sur celui de l’élaboration d’un projet pour La Réunion que le PCR se situera.
« Un projet par et pour des Réunionnais » élaboré « par toutes les formations politiques » ou les personnalités qui le souhaitent, qui proposeront « les axes porteurs de solutions aux problèmes réunionnais », problèmes pris dans leur globalité, dans leur ensemble. Et accepté par tout un chacun. « Car il ne faudrait pas qu’à l’issue du scrutin de mars, il y ait un projet qui n’ait pas l’assentiment d’un plus grand nombre de Réunionnais ».
C’est donc sur cette base que le PCR s’engage et appelle à la rencontre celles et ceux qui se sentent concernés.
| Des attaques en cascade |
| De l’épargne au logement en passant par l’ASS |
| - La baisse du taux du livret A : « il est faux de croire que celui qui épargne est celui qui a de l’argent », expliquait Claude Hoarau. À La Réunion, le nombre de détenteurs de "Livret A" a augmenté de 2,9% entre 2000 et 2001 (source "TER" 2002/2003). Comme l’explique l’IEDOM, « depuis le 1er août 2003, les taux de rémunération des livrets d’épargne réglementée ont été abaissés. La rémunération du livret A, fixée à 3% depuis juillet 2000, est ramenée à 2,25 %. (...). Il faut rappeler que dans un contexte boursier difficile, l’épargne réglementée se présente comme un placement sans risque et avantageux pour les ménages. Au 31 mars 2003, cette épargne à La Réunion représentait 26,1% du total des actifs financiers, soit la part la plus élevée depuis septembre 1999. Avec un encours de 1,68 milliard d’euros, elle est composée majoritairement de plans d’épargne logement (45,3% du total) et de livrets A (27,3%). En nombre de comptes, l’épargne réglementée représente 900.000 comptes, dont 513.000 de livrets A et 84.000 PEL ». Cela concerne environ 200.000 familles réunionnaises, qui ont « subi un énorme préjudice » concluait Claude Hoarau.
- Le gel de 35% des crédits de la LBU : une attaque extrêmement dure contre le logement social, qui touche en premier lieu celles et ceux qui attendent un toit, et en second lieu, le secteur du BTP : « deux logements donnent du travail à trois ouvriers » soulignait Claude Hoarau. Avec ce gel, plus de 1.000 logements ne pourront être construits... ce qui pourrait mettre au chômage -partiel-, mathématiquement 1.500 Réunionnais. - La réforme de la sécurité sociale : « c’est le grand chantier du gouvernement » qui prend ce dossier « avec des pincettes », mais qui compte bien boucler la réforme avant juillet prochain. Et les premières pistes lancées ne laissent rien augurer de bon. - La réforme de l’ASS : cette offensive sur l’indemnisation du chômage, tant pour ce qui est de la durée que du taux de l’indemnisation, ne peut être attribué, comme le disent certains « à la responsabilité des partenaires sociaux » puisque « le gouvernement est garant des droits ». Et le nombre de Réunionnais touchés par cette attaque est très important. Si les employés des usines sucrières travaillaient 5 mois et pouvaient bénéficier de l’indemnisation pendant 7 autres, dans l’attente de la prochaine campagne, cela ne sera plus possible aujourd’hui. « C’est inacceptable, c’est une décision inqualifiable que cette remise en cause du système d’indemnisation du chômage et de l’ASS. C’est un recul social immense ». - La baisse de l’APA : il en a été fortement question lors de la canicule en France : la baisse de l’APA n’a pas permis à des personnes âgées de bénéficier d’une aide à domicile, ou autre. |
| Fonction publique |
| Questions de personnel |
| - Les menaces sur l’école maternelle : « malgré toutes les belles paroles, il y a bien des menaces sur l’école maternelle », reprenait Claude Hoarau. En effet, comment, quand on ne remplace pas un enseignant sur deux partant à la retraite, peut-on faire face à l’obligation d’attribuer un professeur à chaque classe ? Sauf à les prendre à la maternelle. C’est donc bel et bien une remise en cause de ce tout premier cycle, « ce n’est pas une vue de l’esprit ».
- Les transferts de personnels : Claude Hoarau rappelait les déclarations des parlementaires de droite, Bertho Audifax qui lui lançait « vous n’avez pas le monopole de la défense des droits acquis ». Ou Jean-Paul Virapoullé qui, en mai, parlait d’un « la di la fé syndical ». Ou d’autres qui parlait de « bruit » nullement complété par une loi... Toujours est-il que sur les points de crispation, le gouvernement n’a rien cédé du tout. À peine un léger sursis pour la date d’application des transferts de personnel, aux Conseils régional et général. Et le projet de loi « présenté au Conseil des ministres après avoir été validé par le conseil constitutionnel sera présenté à la session d’automne au parlement ». Sans tenir compte des refus des Conseils d’avoir la gestion des personnels ouvriers et d’entretien de l’éducation nationale... |
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture