Dimanche à 19 heures 50 sur Télé Réunion : ’The Postman’

Une ode au métier de facteur

12 novembre 2005

Film américain de Kevin Costner avec Kevin Costner, Will Patton, Larenz Tate, Olivia Williams, James Russo, Daniel von Bargen...

2013. Une guerre sans précédent a privé la Terre de toute structure politique, bouleversé l’écosystème et annihilé la civilisation urbaine. Les survivants de l’apocalypse ont rebâti des hameaux de fortune où ils vivent repliés sur eux-mêmes, privés de moyens de communication et de ressources énergétiques. Un général auto-proclamé, Bethlehem (Will Patton), fait régner la terreur et a institué un véritable droit féodal, qui lui permet de tuer, piller et violer en toute quiétude. Pourtant, un vagabond anonyme (Kevin Costner) croise un jour le chemin de Bethlehem. Comédien, il vivote en jouant de village en village des extraits de Shakespeare. Arrêté par les hommes du despote, mais refusant d’être réduit à l’esclavage, il s’enfuit et découvre, au cours de sa fuite, le squelette d’un facteur et une sacoche bourrée de lettres datant d’une douzaine d’années. Revêtant l’uniforme du facteur, il gagne le premier village où il est accueilli en représentant du "Gouvernement central" et fêté en tant que tel. Pressé de questions, il persuade ses hôtes que la situation est appelée à s’améliorer, et recrute même un disciple, le jeune Ford Lincoln Mercury (Larenz Tate). Au fil des semaines, ce dernier recrute de jeunes facteurs, tandis que le mythe du Postman grandit, à tel point que Bethlehem décide d’entrer en guerre contre cette légende vivante...

Je ne suis pas un grand amateur de film fantastique, mais je dois bien avouer qu’à la projection de ce chef-d’œuvre de Kevin Costner, je suis resté scotché, car contrairement à ce qui avait été dit, il ne s’agit pas d’un film fantastique mais d’un film d’anticipation.
Démolie dès sa sortie par les critiques, ces derniers étant restés sur le succès de "Danse avec les loups", cette fiction est très peu connue, et l’on n’a sans aucun doute rien fait pour en rehausser son image. Pourtant, un scénario crédible avec un Costner éclatant, voilà ce que l’on pourrait en dire. Mais bien plus que la réalisation et les décors extraordinaires, l’histoire nous surprend, devient poésie dans ce monde dévasté par la guerre. L’espoir c’est le courrier, et quand bien même celui-ci est vieux de 12 ans, qu’il est doux de recevoir des nouvelles !
Ce film est une ode au métier de facteur. Lors de sa réalisation, on n’avait pas encore réalisé l’importance que prendraient les nouvelles technologies de communication, et là on ne parle que de la lutte d’un homme qui pour survivre, décide de braver tous les dangers pour distribuer coûte que coûte du courrier. Pour terminer, "The Postman" est sans doute un film à la gloire des États-Unis, mais on ne peut pas trop lui en vouloir, parce qu’après tout, il reste un film américain, donc c’est normal. S’il avait été un film français, il aurait été à la gloire française, ce qui est tout à fait logique.

Philippe Tesseron

http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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