Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Billet philosophique
19 avril 2019, par

Après 60 ans de luttes menées ensemble par des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion pour faire reconnaître et valoriser l’identité du peuple réunionnais mais aussi pour faire respecter les droits fondamentaux de nout nasyon, de plus en plus de compatriotes se mobilisent pour aller dans ce sens. Ces engagements méritent que l’on y réfléchisse…
Le vendredi 12 avril dernier, le mouvement ATTAC Réunion, l’AID (Association Initiatives Dionysiennes) et l’École du Jardin Planétaire de La Réunion ont uni leurs forces pour organiser sur la place du Marché Bio de l’Éperon une belle conférence-débat avec la réalisatrice et écrivaine militante Marie-Monique Robin à propos de son film bouleversant sur ‘’Le Roundup face à ses juges’’. Ce documentaire démontre comment, lors d’un procès tenu à La Haye en octobre 2016 par le Tribunal International Monsanto, il a été clairement prouvé que tous les produits chimiques qui envahissent notre environnement et donc notre corps ont des effets de plus catastrophiques en termes de santé physique et mentale dans le monde entier.
À cette occasion il a été souligné notamment par la réalisatrice et par des témoins du procès que « nous avons tous des glyphosates dans nos organes » et que « c’est un système assassin » faisant partie de « la logique capitaliste » et de « son secret commercial » qui provoque « ce crime écocide ». Et lors du débat, plusieurs intervenants ont déclaré qu’il est très important de « prendre conscience de la gravité de ce problème », de « le faire connaître » et de mettre en œuvre au plus vite « une solution politique » à la fois réunionnaise et internationale.
Pour aller dans ce sens, il y a de quoi réfléchir sur les deux grands concerts donnés vendredi et samedi dernier à Saint-Gilles par le célèbre groupe militant créole Ziskakan afin de célébrer le 40e anniversaire de sa fondation avec son vibrant leader Gilbert Pounia. Samedi soir, comme la veille, le Téat Plein Air était plus que rempli et le spectacle a notamment été marqué par l’enthousiasme du public devant sa qualité artistique comme par la solidarité des nombreux poètes, chanteurs et musiciens talentueux ayant participé à cette célébration.
Ce que l’on peut aussi en retenir c’est la fidélité de Gilbert Pounia et de ses partenaires aux engagements de Ziskakan depuis des décennies pour valoriser l’identité et la culture du peuple réunionnais ainsi que sa mémoire historique, avec notamment des hommages aux esclaves marons et aux victimes des violences politiques comme Rico Carapaye, tué par des nervis au Port en 1978. Et pour continuer le combat toujours d’actualité contre le système néocolonial en place, Gilbert Pounia nous appelle en chantant à « mèt la min ansanm » et à « fé viv mon lam koko » car « mon péi bato fou, ousa bann la i ral anou ? » (un chant rédigé par Axel Gauvin, qui nous fait penser à cette question fondamentale : kisa i komann nout péi ?).
Roger Orlu
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Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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