À 20 heures 05 sur Canal Plus Réunion

’Va, vis et deviens’

6 juin 2006

Un film de Radu Mihaileanu avec Yael Abecassis. Roschdy Zem...

En 1984, des milliers d’Africains de 26 pays frappés par la famine se retrouvent dans des camps au Soudan. À l’initiative d’Israël et des États-Unis, une vaste action est menée pour emmener des milliers de Juifs éthiopiens vers Israël.

Une mère chrétienne pousse son fils de 9 ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L’enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française séfarade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l’on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir. Il découvrira l’amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés.

Certains pourront trouver ce film partial, d’autres émouvant, mais quoi qu’il en soit, le film que nous verrons ce soir sur Canal Plus Réunion ne peut laisser indifférent. L’histoire est tirée de faits réels. Fin 1984, le gouvernement Israélien décide de rapatrier tous les juifs éthiopiens, les "Falashas", qui le souhaitent en Israël, pour cause de famine. Débute alors "l’opération Moïse". Cette opération restera dans les annales comme un défi non seulement au monde mais également à la nature. En effet, déplacer une telle population pour la sauver d’une mort presque certaine était un pari fou.

Deux cultures, deux couleurs qui s’entrechoquent, on pourrait s’attendre à des étincelles, eh bien non ! Ou presque pas. C’est le tour de force qu’ont réussi les Israéliens mais aussi le réalisateur de "Va, vis et deviens".

Et c’est là que nous entrons dans le romanesque, car bien entendu , si l’opération Moïse a bel et bien existé, l’histoire du petit éthiopien non juif accueilli, élevé, nourri par un couple séfarade d’origine française, n’est qu’une fable, mais tellement belle qu’on aurait aimé qu’elle soit vraie.

Cette magnifique fiction va nous plonger dans la vie de ce nouveau citoyen israélien en quête de son passé, et si l’on arrive à faire un peu abstraction de quelques scènes pas très objectives, on peut trouver dans "Va, vis et deviens" une lueur d’espoir et d’espérance. Ne serait-ce pas là le chemin vers l’humanité ?

 Ph. T. 


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Témoignages - 82e année


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