Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Billet philosophique
1er septembre 2017, par

Ce samedi 26 août à la médiathèque Alain Peters du Moufia, un grand philosophe réunionnais a tenu une conférence très intéressante en créole et en français sur ‘’la philosophie de l’islam’’, en présence d’un public très nombreux. À cette occasion, une fois de plus, Farouk Issop nous a fait connaître des choses très importantes sur l’histoire de la philosophie dans le monde et sur les enseignements que l’on peut en tirer pour changer la société réunionnaise.
Tout d’abord, Farouk Issop a souligné que dans l’essentiel de la philosophie musulmane il n’y a ni prosélytisme, ni sectarisme, ni dogmatisme (voir cette citation du ‘’Coran’’ : « Est-ce à toi de contraindre les gens à porter la foi ? ») et que nous devons « créer des liens pour construire un monde plus humain, respectueux de l’environnement et des droits humains ». Et comme le dit le philosophe arabe Muhammad Iqbal, « mon être était semblable à une statue inachevée ; l’amour m’a ciselé, je suis devenu un homme ! ».
Dans cet esprit, Farouk Issop a rappelé que les œuvres de nombreux philosophes indiens, grecs, etc. depuis l’antiquité ont été traduites en arabe par des philosophes musulmans. Car pour eux, « la conscience et le savoir, la raison et la sagesse sont les atouts essentiels de l’humanité ».
Un autre atout de cette conférence est le fait que Farouk Issop a cité des pensées très pertinentes d’un grand nombre de philosophes musulmans, comme par exemple Ibn Ruchd (Averroès), qui a prôné au 12e siècle « le lien entre le cœur et la raison afin de cultiver les valeurs de la philosophie et de l’islam ». Mais pour montrer les convergences entre les grands penseurs de l’humanité, il a aussi affiché sur un grand écran des pensées de philosophes non musulmans comme Platon, pour qui « la vraie tragédie de la vie, c’est lorsque les hommes ont peur de la lumière ».
Gandhi va dans le même sens en nous disant qu’« il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que brille la nôtre ». De même qu’Edgar Morin, en disant par exemple : « Seule une pleine conscience et une grande sensibilité intérieure nous permettent de savoir que la vie est merveilleuse et horrible ».
Au cours du débat qui a suivi cet admirable exposé, Farouk Issop a cultivé des valeurs philosophiques fondamentales en parlant de « notre dépendance du système consumériste » et de la nécessité de « se questionner sans cesse, y compris sur ses paroles et ses actes ». Il a aussi souligné que « nos institutions sont régulées par la finance et l’économie » et que « la philosophie doit se préoccuper de la situation du monde en cherchant les points communs qui nous permettent de converger vers les valeurs universelles ».
Il a conclu ces échanges très positifs avec le public en posant une question essentielle : « Quel et le pouvoir des citoyens à La Réunion pour faire avancer l’amour de la sagesse dans leur pays ? ». D’où cette pensée de Saint-Exupéry qui a été affichée en conclusion de cette belle rencontre : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».
Roger Orlu
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Mézami, néna inn-dé zour in bone surpriz téi atann bann zékoutèr la promyèr radio nout péi. Apré shak zoinal parlé, la fé la météo… konm dabitid (…)
In kozman pou la rout
Réaliser en dix ans des progrès qui auraient nécessité un siècle
L’île-fracture : l’aménagement en question (3/5)
Alerte lancée par le Programme alimentaire mondial
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial