Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Billet philosophique
10 juin 2011, par

Hier ’Témoignages’ a publié un compte-rendu de la remise des prix aux gagnants du ’concours philosophique’ organisé le 5 avril dernier au Port pour des élèves des écoles primaires et secondaires dans le cadre de la Semaine du développement durable. Nos lecteurs ont vu le bilan de ce ’concours’, ses gagnants, son contenu et la signification que lui ont donnée les divers organisateurs. Mais c’est un événement tellement intéressant (est-ce pour cela que les médias bourgeois n’ont pas fait un compte avec ?), qu’il mérite encore quelques réflexions.
Quand on connaît la gravité des problèmes dont souffrent de plus en plus de Réunionnais, mais aussi des menaces qui pèsent sur l’avenir de notre peuple et de l’humanité, quand on connaît l’ampleur des changements à apporter dans tous les domaines pour résoudre ces problèmes au mieux et au plus vite, on comprend que la bourgeoisie qui nous commande ne fasse pas un compte avec la bataille pour le développement durable. Tout juste une petite semaine de célébration par an et quelques discours favorables à cette cause et des comportements totalement opposés à cela durant toute l’année : c’est très grave, mais on n’en a rien à cirer…
Or, le concept du développement durable a été lancé au niveau mondial il y a près d’un quart de siècle (en 1987) par la plus haute instance internationale (l’Organisation des Nations Unies). Ce concept a donné lieu à un large consensus proclamé dans différentes conférences mondiales, où les forces vives altermondialistes l’ont enrichi sans cesse dans tous les domaines et lui ont donné un contenu humain très progressiste.
C’est Paris qui décide
À La Réunion, depuis au moins 1975, des militants communistes ont déjà fait des propositions très détaillées pour assurer la « survie » de notre peuple. Ces propositions ont été constamment enrichies depuis et des luttes multiples ont été menées dans ce sens pendant des décennies.
Lorsque ces militants anticolonialistes et démocrates ont été élus à des postes de responsabilité dans des collectivités ou à des niveaux parlementaires, ils ont réalisé des avancées concrètes dans ce domaine en fonction des pouvoirs dont ils disposaient. Mais les partisans du développement durable à La Réunion ont-ils réellement le pouvoir de prendre toutes les décisions indispensables pour aller dans ce sens sur le plan socio-économique, environnemental, culturel, politique… ? Pour l’instant, la politique des revenus, des prix, des tarifs bancaires, de la fiscalité, de l’emploi, du logement, de l’aménagement du territoire, etc. ne dépend toujours pas des Réunionnais eux-mêmes et de leurs représentants ; c’est Paris qui décide, et dans l’intérêt des plus riches.
Des problèmes essentiels et cruciaux
Que font la plupart des détenteurs de différents pouvoirs, ici et à Paris, pour créer les conditions du développement durable, et donc pour s’attaquer aux causes principales des inégalités, du non-respect des droits fondamentaux des Réunionnais, de la pollution de notre environnement par les pesticides, engrais chimiques, énergies fossiles, déchets, tout automobile… ? Est-ce que ces questions sont évoquées chaque jour par ces pouvoirs comme une priorité ?
Est-ce que des informations sont données à la population à ce sujet tous les jours par les médias bourgeois ? Est-ce ceux-ci sensibilisent constamment les citoyens sur ces problèmes essentiels et cruciaux ?
Y réfléchir chaque jour
Est-ce que tout au long de l’année scolaire le système éducatif apprend aux enfants et adolescents à réfléchir à ces questions ? Est-ce qu’il leur fait connaître tous les changements à apporter dans le système en place et est-ce qu’il les prépare à réaliser ces transformations ?
Pourtant le "concours philo" du mois d’avril au Port a montré que les jeunes réunionnais sont intéressés par ces questions, sont capables d’y réfléchir pour trouver des réponses et peuvent cultiver leur esprit critique par rapport au système en place.
La question posée sur une affiche de la Semaine du développement durable à La Réunion est donc très importante : « Kosa nou lès pou nout marmay ??? ». Une question illustrée par un magnifique dessin du grand artiste réunionnais Jace. Tout le monde devrait y réfléchir chaque jour.
Roger Orlu
(*) Merci d’envoyer vos critiques, remarques et contributions afin que nous philosophions ensemble… ! [email protected]
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
In kozman pou la rout
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (2/5)
Nouvelles orientations budgétaires de l’Union européenne
Accélération de la crise du système néocolonial
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)