Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social
Retenues pour fait de grève dans l’Éducation nationale
3 octobre 2003

Le recteur de l’académie de La Réunion, Christian Merlin a rencontré la presse hier soir vers 19 heures, à l’issue d’une réunion avec l’Intersyndicale et le SNALC ayant pour objets la retenue pour fait de grève un problème auquel il fallait apporter « un règlement définitif ».
Le recteur expliquait qu’il avait fallu avant tout obtenir une photographie de la situation, ce qui a été possible grâce aux remontées et aux croisements des informations venant des déclarations individuelles et des états dressés par les chefs d’établissements. Hier, il déclarait que « les informations sont précises et présentent la situation par catégorie de personnel, ATOSS, enseignant, comme par établissement primaire, secondaire ». Le maître mot de cet état des lieux a été de « tenir compte des disparités de situation ».
« Un grand nombre d’établissement comptabilise une moyenne entre 8 jours et 18 jours de grèves », annonçait-il en ajoutant qu’« une minorité d’établissement se situait au-dessus des autres, les jours de grèves ont été plafonnés au double de la moyenne pour un traitement équitable ». Insistant sur la prise en compte de la diversité des cas individuels, il précisait que « le maximum de jours de grèves retenus avoisinait la trentaine. Le rectorat travaille à régulariser la situation, les retenues commenceront en janvier 2004 avec un étalement de 4 jours par mois pour la catégorie A, et 2 jours par mois pour les catégories B et C ». Le recteur confiait également que la discussion avait été plus difficile pour le personnel ATOSS, en grève plus longtemps.
Nous avons joint Jean-Marc Gamarus (CGTR), membre de l’Intersyndicale, qui souligne lui aussi que « le problème avance, la volonté de dialogue est visible ». Il retient que « concernant les ATOSS, un maximum de 22 jours a été décidé, pour les lycées professionnels un maximum de 27 jours et pour les lycées d’enseignement général maximum de 21 jours ».
Si au rectorat les chiffres restent dans une large fourchette, Jean-Marc Gamarus en cite de plus précis. La moyenne de jours grevés se situe selon lui à 15,2 jours pour les enseignants au collège et 19,4 jours pour les ATOSS. Pour les enseignants au collège la moyenne est de 20 jours. Ces chiffres seront corrigés après une approche plus fine.
Pour Jean-Marc Gamarus, « il y a eu un geste. On aurait pu aller plus loin car les personnes ont subi ce mouvement, elles n’ont pas demandé la grève, nous étions en état de légitime défense. Les torts ne sont pas partagés, c’est le gouvernement qui a causé la grève ».
| Assistants d’éducation |
| La F.S.U. : « le compte n’y est pas »
Lors de la Commission technique paritaire académique (CTPA) réunie mardi, le Recteur a informé les organisations syndicales représentatives de l’état des recrutements des assistants d’éducation à La Réunion. « Conformément aux annonces faites à la rentrée, priorité a été donnée aux recrutements dans le second degré (275) par rapport au 1er degré (171) dans un premier temps, la seconde phase de recrutement prévue le 1er novembre privilégiera ensuite le 1er degré », relate la FSU. Concernant les 75 emplois à temps plein de MI-SE en fin de fonction, ils seront intégralement remplacés par des AE. Par contre, aucun rattrapage des déficits antérieurs à l’an dernier n’est envisagé, « la question étant même occultée volontairement », ajoute la FSU. D’après les chiffres annoncés mardi en CTPA et relevés par la FSU, « au 29 septembre, 563 AE sont recrutés, dont 173 étudiants boursiers et 256 ex-aides éducateurs. 3700 candidats se sont inscrits sur le serveur SIATEN, dont 763 étudiants boursiers et 434 ex aides éducateurs (soit 2/3 des fins de contrat) ». « Le recteur précise que tous les anciens aides éducateurs ne seront pas repris », note la FSU qui a « rappelé son opposition au principe même de recruter des nouvelles catégories de personnels précaires dans l’EN ». Pour la FSU, « le compte n’y est pas. Le nombre global d’adultes encadrant les élèves est en nette diminution, ce nouveau statut est une dégradation marquée des droits des surveillants qui perdent l’équité des recrutements et affectations examinées en Commissions paritaires, ainsi que tous les acquis obtenus depuis cinquante ans ». Par ailleurs, les syndicalistes constatent que « les nouveaux métiers apparus grâce aux aides éducateurs dans l’EN sont complètement oubliés par l’administration ». « Cette chance de pouvoir améliorer qualitativement sur le long terme le fonctionnement du système scolaire n’est pas saisie par un gouvernement dont la seule préoccupation est le désengagement et la réduction budgétaire », déplore la FSU. Par ailleurs, pour l’organisation syndicale, « le recrutement direct par les établissements scolaires rompt avec le principe d’équité qui doit guider le fonctionnement des services publics ». La FSU craint que « l’arbitraire » intervienne dans les recrutements. |
| Diminution de l’allocation de solidarité spécifique |
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| • Rassemblement mercredi prochain
À l’appel de la Coordination des associations contre le chômage, l’exclusion et la précarité, un rassemblement sera organisé mercredi prochain à 10 heures à la Direction régionale de l’ASSEDIC à Sainte Clotilde pour constituer un collectif des allocataires pour la défense des acquis sociaux. Il sera suivi d’une marche vers la préfecture afin d’être reçus par le représentant de l’État. Cette manifestation veut dénoncer le fond et la forme de ce projet. La CACEP affirme qu’« affirmer que toucher à l’Assurance chômage c’est remettre en cause les acquis sociaux obtenus de haute lutte par les travailleurs ». « Après les emplois-jeunes, les ATOS et les CES, ce sont les allocataires de l’assurance chômage qui vont entrer sur scène à partir de la semaine prochaine, notamment en raison de la pauvreté et du rejet déjà subit du fait de leur situation de "sans emploi" », souligne la CACEP qui rappelle que « 13.000 personnes supplémentaires pourraient venir augmenter le nombre de pauvres à La Réunion qui a déjà dépassé 2.500 familles ». « Les associations et comités de précaires veulent faire monter la pression. Ils appellent à la mobilisation de tous allocataires de l’assurance chômage et de l’allocation spécifique de solidarité », déclare la CACEP. Dans un communiqué diffusé mercredi, « la CFDT s’élève contre la décision inacceptable du gouvernement de transférer 130.000 chômeurs bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique vers le RMI en 2004, alors que cette allocation était jusqu’à présent renouvelable tous les six mois ». Soulignant que « la montée du chômage, qui met tous les systèmes de protection sociale en difficulté financière, exige un effort de solidarité de tous », la CFDT constate que « le gouvernement, à l’inverse, réduit les impôts au bénéfice des ménages les plus aisés. Cette politique, qui accroît les inégalités, joue contre la croissance et l’emploi, car elle bride la consommation de ceux qui en ont le plus besoin ». |
| Si di a zot |
| Grève aux Brasseries de Bourbon
Un communiqué de la section CGTR de l’entreprise nous apprend qu’un mouvement de grève illimitée a commencé hier dans les deux usines. Davantage de sécurité pour l’accès à la plate-forme des Tamarins Sylvestre Lamoly, vice-président de la CGPER, a adressé hier un courrier au sous-préfet de Saint-Paul pour que l’accès à la route de desserte à la nouvelle plate-forme cannière des Tamarins, située à Saint-Gilles, ne soit empruntée qu’uniquement par les chargements des planteurs et par les cachalots, conformément à ce qui est prévu. Sylvestre Lamoly précise que « ces voies de dessertes initialement prévues pour les planteurs et las cachalots sont empruntés par un flux ininterrompu de voitures ou de véhicules n’ayant aucun rapport avec la balance des Tamarins ». « Ainsi, la limitation de vitesse de 50 km/h n’est plus respectée et les voitures slaloment dangereusement entre les tracteurs qui doivent s’arrêter », déplore le vice-président de la CGPER. « Ce trafic continu de voitures est une source de danger », poursuit-il. Rappelant qu’« à l’époque de la construction de la plate-forme, les planteurs qui pensaient que la route des cachalots servirait de voir de désenclavement pour les différents ZAC en construction voient leurs craintes justifiées », Sylvestre Lamoly demande au sous-préfet de Saint-Paul « de limiter la circulation aux heures de livraison des cannes par les planteurs ». |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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