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Une vie de gangster

24 octobre 2005

Un film de Cédric Klapisch, avec Marie Gillain, Vincent Elbaz.

C’est l’histoire d’une jeune fille que tout destinait à être "comme tout le monde" et qui est devenue ce dont tout le monde rêve : ne pas être comme tout le monde.
Caty a 26 ans, elle travaille depuis quelques années comme caméraman pour les informations télévisées. Cette jeune fille "normale" et "bien sous tous rapports" va être amenée à rencontrer une bande de braqueurs. Ils ont besoin de quelqu’un pour filmer leur prochain braquage.
En acceptant cette proposition, elle va mettre le pied dans un nouvel univers.
Après avoir réussi ce coup, Caty va découvrir la vie de ces gangsters assez charismatiques. Après avoir gagné beaucoup d’argent, ils veulent mener "la belle vie". Ils ont accès au luxe et coutumes des nantis, palaces, belles voitures, vie nocturne. Caty découvre avec eux ces fastes avant de percevoir le revers de la médaille. L’argent part vite, il faut repartir sur de nouveaux braquages.
Pour avoir accès à cette vie, il faut sans cesse risquer la prison ou la mort. Pour sortir de cette impasse, Caty accepte de participer à un dernier gros coup avec la bande : l’attaque d’un dépôt de transfert (l’endroit où les fourgons blindés amènent l’argent liquide) qui devrait leur permettre de se mettre à l’abri définitivement. Sur ce dernier braquage, Caty ne sera plus là en voyeur, mais deviendra actrice comme les quatre autres gangsters. Réaliseront-ils leur rêve en réussissant ce dernier coup ?

On serait tenté en lisant le titre du film de Klapisch, de le paraphraser en disant : "On est pour, à cent pour cent pour", lorsque le cinéma devient qualité et qu’il parvient sur notre petit écran dans ce qu’il a de plus abouti, comment en serait-il autrement ?
J’ai eu peu de peine à classer ce film, typiquement inspiré de l’univers Chabrolien, dans le genre humour noir, du noir charbon, de celui qui nous fait frissonner mais jamais fuire. Nous entrerons dans cette histoire tête en avant tellement elle est plausible et bien construite. La critique (Toujours elle !) n’a pas réellement défendu cette œuvre, et pourtant quel concentré de talents dans un espace aussi court, sans doute que la pensée unique a dérangé certaines âmes bien pensantes et qui n’acceptent pas cette fin pas vraiment morale, mais l’alibi artistique a-t-il à voir avec la morale ? Alors bon cinéma, car c’est cela la réalité artistique, que le cinéma soit bon et distrayant.

Philippe Tesseron

http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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