« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Culture
Fête du pain pour la Saint-Honoré
19 mai 2003

Après plusieurs années d’inactivité, le four à pains de Bras-Panon, vestige patrimonial, a été réactivé durant une seule journée, à l’occasion de la Saint-Honoré, patron des boulangers, le vendredi 16 mai dernier.
De mémoire de Panonnais, très peu de personnes ont vu fonctionner le four à pains traditionnel de la commune, si ce n’est au temps de la guerre où le pain créole était constitué non pas de blé mais de maïs et de manioc. C’est à l’initiative du CFA de Sainte-Clotilde, de l’Union des Commerçants et des Artisans de Bras-Panon (l’UCABP), des artisans boulangers et de la Mairie de Bras-Panon, que le four à pains s’est vu renaître de ses cendres… Préchauffé et nettoyé depuis lundi dernier par l’équipe municipale, il a été remis en service par les artisans boulangers dès le matin à 3 heures.
Pour Nicolas Guinet, formateur au CFA de Sainte-Clotilde, c’est une vraie joie de refaire fonctionner ce four. « C’est pour nous une journée test. Nous aimerions pouvoir l’utiliser à d’autres occasions que celle-là et espérons qu’il y aura une suite », affirme confiant l’artisan-boulanger de la Chambre de métiers à Sainte-Clotilde.
La fête du pain est l’occasion pour l’ensemble de la profession d’ouvrir son fournil aux élèves ou aux clients à la découverte d’une passion, d’un métier, des différentes qualités et variétés du pain ou encore de son Histoire. Malgré nos habitudes culinaires liées à la consommation du riz, le pain a su trouver sa place dans le quotidien des Réunionnais depuis plusieurs années.
Même si pour le centième anniversaire de la ville de Bras-Panon en 1982, le four fut réutilisé pour la cuisson d’un gâteau, le nombre de classes d’élèves présentes en cette Saint-Honoré ne manquera pas de susciter des vocations auprès des plus jeunes.
Fonctionnant essentiellement au bois, le four panonnais est de type romain. Composé d’une chambre de cuisson, d’une voûte en brique et d’une partie basse appelée la sole pour le feu, il est nécessaire d’attendre le « blanchissement » de la sole et d’enlever la braise avant la posée des pâtes à pain ; la cuisson quant à elle est d’une durée de quarante minutes.
Le Centre de Formation des Apprentis de Sainte-Clotilde prépare en deux années les apprentis au CAP boulanger-artisan et en deux autres années au Brevet Professionnel (BP).
Le but de cette action était de mettre en valeur une passion par ses artisans et son histoire à travers notre vieux four à pains. Au grand regret de plusieurs personnes venues pour acheter du pain…
| Un peu d’Histoire |
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| Le dernier propriétaire ayant exploité le four à pains de Bras-Panon s’appelait M. Antoine Narassiguin, qui employait des ouvriers comme boulangers-pâtissiers. M. Narassiguin a exercé son industrie de 1935 à 1960.
Après son décès, la fabrication du pain cessera. Le four sera laissé à l’abandon. En 1991, suite à la vente effectuée par les héritiers, c’est la commune de Bras-Panon qui en devint propriétaire. En 1997-1998, le four est restauré par un groupe de jeunes de Bras-Panon qui font partie d’une association. Le 20 décembre 1998, le four était remis en service. À cette occasion, la population a pu déguster du pain cuit à l’ancienne. (source G.R.A.H.TER) |
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