À 20 heures 10 sur Ciné Première Canal Satellite : ’La vie de David Gale’

Une barbarie de la pensée humaine

6 octobre 2005

Un film américain d’Alan Parker avec Kevin Spacey, Kate Winslet...

Militant contre la peine capitale au Texas, le docteur David Gale, un professeur d’université, se retrouve à tort condamné à mort pour le viol et le meurtre de l’activiste Constance Hallaway.
À quelques jours de son exécution, Gale accepte de donner une entrevue exclusive à Bitsey Bloom, une journaliste qui rêve du Pulitzer. Bitsey réalise rapidement qu’elle tient littéralement la vie d’un homme entre ses mains. Au risque de sa propre sécurité, elle entreprend de réunir, avant qu’il ne soit trop tard, les faits choquants qui ont entouré la mort de Hallaway.

Si on devait exhumer la longue liste des condamnés à mort innocents qui ont été exécutés aux États-Unis, je pense que votre quotidien préféré n’y suffirait pas. Pourtant ce n’est pas faute, pour le cinéma américain, de dénoncer les différentes erreurs judiciaires qui ont conduit tous ces hommes, ces femmes, ces adolescents ainsi que de nombreux malades mentaux dans les couloirs de la mort. Il est pourtant à noter que c’est toujours vers l’État du Texas que l’on recense le plus d’innocents assassinés. C’est comme cela que l’on dit, quand on tue un être humain de sang froid sans raison. Est-ce un hasard ou non ? Cet État est le plus raciste d’Amérique, de plus, c’est celui d’un certain Georges Walker Bush. Qui l’eut cru ? Pour en revenir au film, que je vous recommande, n’imaginez surtout pas qu’il s’agit là d’un film banal, sur un sujet dont on a suffisamment entendu parler, car il va au-delà de tout ce qui a été dit sur le dernier bastion barbare de la pensée humaine.
Le scénario est époustouflant, les acteurs jouent juste et je vous défie, si vous ne connaissez pas l’histoire, d’en deviner la fin.
Une petite recommandation pour ceux qui vont suivre mon avis ce soir : Attention ! si vous êtes sensibles, tenez à portée de main votre boite de mouchoirs, car les larmes pourraient bien par inadvertance couler. Enfin, il vous restera, après la projection, un sentiment d’oppression, comme si rien n’était jamais fini.

Ph. T.


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Témoignages - 82e année


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