Filière canne-sucre

« Vers une réelle prise en compte de notre spécificité »

Réaction de Jean-Claude Fruteau après les propositions de la Commission

25 septembre 2003

Le bureau de presse du député réunionnais au Parlement européen Jean-Claude Fruteau a diffusé hier un communiqué au sujet des propositions de réforme de l’OCM-Sucre émises mardi par la Commission européenne. Nous le reproduisons ci-après.

La Commission européenne a rendu publique, hier (mardi - NDLR) une communication sur les propositions de réforme des Organisations communes des marchés du sucre, du tabac, du coton et de l’huile d’olive.
Si pour ces trois dernières organisations communes de marché, la Commission européenne prévoit un calendrier serré puisqu’elle devrait faire des propositions législatives pour le mois de novembre, il n’en va pas de même pour le sucre.
La Commission prévoit une réforme pour le milieu de l’année prochaine. Il n’en demeure pas moins nécessaire au regard des enjeux économiques, sociaux et environnementaux d’être vigilant. Ainsi, le député européen, Jean-Claude Fruteau, avait alerté dès la semaine dernière les plus hautes instances communautaires (les commissaires Barnier et Fischler) sur la nécessité d’appliquer un traitement spécifique aux productions de nos régions, et sur son refus d’une reconversion.
Il y a près de 6 mois déjà, une étude réalisée par un cabinet allemand sur demande de la Commission, faisait état des différentes options actuellement sur la table des négociations : Statu quo, libéralisation du marché, reconversion de la filière. La lecture de ce document, ainsi que l’analyse des combats lies aux questions agricoles qu’il a pu mener durant ces quatre premières années de mandat, avait convaincu Jean-Claude Fruteau de demander l’exclusion de nos régions de l’application mécanique et systématique de la réforme de la Politique agricole commune. Ainsi, le Parlement a été la première institution à se positionner en faveur de ce dispositif, qui fut par ailleurs confirmé par les ministres de l’Agriculture en juin dernier à Luxembourg.
Autrement dit, le cadre de la "future PAC" est protecteur pour notre département, il faut maintenant veiller à ce que son application dans les politiques sectorielles comme le sucre se fasse en vertu de cette philosophie. Il semble que pour le sucre, on s’oriente vers une réelle prise en compte de notre spécificité. En effet, en moins d’une semaine, les services de la Commission ont d’ores et déjà modifié leur approche. La reconversion n’est plus qu’hypothétique et le traitement différencié affiché clairement : « Cette situation différente par rapport aux conditions de production du continent devrait conduire à un traitement différencié des RUP dans le cadre de la réforme des instruments de soutien à l’économie régionale ».
Par ailleurs, le commissaire Fischler, auditionné hier par la commission Agriculture du Parlement européen, et interrogé par le député européen sur cette question, a réaffirmé que nous n’étions qu’au premier stade des négociations et que la complexité du dossier nécessitait un vaste débat. Rien n’est donc décidé.
Même si à ce stade, la bataille semble assez bien engagée pour nos planteurs, il faudra être attentif. Jean-Claude Fruteau se félicite à ce titre que les forces vives de La Réunion se mobilisent. Elles savent par ailleurs qu’elles pourront compter sur lui pour ne pas hypothéquer l’avenir des Réunionnais.


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