À 20 heures 20 sur Télé Réunion

’Vertical limit’

1er juin 2006

Un film de Martin Campbell avec Chris O’Donnell, Bill Paxton, Robin Tunnay, Scott Glenn, Izabella Scorupco, Temuera Morrison et Stuart Wilson...

Lorsque la cordée a dévissé, Peter Garrett, un jeune alpiniste, a coupé la corde qui retenait son père Royce au-dessus du vide pour sauver la vie de sa sœur Annie et la sienne. Depuis, Annie et lui ne se voient plus.
Trois ans plus tard, le hasard les réunit au pied du K2, où le richissime Elliot Vaughn organise une expédition. Pour la jeune femme, cette montagne réputée très dangereuse constitue un véritable défi. Le destin frappe à nouveau. Suite à une avalanche dévastatrice, Annie, Elliot et Tom, le chef de l’expédition, se retrouvent prisonniers d’une crevasse ensevelie à près de 8.000 mètres d’altitude. Leur emplacement étant inacessible par hélicoptère, Peter doit rechausser les crampons pour aller secourir sa sœur et son équipe. Avec une poignée d’alpinistes chevronnés, dont l’énigmatique Montgomery Wick et l’impétueuse Monique Aubertine, il se lance sur leurs traces.

Le film que nous verrons ce soir sur Télé Réunion a fait un passage éclair dans les salles. Descendu en flèche par la critique, quelque peu décrié par certains amateurs de hautes montagnes, il a néanmoins su recueillir les bravos du public. Comme à l’accoutumée, lorsqu’il s’agit de film sur un sujet pointu, de soi-disant spécialistes veulent à tout pris nous expliquer leur point de vue, grand bien leur fasse ! Même si au niveau technique, l’auteur de cette fiction n’a pas fait dans l’extrême rigueur, il faut reconnaître que "Vertical limit" nous donne un bon aperçu du monde de l’alpinisme. La montagne, le désir d’aller toujours plus haut ont de tous temps attiré les hommes. À la fin on finit par se demander quel est leur quête, pourquoi vouloir accrocher les nuages ?
Martin Campbell, malgré l’ensemble des critiques formulées par les gens de montagne, réussit l’exploit, avec une mise en image sublime, à nous donner le vertige. Et si l’on y prend pas garde, en nous penchant plus près sur notre écran, il ne serait pas étonnant qu’une certaine oppression due au vide ne nous submerge, car c’est cela la véritable réussite du film, nous mettre au cœur de la montagne.
Quand bien même ce film ne mérite pas d’être catalogué parmi les chef-d’œuvres, il n’en demeure pas moins qu’il est un excellent divertissement. Sans doute l’histoire est-elle simple, mais le scénario fonctionne bien, et si l’on fait abstraction de 2 ou 3 petites invraisemblances, le résultat s’avère fort honorable et ne peut que plaire aux téléspectateurs amateurs de frissons.

Philippe Tesseron

http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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Témoignages - 82e année


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