Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Billet philosophique
30 janvier 2015, par
Le 14 janvier dernier, l’écrivain mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de Littérature et créateur de la Fondation pour l’Interculturel et la Paix, a publié un très beau texte intitulé ‘’Lettre à ma fille’’ après que celle-ci ait participé trois jours plus tôt à la grande marche parisienne contre les attentats terroristes en France du 7 au 9 janvier. À ce sujet, il lui dit notamment : « Je suis heureux pour toi que tu aies pu être présente dans les rangs de tous ceux qui marchaient contre le crime et contre la violence aveugle des fanatiques ».
Mais il ajoute : « Maintenant il importe — et cela revient aux gens de ta génération, car la nôtre n’a pas su, ou n’a pas pu, empêcher les crimes racistes et les dérives sectaires — d’agir pour que le monde dans lequel tu vas continuer à vivre soit meilleur que le nôtre. C’est une entreprise très difficile, presque insurmontable. C’est une entreprise de partage et d’échange ». Et il appelle à la lutte « contre l’injustice, contre l’abandon de certains jeunes, contre l’oubli tactique dans lequel on tient une partie de la population (en France, mais aussi dans le monde), en ne partageant pas avec elle les bienfaits de la culture et les chances de la réussite sociale ».
JMG Le Clézio conclut ainsi cette lettre à sa fille : « Il faut remédier à la misère des esprits pour guérir la maladie qui ronge les bases de notre société. J’espère que, de ce jour, tous ceux et toutes celles qui étaient avec toi continueront de marcher dans leur tête, dans leur esprit, et qu’après eux leurs enfants et leurs petits-enfants continueront cette marche ».
Des penseurs réunionnais ont émis récemment des idées pour aller dans ce sens. C’est le cas du Père jésuite et sociologue Stéphane Nicaise, qui a également consacré ce mois-ci son éditorial de la revue du Centre Saint-Ignace, ‘’Un p’tit mot, trois p’tits pas’’, aux suites de ces attentats. Et il ouvre son article en lançant cet appel : « Se lever à plusieurs, et marcher ensemble pour manifester une détermination, la volonté commune de donner sa place à toute personne dans notre société, sans aucune discrimination, et surtout pas d’origine, de langue, de comportement culturel, de pratique religieuse, d’opinion philosophique ou politique. C’est le sens de la démocratie, garantie par les institutions républicaines fondées sur les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité ».
Cet appel à « marcher ensemble », en nous appuyant notamment sur l’éducation populaire, comme le souligne aussi Stéphane Nicaise, on le retrouve dans les vœux du journaliste et penseur Paul Hoarau pour La Réunion en 2015, publiés ce 22 janvier et qu’il présente ainsi : « Cette année mon vœu le plus ardent est que les Réunionnais puissent se mettre ensemble, se mettre avec pour construire La Réunion. Nous sommes trop divisés, nous travaillons trop en solo. Nous nous insurgeons contre ceux qui nous empêcheraient d’être maîtres chez nous ; mais nous dévalorisons nous-mêmes tellement nos compatriotes créoles, que nous sommes pénalisés des deux côtés ! Le deuxième vœu est qu’en cette année électorale importante, la classe politique change ses fondamentaux en matière politique, change la gouvernance régionale et les axes de la politique économique pour La Réunion. Les délais qui nous restent avant les élections seront-ils suffisants pour que se produise le miracle ?... Enfin, le troisième vœu est que les électeurs reprennent leur place. Ils ne doivent plus servir qu’à mesurer la popularité des politiciens par les sondages et les bulletins de vote. Ils doivent dire ce qu’ils veulent, donner leurs directives et leurs consignes. Sans cet engagement populaire (du peuple souverain), il est peu probable que la classe politique puisse procéder aux changements qui s’imposent ».
Il y a bien des leçons à retenir de ces réflexions afin que nous voulions et puissions réellement marcher ensemble dans le même sens afin d’achever la décolonisation du pays…
(*)Merci d’envoyer vos critiques, remarques et contributions afin que nous philosophions ensemble… !
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
Introduction de matériel végétal professionnel à La Réunion
« La FSU 974 aux côtés de l’intersyndicale de Mayotte et de notre camarade Rivo »
Grève reconduite jusqu’au 6 septembre
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances