À Saint-Denis, la solidarité face à une misère qui s’aggrave 80 ans après la fin du statut colonial
3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
Billet philosophique
22 mars 2019, par

Au moment où vient d’être célébrée ce 21 mars la Journée Internationale contre la discrimination raciale et donc pour le respect des droits humains comme de la dignité humaine, il peut être utile d’attirer l’attention de nos compatriotes sur des alertes à ce sujet et sur des appels à l’engagement pour y faire face. En voici deux exemples qui viennent de se dérouler à ce sujet à La Réunion ces derniers jours.
Tout d’abord, nous citerons l’alarme très importante lancée dernier par le rassemblement citoyen Oasis Réunion lors d’une conférence au NORDEV de Saint-Denis, animée par Joana Écormier et Bernard Astruc, co-coordinateurs de cette organisation, qui a lancé un « manifeste » sur le site https://oasis-reunion.bio/manifeste en appelant à « le signer et le faire signer largement autour de vous ». La conférence avait notamment pour objectif d’attirer l’attention « sur la nécessaire transformation qualitative de l’agriculture réunionnaise pour accéder à une alimentation relocalisée (via les systèmes alimentaires territorialisés), saine, sûre, durable, pour tous, et à un juste prix pour le cultivateur comme pour le consommateur ».
Pour atteindre cet objectif, les organisateurs ont notamment fait connaître un livre très intéressant de Fabrice Nicolino, journaliste, auteur, co-initiateur de l’Appel « Nous voulons des coquelicots » www.nousvoulonsdescoquelicots.org à lire sur https://oasis-reunion.bio/component/k2/item/18-nicolino-fabrice. Et comme le dit l’auteur, qui dénonce « une industrie devenue criminelle », « ceci n’est pas un livre. C’est un manifeste. Celui de la vie, des coquelicots dans les champs de blé, des oiseaux au bord du chemin, des abeilles » pour mettre un terme aux « coupables : les pesticides » et mettre en œuvre dans tout le pays une agriculture biologique car « une société vivante a le droit et le devoir de rappeler à ses maîtres provisoires ce qu’elle veut ».
Pour aller dans ce sens, nous devons vous faire connaître cet admirable « appel à la pétition ‘’Pour une Conférence territoriale de l’Action Publique élargie’’ » lancé le 9 mars dernier sur le site www.leboucan.fr par plus d’une trentaine de personnalités culturelles réunionnaises. Voici le texte intégral de cet appel : « Le 4 mars dernier, Monseigneur Gilbert Aubry, évêque de La Réunion, a lancé un appel proposant la réunion d’une Conférence Territoriale de l’Action Publique élargie au maximum afin d’élaborer ‘’un projet Réunion, par les Réunionnais, pour les Réunionnais, en concertation avec l’État’’.
Nous soutenons cette démarche citoyenne et républicaine qui nous semble offrir la possibilité d’une réponse au malaise qui s’est installé. Il est temps de proposer à La Réunion un nouveau modèle permettant de construire, tous ensemble, un développement basé sur d’autres valeurs que le consumérisme effréné qui dégrade notre environnement insulaire et qui fracture dangereusement la société réunionnaise.
Au-delà des divergences politiques, il est impératif que nos élus, appuyés sur les forces vives de la société, s’entendent pour mettre en œuvre les conditions nécessaires à l’élaboration d’un projet au service de l’intérêt général. La tâche est complexe, les obstacles nombreux, les divergences parfois profondes, mais il en va de l’avenir de La Réunion ».
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Roger Orlu
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