Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Déplacements
Un médecin expose les avantages de la bicyclette en ville pour la santé
22 septembre 2003

Le Docteur Jean-Luc Saladin est médecin généraliste au Havre et directeur de thèse auprès de l’université de médecine de Rouen. Il dirige actuellement un travail comparant les données sanitaires de deux villes très cyclistes, Münster (Allemagne) et Groningue (Hollande), avec celles du Havre. Interrogé par la revue ’Alternative Santé - L’Impatient’, ce médecin explique pourquoi il recommande l’usage de la bicyclette pour se déplacer en ville. Extraits de cet article, intitulé : « Vélo sur ordonnance ».
Pourquoi le Docteur Jean-Luc Saladin est-il un chantre de la cause du vélo ? À partir de ce constat fondateur : « L’activité physique, à raison d’une demi-heure par jour, constitue un traitement pour à peu près toutes les pathologies qui affectent l’homme moderne ».
Maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers, ostéoporose : enquêtes épidémiologiques à l’appui, cette demi-heure de mouvement à elle seule réduit ces fléaux [1]. Le seul cancer du sein recule de moitié, sous l’effet de la stimulation hormonale induite par l’exercice.
Plus subtil, ou tellement évident que cela va mieux en le disant : l’activité physique sollicite le système nerveux. Autrement dit, elle entretient les facultés cognitives et ralentit leur déclin. Elle améliore le moral, tient la dépression à distance et la créativité en éveil.
Enfin, se déplacer grâce à son corps cultive un gratifiant sentiment d’autonomie et d’estime de soi. Le docteur Saladin insiste sur l’importance de ces aspects pour les enfants. Si l’on pousse le raisonnement, les transporter d’un lieu à l’autre voiture ou en autobus revient à les éduquer précocement à la passivité, sensorielle et psychologie.
Silence et air pur
Mais un marcheur se limite à un terrain d’investigation étroit. Passer à bicyclette élargit le champ d’action à un rayon de cinq à sept kilomètres, tout en continuant à protéger sa santé. Et celle de ses congénères : vélo plutôt que moteur, cela signifie ni pollution de l’air ni bruit, et c’est autant d’asthmes, de bronchites, de thromboses (la pollution atmosphérique modifierait la viscosité du sang) et de stress en moins.
Chemin faisant, c’est une politique des déplacements que le Docteur Saladin propose à qui veut l’entendre. Elle prend appui sur le principe de "subsidiarité" : « Ce principe nous dit que rien, dans l’organisation sociale, ne devrait être délégué à un niveau supérieur et plus compliqué si cela n’est pas nécessaire », résume le médecin. Il a donc dressé un classement des moyens de transport selon un ordre croissant de coût (énergétique et financier) pour l’individu et pour la collectivité, de complexité et de dépendance de la personne. Autrement dit, il s’agit d’épuiser les possibilités de déplacement basées sur la seule énergie musculaire avant d’avoir recours au moteur.
Dans ce palmarès, le piéton prend la tête du peloton des sans-moteur, qui englobe donc le patineur à roulettes et le cycliste. On comparera en passant le coût d’une paire de chaussures ou d’un vélo avec celui d’une automobile. Ensuite, un groupe de transition réunit les cyclistes aidés par une assistance thermique ou électrique au pédalage [2] et les transports à dépense énergétique minimaliste que sont les funiculaires et autre remonte-pentes. Arrivent ensuite les motorisés : cyclo, moto, voiturettes, voitures, transports en commun et, en queue de liste, les aéronefs.
| Ouverture demain de Vélo-City 2003, le congrès mondial du vélo à Paris | |
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| Paris, capitale du vélo ? On n’en est pas encore là, mais la métropole française fait un signe en accueillant, du 23 au 26 septembre, le 14ème congrès mondial sur le vélo. Environ 700 participants sont attendus : aménageurs publics et privés, architectes urbains, responsables « vélo » des communes, bureaux d’études et associations. [3]
Au programme, des conférences et des ateliers autour du thème de l’année : "Le vélo, outil indispensable de la reconquête de la ville". Le point de vue des déplacements en ville prime sur celui du vélo, explique Isabelle Lesens, coordinatrice de Vélo-City 2003. C’est "le" problème des villes aujourd’hui. Alors, faut-il réduire la place de l’auto ? Argumenter sur la santé ? Travailler sur l’urbanisme ? Quels sont les blocages à l’encontre du vélo ? Les Parisiens pourront manifester leur sympathie à la cause en participant à la randonnée à vélo du mercredi 24 septembre à partir de 20 heures, des Champs-Elysées à l’Hôtel de ville. La Réunion, qui peut avoir comme ambition de devenir un jour une île cyclable, sera représentée à ce congrès par une délégation composée par des représentants de plusieurs collectivités et associations. |
La place du vélo dans les Plans de développement urbain (PDU) |
| Les P.D.U. sont intégrés depuis 1996 dans toutes les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Mais la mise en pratique est parfois bien lente. Leurs principes ? Mieux gérer les déplacements des personnes et le transport des marchandises par une série de mesures visant à préserver l’environnement et la santé publique. Pour, à terme, réduire le trafic automobile, développer les transports collectifs et la "circulation douce", plus économique et moins polluante, et ainsi limiter les nuisances urbaines (émissions de gaz, bruit, insécurité routière).
Le vélo, peu coûteux, non polluante et silencieux, est l’une des pièces maîtresses de cette réflexion (et tient déjà une place majeure dans la mise en place de ces PDU), et du développement durable du territoire. Actuellement, en France, seulement 3% des déplacements se font à bicyclette. Pour dynamiser son utilisation en milieu urbain, plusieurs mesures sont de ce fait indispensables, notamment la constitution d’un réseau continu couvrant la totalité de l’agglomération et empruntant des itinéraires directs, bien jalonnés et reliés les uns aux autres pour assurer la sécurité des cyclistes. Mais le vélo peut aussi bien être considéré comme un moyen de déplacement complémentaire. Des parcs de stationnement et de location devront être prévus, ainsi qu’une plus grande accessibilité des deux-roues dans les transports publics. Si le vélo est au cœur du dispositif des PDU, aucun chantier n’a encore véritablement vu le jour. Des associations de cyclistes commencent d’ailleurs à exprimer leur mécontentement. Pour 50% des PDU, regrettent-ils, les financements intéressant les aménagements cyclables ne sont pas inscrits dans les budgets, ou sont globalisés sous l’étiquette "circulation douce", regroupant à la fois la marche à pied, le vélo et le roller. Certaines villes ont tout de même déjà prévu des crédits spécifiques "deux-roues". C’est le cas notamment de Lille. |
| Opération "En ville sans ma voiture" à Saint-Paul ce lundi |
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| La Mairie de Saint-Paul organise une opération "En ville sans ma voiture" aujourd’hui partir de 10 heures sur le Front de Mer entre la rue Guldive et la Rue Sarda Garriga.
« Cette journée nationale permet de redécouvrir la ville autrement en utilisant des modes de transport respectueux de l’environnement : marche à pied, vélo, transports en commun, véhicules propres. C’est aussi l’occasion d’apprendre à chacun les gestes quotidiens pour préserver la qualité de la vie en ville », affirme la municipalité. A cet égard, une partie du Front de Mer de Saint-Paul sera fermée à la circulation automobile. Cette opération sera inaugurée en présence de Jean-Marc Bénard, adjoint délégué à l’environnement, de la DIREN et de la DDE à l’angle de la rue Suffren et du Front de Mer. Voici les animations proposées à cette occasion de 10 heures à 17 heures : - Stands de la Mairie de Saint-Paul, du TCO, de la SEMTO et de l’Office du Tourisme de Saint-Paul sur le parking du marché forain |
- Stands de l’ORA (Observatoire réunionnais de l’air), de la Sécurité Routière et des associations sur le Boulodrome du Front de Mer
- Balades gratuites à vélo selon 3 circuits mettant en avant le patrimoine saint-paulois (se renseigner auprès du stand SEMTO)
- Balades gratuites à pied au centre-ville de Saint-Paul avec l’Association 3A pour visiter les éléments historiques de la ville
- Location gratuite de vélos sur le Front de Mer et à la Gare Routière (se renseigner auprès du stand SEMTO)
- Jeu de pistes pour découvrir les capteurs de mesure de pollution de l’air de l’ORA à travers le centre-ville. De nombreux lots seront à gagner (se renseigner auprès du stand Mairie).
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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