Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Agriculture
Affirmer nos spécificités : une condition de la survie des agriculteurs réunionnais
4 mars 2003

Suite à la publication dans ’Témoignages’ d’hier de l’état des lieux et d’une partie des propositions du Conseil économique et social au sujet de l’agriculture dans les départements d’outre-mer, nous reproduisons aujourd’hui les préconisations du rapport présenté par Chantal Berthelot, membre du CES et vice-présidente de la Région Guyane.
L’agriculture est pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion un élément essentiel de leur équilibre économique et social. Dans un contexte de compétition économique mondiale exacerbée, le maintien et le développement des activités agricoles et agro-alimentaires constituent des enjeux stratégiques. Le Conseil économique et social préconise :
| Les politiques de soutien à la production doivent être maintenues |
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| Les débouchés des produits traditionnels d’exportation dépendront de l’avenir qui sera réservé aux OCM. Celles-ci permettent une gestion quantitative de l’offre et garantissent un certain niveau de prix. Il convient de conserver des marges de manoeuvre en termes de quotas attribués aux DOM pour les différentes productions afin de préserver une réserve disponible d’augmentation de la production. Le démantèlement progressif de l’OCM banane a conduit à une baisse généralisée des cours et parallèlement à l’accroissement des coûts de cette OCM. La disparition des quotas et des licences d’importation en 2007 renforcera encore l’instabilité du marché. L’OCM banane est jugée par ailleurs inéquitable car elle entraîne des phénomènes de sur ou de sous compensation régionale. Un système partiellement régionalisé pourrait être recherché. Des niveaux d’aide différenciés pourraient être instaurés en fonction des pratiques culturales adoptées. Les agricultures domiennes constituent un révélateur de l’importance de la PAC et des mécanismes de régulation. |
| Les politiques d’accompagnement doivent être développées |
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| Outre une politique d’installation, une meilleure organisation des producteurs est à faciliter. Il conviendrait d’accroître l’effort et la diversification des dispositifs de recherche. Les efforts d’élévation du niveau de formation des agriculteurs doivent être poursuivis. Les agriculteurs des DOM, qui relèvent du régime général de Sécurité sociale, devraient pouvoir bénéficier du nouveau fonds d’assurance formation des agriculteurs VIVEA, en contrepartie d’une cotisation collectée par la caisse générale de Sécurité sociale. L’extension aux DOM de conventions collectives de branche et d’accords-cadres ainsi que la négociation de conventions collectives départementales amélioreraient un dialogue social souvent difficile. Enfin, le développement des productions et des structures doit être accompagné par des politiques qui facilitent l’accès aux financements. Une meilleure connaissance de ces agricultures ultramarines, du contexte dans lequel elles se situent, de leurs enjeux, devrait faciliter une synergie d’action entre les différents niveaux d’intervention et entre partenaires publics et professionnels favorable à ces agricultures. |
Nos peines
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