L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Culture
Le Réso fourmille de spectacles
29 octobre 2003

Le mois d’octobre est propice au foisonnement culturel. Parmi toutes les programmations, qui n’a pas entendu parler du KabaRéso qui a eu lieu en début de ce mois ? "Gramoun lélé", "Ti Sours", "Arouna" ou "El Diablo", en concert dans pratiquement toutes les salles de l’île qu’elles soient communales, départementales, régionales ou conventionnées, sont l’œuvre d’une association connue sous le nom de Réso.
Créée en 1999, son président, Rieul Latchoumy, à double titre, - puisqu’il est aussi directeur de la salle Guy Alphonsine à Saint-André - et sa collaboratrice, responsable Réso, Nicole Imiza, nous ont mentionné les missions prioritaires de l’association : « avant tout, aller vers une mutualisation des salles, c’est-à-dire, fixer des lignes de solidarité entre directeurs, et se positionner vis-à-vis des spectateurs pour qu’ils puissent profiter d’un système de délocalisation des spectacles. Ainsi chaque salle, tout en gardant son autonomie, définit des objectifs communs et devient un lieu de diffusion, de création, de coproduction ou encore de programmation ». Pas de jaloux entre les communes de l’Est, de l’Ouest, du Sud ou du Nord. Si "Gramoun lélé" passe dimanche soir au théâtre des Bambous, il sera présent le lendemain au Bato fou à Saint-Pierre. « Le Réso permet donc d’être vigilant sur le rééquilibrage des programmations », souligne son directeur. Pour ce faire, une charte a été adoptée afin que les salles signataires s’engagent entre autres à soutenir et à valoriser la production locale. Le couperet est radical si l’on enfreint ses engagements : le Théâtre de Saint-Gilles, le Théâtre de Champ Fleuri ou le Théâtre Luc Donat sont désormais exclus du guide Réso.
Outre les spectacles divers et alléchants durant l’année civile, l’association met en place un volet formation où tous les métiers que regroupe une salle sont enseignés. Le Réso n’aurait pu se constituer sans l’émanation directe du Contrat plan. En plus des deux membres associés que sont le Pôle régional des musiques actuelles et l’Université de La Réunion, le soutien financier est assuré par toutes les collectivités territoriales, suivant les salles, et l’État par l’intermédiaire de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles).
Chaque mois, les directeurs de salle se réunissent afin de « recueillir les doléances auprès des partenaires », comme ce fut le cas très récemment au sujet des intermittents du spectacle. À ce propos, Rieul Latchoumy, en tant que président du Réso, s’interroge pour que la continuité territoriale soit appliquée sur ce dossier particulier : « la réforme est pratiquement appliquée, à nous de nous demander ce que nous pouvons faire pour accompagner les intermittents ». L’accompagnement, le suivi, le bon déroulement de l’organisation, tels sont les autres objectifs du Réso, permettant de miser sur la valeur exportable des festivals, comme Avignon.
Trois opérations phares sont donc menées régulièrement par l’association : l’incontournable KabaRéso auquel s’intègrent les vainqueurs des clameurs. Le principe étant de devenir "La Clameur" de la salle. Cette étape consiste, pour chaque salle, à découvrir le talent d’un groupe - près de 50 groupes émergent par an pour un total de plus de 250 CDs produits - par une sorte de concours éliminatoire. « Les artistes ont à disposition des structures professionnelles. C’est une manière de confronter également le public et la création. Le KabaRéso est ce coup de projecteur sur la musique locale des groupes professionnels mêlés aux vainqueurs des Clameurs », relate Rieul Latchoumy. Dans l’Est, la troisième édition de la Clameur des bambous a récompensé trois groupes : "Damzan" de Saint-Leu, "5ème degré" du Port et "Tueurs2Rimes" de Saint-Benoît.
La super grande finale entre chaque clameur de salle aura lieu courant février.
Autre cheval de bataille du Réso : la résidence locale, processus existant depuis trois ans. « Nous nous sommes rendus compte que les spectacles ne tournaient pas. Le Réso a souhaité mettre le pied à l’étrier pour ceux qui ont peur du risque artistique en procédant à des actions de sensibilisation vers d’autres publics », soutiennent le président et la responsable de l’association.
Ainsi, "Candide" a pu être joué aux Avirons « où l’ensemble des directeurs de salle de l’Ouest et du Sud ont ramené leur public ». "Parabolèr" - hommage à Alain Péters - et les textes d’Axel Gauvin mis en scène par la compagnie saint-louisienne Nektar, ont bénéficié de ces résidences dans cinq lieux.
Cette année, le Réso innove en accompagnant et en diffusant dans les salles un couple de danseurs réunionnais-sud-africains, Valérie Berger et Sello Pesa. « Des voyages chorégraphiques à la carte sans précédent » : quatre spectacles seront présentés suivant les lieux : "Everdy day", "We are friends, still", "Why and cornered" et "Clik Clak".
La prochaine étape se fera dans la salle Guy Alphonsine de Saint-André le mercredi 12 novembre. Les danses seront soutenues de solos pour tout public, la découverte de pièces courtes engageant la discussion, des rencontres avec des écoles et le spectacle final. De quoi satisfaire un large éventail de goûts, « malgré un public encore trop réticent dans l’Est », rappelle le président du Réso.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
In kozman pou la rout
Malgré l’argent abondant transféré par la France : il manque plus de 50000 logements sociaux
Conseil communautaire du 10 juin 2026
Mobilisation de l’intersyndicale
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture